À l'égide du capitaine

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À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Jeu 10 Jan - 21:07

Nous ne sommes plus que quatre maintenant, nous qui remontons le sentier qui mène jusqu'au manoir. J'ai une main pour l'épaule de chacun des petits m'encadrant: il y a là Flor, Nube—et celle qui devant-nous nous guide, c'est Warui. Je peine encore à réaliser quel quartet nous réalisons là, et plus encore là où nous nous en allons: j'ai passé tant d'années de ma vie à dissimuler ce petit morceau de mon monde aux yeux de tous que je n'arrive pas encore à comprendre que tous ces efforts se sont envolés. J'ai besoin de serrer le drap qui couvre les épaules de Nube pour saisir, avec cette étoffe, que ce qu'il se passe ici n'est plus du domaine de l'imaginaire. Je pince les lèvres et continue d'avancer; lointaine, toujours.

‘Zémy… On arrive vite?’

C'est Flor qui me parle. Sa voix est un peu étouffée par le tissus qui la couvre; nous n'avons pas osé les débarrasser de ce minimum même passées les terres de grands chemins: peut-être par prudence, peut-être par paranoïa, nous avons préférer éviter le risque qu'un regard qui se serait perdu ne s'en aille ébruiter ce qu'il vaut mieux annoncer de façon officielle et posée.

Ne t'en fait pas, Flor.’

Ma voix feuillole au rythme des ramages; les inquiéter n'est pas de ce que je puis me permettre, aussi je reprends:

Vous pourrez bientôt vous débarrasser et vous détendre.

C'est juste derrière le château, c'est ça?

Le petit be'arla s'est arrêté derrière-moi; pareil à un explorateur minuscule, il tient ses mains en visière et balaie le paysage du regard. Il est d'un sérieux parfait, ce qui manque de peu de me désarçonner… d'autant plus que—

Nube, il n'y a pas de château, là-bas. C'est le manoir. C'est là où nous nous rendons.

Son bras retombe. Il est à ce point inexpressif que voir ses yeux seuls s'arrondir de surprise offre un contraste presque risible. Sa sœur exprime tout haut ce que lui va bientôt laisser éclater: elle s'exclame, piaffe, se glisse sous ma main pour aller saisir celles de son frère; le voici maintenant entraîné à sa suite, courant tous deux sur le chemin. Je les entends bientôt rire et, le sourire aux lèvres, ne me sens pas le cœur à les rattraper de suite.


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Jeu 10 Jan - 21:41

Ils étaient arrivés au port et avaient ammaré le vaisseau. Le jumeaux étaient allés de l'avant avec Reina en ville faire des courses et rassurer la famille d'Amos que la princesse était encore en vie. Du côté des autres, Warui avait dégoté des capes amples qui pouraient couvrir et cacher les Be'arlan aux yeux des Nascariens. Ils prirent par les chemins occupés puis les endroits plus tranquilles. Warui les menait et les guidait au travers du pays sans attirer l'attention (Elle ne portait pas son kimono non plus, ayant revêtu des habits normaux). Les enfants commençaient à se demander quand est-ce qu'ils arrivaient et Niiz semblait perdue dans ses pensées. À moins de remettre Flor et Nube à leur orphelinat, la seule option était de les garder avec eux, sous protection. Et Warui était prête a leur offrir cette protection.

"Ça fait longtemps que je ne vis plus au palais. Quand je me suis mariée, j'ai déménagé"
(Le calme! Le silence! Loin des bruits de la ville et des rumeurs de la cour! Franchement, les dires sur ta sexualité sont légions!)
(Je sais...)

L'excitement des enfants était palpable. Ils voyaient le toit du manoir et couraient dans sa direction. Ils ne purent entrer puisqu'il y avait la clotûre de métal haute de 5 mètres et que les portes étaient fermés. Niiz n'accélérait pas. Warui lui mit une main sur son épaule et l'entraina avec elle. Elle ouvrit les portes et les emmena aux portes du manoir.

L'intérieur était richement décoré. Un grand escalier au centre menait à l'étage, des statues ornaient le hall d'entrée, les tapis étaient luxueux. Warui n'avait pas été radine avec sa décoration. Elle les emmena plus haut, une chambre près de la sienne, où elle demande aux domestiques d'y apporter un second lit. La chambre était grande, avec un large lit à baldaquin et les meubles pous les vêtements. Une fois la porte fermée et le lit placé, Warui regarda les Be'arlan:

"J'ignore si vous préférez avoir chacun vôtre chambre. J'espère que ça suffira pour l'instant. On peut toujours prendre vos mesures et aller chercher de nouveaux vêtements avant le repas"

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Ven 11 Jan - 23:20

Ils ont saisi machinalement les barreaux comme de tous petits détenus retenus au-dehors. Ils ont le nez levé vers les hautes fenêtres et bien que je ne puisse leur voir que le dos, tout drapé d'un même modèle de cape, je ne doute pas qu'ils détaillent chaque parcelle de la façade avec de ces grands yeux brillants que l'on peut parfois leur surprendre devant la vitrine du pâtissier. Passé leur premiers regard extatiques, nous pouvons entendre un échange précipité et enthousiaste de murmures inintelligible de là où je me trouve, mais qui ont le goût des grandes aventures que seuls les enfants peuvent bien concocter. C'est en les voyant à ce point enjoués que je raye et balaye cette idée de les cloîtrer, encore, dans un orphelinat—et pis encore: un orphelinat nascarien, où je peine à les imaginer jamais tout à fait acceptés. Au-delà de mon propre égoïsme, je dois voir qu'ils ont besoin de se retrouver un peu; un besoin qui n'aura pu leur être exaucé depuis le jour où tout c'était écroulé. Ils n'ont jamais posé de questions; n'ont surtout jamais eu le temps de se les poser eux-mêmes, et je crains que cela n'ait à l'avenir des retombées au goût de cendre.

Ils sont fascinés, ces deux petits, mais figés quand le portail s'ouvre et les invite à s'avancer dans son enceinte. Peut-être ont-ils vu souvent déjà de belles demeures devant lesquelles ils se sont arrêtés, aux grilles après lesquelles ils se sont déjà accrochés; mais des demeures dans lesquelles ils n'ont jamais été invités à entrer, des barrières qu'ils n'ont jamais osé dépasser. Le choix leur en est maintenant donné: à eux-seuls il revient de décider. Flor cille, s'accroche au bras de Nube; lui est interdit. Il ne se retournera pas; il ne me regardera pas, ne quêtera pas une approbation de ma part: il s'avancera seul, de son propre choix. Je le regarde commencer par trois petits pas incertains, peu après quoi sa marche redevient continue et apaisée. Ce nouvel état d'esprit se réverbère sur sa sœur, et tous deux partent en ions libres, chacun observant ce dont il a gré de son côté: Flor a le nez au plafond, Nube les mains sur les bibelots. Il lui arrive d'en secouer avant de les porter à l'une ou l'autre de ses oreilles, puis de les reposer avec précautions. Ils s'éparpillent ainsi tout le temps que nous approchons de ce qui sera leur chambre… où ici encore, ils ne prennent que le temps de chercher ce qui fera l'intérêt de l'un et de l'autre avant qu'ils ne s'y précipitent; et bien que cette fois enfin ils se trouvent un même objectif, ce n'est pas en toute harmonie mais plutôt à qui aura l'honneur de se laisser rebondir le premier sur le lit qui, tout avenant sous leurs yeux, les appelle par les molletons de sa belle couverture et ses édredons gonflés. À force de jouer des coudes, aucun n'atteint le lit; chacun le tapis—un double échec de quelques centimètres à peine.

À peine aussi s'ils ont écouté Warui. Nube lève vers elle son museau.

Quoi?

Elle vous demandait si vous vouliez des chambres séparées et d'autres vêtements avant de passer à table.

Ah, et on mange quoi?

Je ne crois pas qu'il a ainsi repoussé les deux autres propositions par simple appétit—je pense même lui avoir surpris une subreptice grimace avant de s'en venir me répondre à brûle-pourpoint.


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Sam 12 Jan - 0:02

Warui le regardait s'exciter et regarder partout. S'ils étaient dans un orphelinat, les chances qu'ils aient pu s'approcher de telles demeures étaient inexistantes. Tout du long, Waruip pensait à Niiz. Ce n'était pas Niiz de s'accrocher à des inconus, elle l'avait prouvé Sly, le vagagond qui avait trouvé un emploi de pêcheur. De plus il s'agissait de Be'arlan. Nolshira avait démontré une telle ferveur durant la guerre et son obsession des armes depuis... depuis le départ d'Harumi. Elle aimait les choses simples. Warui également même si parfois un peu de flamboyant était la bienvenue. Le manoir était, selon les artistes, une oeuvre d'art, selon Warui c'était son domaine privé où elle pouvait vaquer à ses occupations à son aise.

Les enfants se battaient pour savoir qui irait sur le lit en premier mais tous deux finirent sur le tapis. Ils n'avaient pas entendue mais Niiz leur rappela. À la question-reponse de Nube, Warui répondit que se serait sans doute du ragoût. Le 'ah' du garçon la tiqua un peu. À ses oreilles, il évitait la question par une autre. Warui se pencha à l'oreille de Niiz:

"Je crois que je vais demander un deuxième lit"

Elle se redressa et dit aux enfants:

"Ça va être prêt dans environ dix minutes"

Elle fit à signe à sa nièce de la suivre hors de la pièce.

"Leurs yeux brillent comme des étoiles qui cherchent à se libérer de la place. On peut le garder oui. Je peux demander à mes domestiques de veiller sur eux mais on ne peut pas les cacher"
"Il faut en informer Goldor et Rouna. Si on les cache et que le secret tombe, Goldor nous en voudra beaucoup plus que si on va lui dire dès le début et qu'il sait à quoi s'attendre. De plus, si on lui explique les faits, il sera plus consentant et Rouna nous aidera sans doute, étant mère elle-même"

Seras replaça ses cheveux.

"Ils sont sous ta tutelle. Warui est entièrement prête à les héberger, ça lui ferait énormément plaisir. Ce n'est pas de la charité Niiz. Warui n'a aucune pitié, pas en ce sens-là. À ses yeux, Flor et Nube on souffert et elle veut leur donner une belle vie si elle le peut. Si toi, tu veux leur donner une vie plus modeste, elle ne fera rien pour t'arrêter. Elle est tellement associée à tout ce qu'on dit d'elle... elle aimerait que le peuple se rappelle qu'elle est capable de bonté..."

L'assassine dévia le regard.

"Je parle trop et je m'emêle avec mes mots. Parler n'a jamais été mon fort..."

Une boule de poil courrait dans le manoir et passa à côté des deux femmes comme une fusée pour entrer dans la chambre et trébucher sur Flor et Nube.

"Ouf!"

Elle s'assied pour enfin voir les deux autres. Ses yeux se mirent à briller de joie.

"Des nouveaux amis!!!"

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Ven 18 Jan - 22:15

J'acquiesce à son offre sans trop savoir si je dois rattraper la petite bévue de Nube ou laisser couler cette fois sa réponse; ils sont peut-être des enfants mais ne sont ni aveugles ni sots: je me doute qu'ils ont compris que si nous nous sommes enfuis dans la précipitation, ce n'est pas pour revenir un jour là où ils ont tout laissé; ils ont sûrement besoin de se retrouver un peu auprès de visages familiers les premiers jours de cet exile impromptu—chose que je ne saurais décemment leur offrir du fait de leur statu d'étrangers, mais et surtout de be'arlan en Sybala. Tant que l'approbation du souverain reste à faire, leur vie autant que leur liberté entre en jeu: il serait trop imprudent de ma part d'oser faire tout à mon bon plaisir quand nous n'avons qu'un peu à attendre.

Ils s'assoient, sages, pour écouter les derniers mots que leur confie Warui avant que, d'un geste, elle me convie à sortir avec elle de la chambre. Elle commence par me parler de leur enthousiasme manifeste; je me doute un peu du premier tournant qu'elle va faire prendre à la discussion: j'ai déjà réfléchi à Goldor, à ce qu'il conviendrait de lui dire, … tant et tellement que mes lèvres me brûlent de la couper, l'interrompre pour lui dire que je sais tout cela. Son timbre oscille et balance vite à l'avantage de celui, plus inhabituel, de Seras. Ce n'est pas pour aider sa plus proche camarade: depuis le museau jusqu'au bout de mes pattes, je sens ma fourrure se hérisser au chapitre tout d'émerveillement et de louanges qu'elle dédie à Warui. N'y tenant plus, je siffle entre mes dents:

Tu m'en estimes incapable? C'est ce que tu insinues?

À nouveau je sens cette chose qui me consume au dedans; elle n'a pas le droit de dire ça. Quel droit s'arroge-t-elle à me juger? Lequel à vouloir me prendre mes petits?

Plus que les murmures de la Cour, j'en aurais aussi de bien belles à vous casser sur le dos—alors je vous interdis—je-vous-in-ter-dis—de me faire passer pour une incapable. Jamais.

La porte s'était à peine refermée sur les deux adultes que le bruissement de leur discussion se faisait déjà entendre. Nube observa un peu la porte et ses linteaux, comme cherchant des yeux une bribe de mots pour repaître ses oreilles; son attention fut vite rattrapée par sa sœur qui le bouscula et prit sa place sur le rebord moelleux du lit.

!’

‘Première arrivée, première servie. C'est comme ça que ça marche, d'abord.’ répondit-elle simplement à son exclamation. Assez vexé par ce qu'il ne trouvait rien à redire de cette loi implacable, il pesta tout bas et sans mauvais fond que:

Tout d'abord, c'est différent: c'est pas une loi de fille.

‘Oh, hé, dis!’

Il fut coupé par la chute inopinée d'un poids sur son dos—un poids à le clouer au sol. C'était une petite farïd, toute noire et dont Flor n'aurait su dire si elle était plus ou moins vieille qu'elle: elle ne savait donc pas si sa place hiérarchique s'en retrouvait menacée. Le dilemme lui semblait réglé pour Nube: aplati comme il venait de l'être, sa place de chef devrait être révisée. D'une voix étouffée, il sembla demander ce que c'était.

‘C'est une fille, ha! Tu veux que ça soit quoi, toi?’


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Ven 18 Jan - 22:48

Ni l'une ni l'autre ne s'attendait à que Niiz soit parfaitement d'accord avec elle. Elle était si imprévisible, seule Arielle semblait capable de l'apaiser. Warui regrettait le départ de sa soeur dans des moments pareils. La Reine savait comment parler à Niiz, les deux Farÿd colocataires étaient malhabiles avec les mots. Warui préférait se retirer et taper sur du métal et Seras était du genre à rester à l'ombre, à l'écart du peuple. Niiz était piquée au vif, son ton montait, son humeur grimpait. Warui repris la place:

"Incapable? Incapable! je ne traite pas d'incapable, Nolshira! Seras ne te traite pas d'incapable! Je te considère pas une tache! Je veux volontiers donner un toit et à manger à deux orphelins! Je ne fais que tuer, Nolshira! C'est pour ça qu'on me connaît! Une meurtrière! Une prédatrice! Une criminelle! Mon peuple se fout de moi tant que je garde les autres pays à distance parce qu'ils ne savent pas que les Dieux ne peuvent plus descendre sans provoquer la colère de Céosus! Pour une fois que je peux aider! Pour une fois qu'on ne me juge pas sur mes actions ces deux dernières decennies!"

Les rayures brillaient sous le kimono, visibles par leur lueur. Warui prit une bonne inspiration et la lueur partit.

"Niiz... je sens quelque chose... ils ont souffert et pas seulement des égratinures. Leurs yeux souffrent... Je... je veux juste aider... j'ai si peu l'occasion d'aider... tu es ma nièce, je me fous d'où tu viens, des circonstances. Arielle t'a acceptée comme une des siens et son amour pour toi est vrai. Mon amour pour toi l'est aussi et je comprends que tu aimes ces enfants. Je ne veux pas offrir une vie dorée dont tu penses que ton aide n'est rien ou ne vaut rien..."

La Déesse ne savait que dire. Ses intentions étaient nobles mais on ne les voyait pas ainsi et ça la blessait, lui pinçait le coeur. Elle qui voulait vivre par-dessus tout, voyait que ses actions avaient le dessus sur les pensées de tout le monde. Même sur celui dont elle avait tourné les yeux...

"Au final... je suis un monstre... incapable de la moindre bonne chose..." dit-elle à voix basse en regardant le plancher avant de se diriger vers sa chambre avec lenteur.

____

Seras riait de bon coeur, affalé sur Nube, elle en agitait presque la queue comme un chien heureux. Ils semblaient aux alentours de son âge, elle ne les avait jamais vu avant, Tata Warui n'ayant pas de jeune enfants et vivant hors du palais. Keiko n'était pas intéressée et Michë était bizarre. La Farïd noire se releva, laissant Nube respirer et reprendre du choc. La Princesse sauta sur le lit et bondit dessus avec enthousiame.

"Yeah! Yeah! Des nouveaux amis! C'est quoi vos noms? Moi c'est Seras!

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Dim 3 Fév - 18:24

Elle s'est d'abord récriée, interposée en travers de ce que j'alléguais; elle me dément, elle me réfute, reviens sur ses dires. Je plisse les yeux; bouillonne: je n'ai pas fini de lâcher mon fiel. L'entendre ramener une fois encore une tiers histoire à sa personne n'est en rien pour m'apaiser; voir encore sa silhouette se strier de lumière a tôt fait de me monter au nez: son égocentrisme et son sang chaud sont comme autant de plaies qui se ravivent, leurs lèvres se détachant des sutures. Une après l'autre. Pour redevenir béantes—cuisantes. Mon museau se retrousse, laisse paraître mes dents; mes poings se resserrent un peu plus et je sens que mes griffes usent, creusent et percent mes gants. Je les sens: elles sont sur mes paumes. Je ne me calme pas quand elle prend une inspiration ample et calme, pas plus lorsqu'elle reprend d'une voix plus lente son soliloque; il faut que le nom d'Arielle s'échappe de ses lèvres pour que mes poings et faciès se relâchent. Progressivement. Puis elle en arrive à parler de Flor, de Nube, d'eux-deux qui attendent derrière-moi, derrière la porte. J'aurais pu redevenir mer d'huile si elle n'avait pas pris cette attitude; si elle n'avait pas ramené sa tirade à son mélodrame existentiel. Je n'ai pas pu me contrôler, je n'y ai pas même songé; quand bien même je l'aurais fait, je n'y aurais rien voulu changer. Trois sons, trois gestes: c'est ce que cela m'a demandé pour lui jeter à la truffe un simple sort: l'équivalent à peine d'un bon soufflet. Quand je viens à parler, ma voix est sentencieuse, un rien plane. C'est donc l'air professoral que j'enchaîne:

Je t'en prie, cesse un peu les lamentations! Un monstre, un monstre… une nombriliste, certes. Une irréfléchie, je ne dis pas. Une irascible imbécile, encore. Nymphomane? Un peu, j'en conviens. Une défaitiste chronique, bon: moins souvent. Mais un monstre? S'il ne fallait que ça! Tu es… comment dire? Dé-sé-qui-li-brée. (je la considère un temps avant de reprendre, mi-mutine, mi-sérieuse: ) C'est d'autant plus énervant que dans ce cas nous n'avons pas d'excuse pour te consigner dans ta chambre.

Il ne fallut pas qu'on le dise à deux fois pour que Nube se relevât dès que sa liberté de mouvement lui fut rendue. Inquisiteur, il zieuta discrètement du côté de la nihæl tout juste arrivée pour constater que, oui, il s'agissait bien d'une fille.

‘Une farïd, en plus!’ continuait Flor, frappant dans ses mains. ‘Elle est grande. Et toute noire: comme Tatie Zémie!’

Mais tais-toi donc! On s'entend plus, ici!

Nube essayait tant bien que mal de se redonner une contenance; plutôt mal que bien quand sa sœur, à côté, avait bien du mal de se retenir de montrer son joie manifeste de rencontrer une enfant de son âge. C'est vers celle-ci qu'il se retourna.

Oh, s'cuse. Moi c'est Nube, et elle, là-bas, c'est Flor.

‘Coucou!’

La politesse aurait voulu, après tout, qu'on amorce soit-même les présentations.


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Lun 4 Fév - 0:46

L'eau bouillait entre elles et avec leurs caractères respectifs, elles ne s'aidaient pas. Warui avait encore cette attitude prise durant les deux derniers centennaires dont elle essayait de se défaire, dont elle réalisait la gravité et les conséquences et dont elle ne voulait plus mais si c'était dur, si ancré en elle, cette facette dont elle ne voulait pas et qui résistait, s'impregnait, la parasitait... cette chose elle l'avait confronté à deux reprises, elle pensait l'avoir à la première pour se rendre compte qu'elle avait empirée et la deuxième fois elle s'était sentie plus sereine, plus calme, plus elle... mais... il lui manquait quelque chose... et elle ne savait pas c'était quoi... elle se sentait bien mais instable... cette chose la ramenait à elle, son point de vue, son ego, c'était naturel de penser à elle, c'était instinctif... mais c'était pas au goût de ceux qui la connaissaient et elle méritait plus qu'un peu une grande leçon d'humilité. Ce qui la sort de sa bulle c'est une onde, un choc puis des paroles. Elle tourna le visage de façon à montrer son oeil rouge qui brillait sous ses cheveux. Silence. Rompu par Niiz. Warui resta immobile, échauffée, comme Niiz mais sa nièce parlait d'un ton calme.

Elle repassa sur ce que les gens pensaient d'elle, ce qu'elle montrait d'elle depuis le début. Dans la première heure dont elle avait eu le plein contrôle d'Arielle elle avait sauté sur Hideki, chose dont elle avouait ne pas être fière.

(Continues pas ta tirade, ça vaut pas la peine. Vous vous regardez comme des chiens de faïence, si ça continue ça va recommencer comme à la forge)

Warui ne répondit rien à son corps, aucun son sauf celui de sa respiration qui devenait rauque.

(Arrêtes! Tu veux te battre à ce point? Pour une connerie!? Prouver que tout le monde à raison sur toi! Prouver que t'es un monstre!)
"(Pourtant... c'est l'essence même de mon âme... le monstre... la bête... la chose qui aime tuer.... qui se laisse aller à ses bas instincts... qui fait ce qu,elle veut par pur plaisir...)" dit Warui à voix basse en voulant s'adresser à Seras seule.
(Le monstre peut apprendre, le monstre peut changer!)

Warui serra les dents et les poings tremblante.

"(Et c'est quoi ton idée? Toi tu espionnes des gens et tu les tues parce que c'est ça ton travail... tu sors de l'ombre quand tu en as besoin... tu leur enlèves la vie, tu tues gens! Toi aussi tu tues de gens! Et c'est toi qui a choisi!)" s'écria Warui.
"(Et ben ptet que je voulais protéger ceux qui m'hébergeaient depuis que je portais des couches! C'est comme Niiz t'as dit aux sources: c'est parce que tu sais rediriger cette envie de tuer, cette pulsion, ce plaisir, ce besoin, que certains t'admirent et respectent! C'est parce que tu montres que la Bête est capable de discernement! Alors arrêtes de te plaindre, arrêtes de chialer et prends les insultes et les remarques à ton sujet en pleine face et prouves que tu mérites ton tître! Prouves-toi digne de ton rang, ton sang, ton peuple, ta famille, tes amours!)" cria Seras à Warui.

Dans leur coin, là où Niiz ne pouvait les voir, dans leur coin d'âme commune, Warui était assise, les genoux contre son visage, pleurant. Parfois ça semblait si simple de juste s'enfuir et se laisser aller, un endroit désert où elle ne blesserait personne mais elle en était incapable, incapable d'abandonner Nascarian, elle se sentait attirée et retenue par Nascarian, liée.

Dans le couloir, la Farïd bleue cessa de trembler, seules quelques larmes se firent voir.

"Niiz...? J'en ai marre... je veux être normale... tout le monde est normal... mais j'ai pas l'impression d'être normale... juste... d'être une imbécile finie qui parle mais qui n'agit pas... j'aboie mais je mords pas... et je suis fatiguée de pas mordre..."

Ça revenait toujours à 'je vais me calmer' pour finir à 'finalement j'ai pas changé'.

"J'ai fait mon tour dans le désert, oui je me sens mieux... comme si j'étais capable de garder le contrôle... de pas m'enrager à la moindre colère... mais... j'ai la sensation... qu'il me manque un ancrage... que je suis... incomplète...."

Réflexivement, elle portait une main à son pendantif, son amulette, le croissant de lune incrusté de diamants.

_____

"Mes parents sont grands! On est grands dans la famille! Sauf pour Niiz et Tata Warui! Elles sont petites!"

La princesse descendit du lit et alla serrer la main aux deux Be'arlan avec joie.

"J'vais rester toute la journée, on va pouvoir courir partout et jouer dans le jardin! Tata Warui aime pas qu'on coure dans les couloirs, pas le bruit, mais y'a plein de choses fragiles, qu'elle dit"

Personnellement, Seras ne voyait pas le mal de jouer à l'intérieur. Elle donna une légère tape sur l'épaule de Nube et commença à courrir de l'autre côté en s'exclamant:

"Chat!"

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Ven 1 Mar - 15:37

Nube fronça les sourcils: jouer dans le jardin? Quand on leur avait bien recommandé de ne pas sortir? Flor pouvait ne pas y prendre garde et déjà aller à la fenêtre en deux bonds (chantonnant qu'ils avaient du sang de farïd ancestral magique, et oui, et oui! — et, un peu vexée, qu'ils restaient grands pour des be'arlan), mais lui aurait peut-être cherché à répliquer si Seras ne l'avait fait chat.

‘Alors là, grosse erreur, ma vieille!’ s'exclama le petit grège, se saisissant du premier oreiller qui lui passait sous la main; mal lui prit, car Flor fut plus rapide: le temps de quelques secondes, il ne vit plus du monde qu'un gros tissus tout fourré de plumes.

Je retiens à temps un lourd soupir, lasse — mais lasse! J'ai déjà vu cet enchaînement de scénettes: Warui fait pleurer ses violons, je parle et (autant en emporte le vent!) elle gronde, frôle de s'en prendre à moi. Encore. Au moins n'a-t-elle plus cette attitude; cette horrible attitude. Du plus loin dont je me souvienne, ce dos courbé, ces pattes traînantes: tout ça, je ne l'ai surpris que chez Arielle, quand la mort d'Axias était encore fraîchement imprimée sur les mémoires — peut-être ne m'en serais-je pas souvenue moi-même si les événements ne m'y avaient pas quelque peu amenée. Le fait est que, dès lors, je ne saurais supporter de voir une telle tenue pour des déviances à ce point égocentriques. Je garde le silence tout le long de son débat avec Seras; un débat presque monologué, qui aurait pu ressembler à un argumentaire personnel, une simple réflexion de vive voix s'il n'avait été sans cesse ponctué d'un changement de ton — parfois subtile, parfois brutal. À cet instant, elles sont loin: loin de ce couloir, loin du manoir. Dans leur tête. Patiente, je croise les bras et attends de voir ce qui découlera de leur conversation.

‘Nube à terre! Nube à terre!’ s'écriait joyeusement Flor avant de se tourner vers la noiraude. ‘Diversion établie! Fuyons! Fuyons!’

Elle revient à elle, peu à peu. Ses larmes m'auraient émue si je ne l'avais pas entendu me rapporter un énième ineptie bien de son cru; les bras toujours croisés, je lève les yeux au ciel.

Je serais fort curieuse de t'entendre rapporter qui ici peut bien être “normal”—

Mais je ne peux finir: elle m'interrompt. Si ça n'avait été elle, je l'aurais fait moi-même quand il a été question de son sentiment

de manque

, cette expression d'un vide qui m'a rappelé Reina se serrant contre sa mère blessée; les épanchements étrangement récurrents de notre capitaine; ses récentes crises; et ce voile — noir — qui couvre Sihyara depuis déjà plusieurs semaines si ce ne sont des mois. J'efface cette dernière image qui survole mon esprit; reviens à Warui. Je n'ai pas tellement de mal à comprendre, à me souvenir des regards qui s'étaient échangés; voilà longtemps que j'ai compris. Elle même doit se douter, au fond, de la difficulté de la chose (si elle n'est pas vraiment toute donnée à son ignorance comme elle semble l'affirmer). Mes bras retombent; je me mords la lèvre et me retiens de souffler son nom.

Ma voix s'élève et appelle, hésitante:

Tata…

Puis retombe. Je ne sais plus quoi faire ou dire: mes poings se serrent, mais s'est-elle vraiment laissé le choix? Je me tords les mains, cherche un autre remède. Rien n'y fait.

Tu es la seule à savoir comment le remplacer. Ou le—

Une flèche rose accoure jusqu'à nous, m'attrape aux jambes.

… combler…

‘Cabane! Cabane! Pas le droit de courir ici, et toc!’ nous pouvons l'entendre s'écrier.


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Ven 1 Mar - 20:09

(Le changement ne peux venir que de toi...)

Warui ravala un sanglot et se frotta les yeux comme une gamine, essuya les larmes, séchant ses yeux­.

"À Nascarian, si on a du sang de Dresla... on est pas normal... elle a dut voir son lot elle aussi..."

Elle retroussa sa manche gauche et enleva les bandages habituels pour laisser ses rayures à l'air libre.

"Première étape serait sans doute d'arrêter de me cacher... la deuxième... la deuxième serait de me reprendre en main et pour de bon... ne plus boire d'alcool à en tomber par terre sans bonne raison..."
(Et comment tu vas dormir?)
(Il ne me reste plus qu'à faire la paix)
"Ne plus boire d'alcool pour dormir... ne plus tuer sans raison... juste... changer.... changer comme je l'ai promis des tas de fois mais qu'ai été trop lâche, trop peureuse pour tenir mes promesses. Je vais me remontrer digne d'être appelée Warui, que se soit un nom qui ne signifie plus mauvais... j'aime bien mon vrai prénom mais Warui, comme tu le sais, à un sens spécial pour moi..."
dit-elle à Niiz en retournant, un sourire timide au coin des lèvres.

Elle frotta ses rayures et soupira. Elle les cachait depuis si longtemps, les enrober était un réflexe. Inconsciemment, elle avait cette sensation que de les laisser libre ne faisait que renforcer le monstre mais le monstre pouvait être dompté. La tigresse pouvait rester à sa place et attendre le bon moment. le Renard Noir pouvait patienter. Il n'était plus question de chercher n'importe qui pour assouvir sa soif d'âmes. Elle chercherait et attendrait les bons moments, les bonnes personnes.

"Je ne peux plus être un monstre sauvage. Reina vit avec nous à présent et tes gamins aussi. Chaque fois que j'ai aimé c'est devenu un ancrage comme si à chaque fois c'était la seule personne capable de me contrôler... je vous oubliais vous.Vous aussi vous êtes un ancrage, une raison. J'ai promis d'honorer les morts... je n'honorait pas de la bonne façon. J'était juste un chien enragé"
(Sois un loup)


Seras se préparait à recevoir un oreiller de plumes dans la figure mais Flor se prouva plus vive que son frère et lui renvoya la pareille pour l'entrainer avec elle hors de la chambre, dans les couloirs, pour attraper la jambe de Niiz. Seras, elle, alla aggriper celle de Warui.

"Tata Warui! Tata Warui!" s'exclamait la gamine, un énorme sourire lui traversant le visage.

Elle se décrocha et sautilla pour qu'elle la prenne dans ses bras. Warui lui obéit, ne pouvant rien lui refuser. Elle serra Seras jr. contre elle pour lui donner un calin.

"Ça fait plaisir de te revoir..."

Elle l'embrassa sur le front et la déposa.

"Bon... allons manger... après on ira voir Goldor et Rouna..."

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Jeu 4 Avr - 23:43

Calmement, presque distraitement, j'acquiesce aux résolutions qu'énonce Warui. La farïd avait été à ce point infantilisée tout au long de sa vie du fait de ses caprices que je ne peux m'empêcher de sourire en voyant une grande fille telle qu'elle se frotter les yeux et tenter de s'amender de ces gestes aussi enfantins – à moins que ce ne soient les petits ajouts qu'elle glisse sous ses bons sentiments? J'ai du mal de me retenir de rire l'entendant parler des « bonnes raisons » qu'elle pourrait avoir à s'enivrer jusqu'à en finir ses soirées dans le rôle du tapis; je crois même m'être mordu la lèvre pour m'empêcher de répéter « de bonnes raisons, oui… ». Ce soudain réjouissement retombe légèrement quand elle se retourne et me parle de son nom. Mon cœur se serre, un peu, avant que lui fasse signe de ma compréhension. Warui, « Warui ». Avec le même pincement au cœur, je pense à Hideki que je n'aurai jamais connu autrement que par ce que l'on m'en aura rapporté. Je m'efforce tout de même d'afficher un sourire naturel, bien que je suppose n'y parvenir qu'à moitié si je me repère à cette légère tension que je sens sur mon visage. La soudaine apparition de Flor m'aura, probablement, sauvé la mise. Reconnaissante, je laisse ma main fourrager dans ses cheveux pendant que Warui, elle, est aux prises avec la petite Seras. Flor ronchonne avec humour et étouffe un rire enjoué et cristallin dans un pli de ma robe, sa petite frimousse enfoncée tout contre ma taille; elle n'est pas plus haute. Je lève les yeux et aperçois Nube qui, dans l'encadrement de la porte, a croisé les bras pour signifier son abandon. Les revoir donne une nouvelle lumière, une nouvelle force à mon sourire, et même si je parcoure déjà en pensée tout ce que j'aurai à dire à Rouna et Goldor, en cet instant, rien n'aurait pu perturber ma joie de les avoir tous deux auprès de moi. D'un geste discret, je les invite à nous suivre jusqu'au bas des escaliers. Le be'arla couleur de fer a un grand sourire; vite, il s'enthousiasme d'avoir du ragoût à manger ce soir. Pendant qu'il disserte encore avec Flor, je ne peux m'empêcher de me tourner vers Warui pour lui confier, tout bas:

« J'ai peur. Si tu savais comme j'ai peur. »


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Ven 5 Avr - 0:40

Seras grimpa sur le dos de Warui, comme sur un cheval, rigolante, heureuse, n'ayant pas été touchée par la vie, élevée dans des draps de soie. Un peu comme sa mère mais celle-ci avait voulu connaître la vie une fois libre. Ils se dirigaient tous vers la salle à manger, Nube les avait rejoint et Warui était soulagée, elle s'inquiétait pour le grand Be'arle, il était marqué par quelque chose et Niiz n'avouerait pas facilement. Elle laisserait les choses aller.

"Du ragoût! Avec des boulettes et des pommes de terre! Et des carrotes!" clamait Seras.
"N'oublie pas la sauce si tu veux être grande" lui rappela Warui.
"Comme Maman et Papa!" ajouta la princesse.
"... comme Maman et Papa" répéta doucement Warui, regardant droit devant elle.

Les enfants étaient impatients de manger. Niiz avait profiter de leurs attention dérounée pour parler tout bas à Warui qui ne dit rien en réponse mais son expression faciale laissait bien voir qu'elle partageait les mêmes pensées que sa nièce et qu'elle aussi redoutait le moment. Elle attendit que les enfants soient attablés pour lui répondre:

"Moi aussi, Niiz. Moi aussi j'ai peur. Mais j'aimerais pouvoir promettre que tout ira bien... j'aimerais promettre en tant qu'Aria Slythina tout ira bien"

La princesse alla se mettre à table à son tour et les cuisiniers apportèrent les assiettes. Quand Seras demanda où étaient les jumeaux et Reina, Warui répondit qu'ils étaient allés au château, rassurer la famille d'accueil de Reina et qu'ils en profitaient pour manger avec la famille royale.

"Mais je préfère ici. C'est plus convivial et mes cuisiners savent ce que j'aime"

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Dim 7 Avr - 8:35

Je baisse le nez, songeuse. Nube laisse échapper un rire sardonique face aux exclamations de Seras; j'ai tôt fais de comprendre pourquoi:

« Zémy, elle en a jamais mangé, de la sauce.

— Attends, tu vas voir si je n'en ai pas assez mangé! »

Le petit gris a à peine le temps de se retourner pour me voir l'attraper. J'ai si facile à le soulever: il a à peine six ans et ne pèse pas beaucoup plus qu'un simple sac de commissions. Je peux le caler sur mes épaules sans même être déséquilibrée. Il rit encore un peut, puis, après un court silence de réflexion, il reprend ses brimades espiègle, insinuant entre autres que je suis pas plus haute qu'un escabeau. Arrivés à la salle à manger, je le laisse aller jusqu'à sa place. Devant leur assiette, les enfants attendent d'être servis dans un concert de discussions qui partent à vau-l'eau: je suis bien incapable d'en suivre la logique. Entre le moment où Warui m'a répondu et celui où les cuisiniers ont commencé à déposer les assiettes devant nous, mes yeux sont restés fixés sur mes couverts. Je ne peux pas faire autrement que de penser au pire, à ce que je pourrai bien faire si les jumeaux n'étaient pas acceptés – et même si, quelque part au fond de moi, une voix n'arrête pas de me crier de ne pas m'en faire, j'ai peur. Cette peur qui me ronge de l'intérieur. Elle creuse, se love et s'est fait sa place dans mon ventre; la manière qu'elle a d'y pesé m'a confisqué tout appétit. Pour en laisser le moins paraître, j'attrape tout de même ma fourchette et la laisse courir du centre vers les bords du plat. Les petits sont bien trop enjoués pour me remarquer et se sont vite reculés de leur assiettée; ils en ont presque nettoyé la porcelaine, à peu de chose près redevenue immaculée.

« Les cuisiniers sachaient ce que j'aime aussi! »

Flor jette un regard au restant des convives, puis comme n'y tenant plus, elle ajoute: « Dis, y en a toujours? »


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Mar 9 Avr - 15:30

Seras avalait tout sous l'oeil de sa tante qui s'assurait qu'elle mâche au lieu de tout gober tout rond. Warui mangeait peu à peu elle aussi, songeuse et redoutant la fin du repas. Une fois son assiette terminée, Seras lécha le fond pour ne rien laisser rainer, la Déesse n'ayant pas leur coeur de lui refuser même si son visage était barbouillé. Flor et Nube dévoraient de tout de leur côté tandis que Niiz y allait lentement. C'était compréhensible.

Lorsque Flor demanda s'il y avait encore à manger, Warui hésita à répondre, repensant à la 'discussion' entre elle et la Farïd noire. Elle ne voulait pas de pitié mais Warui voulait juste lui donner un coup de main. le temps que les choses aillent mieux. Elle prit une grande gorgée d'eau avant de répondre à la fillette:

"D'habitude on mange à des heures plus au moins précises mais ils peuvent préparer à manger à longueur de journée, si jamais on a envie d'une collation ou juste envie de grignoter un peu. La seule limite c'est la nourriture disponible. Il y a aussi les domestiques qui s'occupent du manoir qui mangent ici. Sinon, oui, il y a toujours à manger"
"Parce que tata Warui donne beaucoup d'argent pour que tout le monde mange!"

La Déesse eut une rire gênée. Elle avait plus d'argent que ce dont elle se servait. Bien qu'une grande quantité était à la trésorerie royale, l'autre partie allait dans le salaire de ses employés, la nourriture, la maintenance du bateau et mettait le reste de côté pour ses enfants, Reina, Seras et Niiz bien qu'elle ne lui ai jamais dit, contribuant à une part de l'Héritage qu'Arielle donnait à sa fille adoptive.

"Mange à la place de te vanter. Après on te ramène au château" dit-elle à la princesse noire.
(*Niiz* Est-ce qu'on attends Michë et Keiko avant de partir? Se sera plus sécuritaire pour Flor et Nube)

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Sam 13 Avr - 18:13

Flor fronça les sourcils, sans trop vraiment comprendre.

‘Mais alors, ça veut dire que je peux en ravoir ou non?’

Je surprends quelques regards fugaces que me lance Warui. Je soupire, un peu:

Laisse, je ne vais pas non plus les mettre à la diète quand ils sont déjà chez-toi.’, puis d'ajouter: ‘Je ne suis pas contre le fait qu'on la resserve, mais ils auront tous deux le temps de manger à leur faim quand ils auront trouvé asile – Nube, mais qu'est-ce que tu fais?

Le petit be'arla gris s'arrête net, les assiettes de sa sœur et lui-même dans les mains. Il a déjà la main sur celle de la petite Seras. Sans comprendre, il cille ses grands yeux d'ambre avec une innocence qui pourrait désarçonner quiconque chercherait à lui reprocher quoi que ce soit.

Pardon?

Je répète, toujours aussi surprise. Lui-même ne semble pas plus me comprendre.

Ben, je débarrasse.

Mais tu n'en as pas besoin! Tu as été servi: tu vas être débarrassé!

Le nihæl répondit d'un minuscule “Oh” pantois, indiquant qu'il n'y a nullement pensé. Comme il ne sait plus s'il doit poser les assiettes et où il pourrait bien les poser, je décide de l'aider un peu et de rejoindre les domestiques pour aider à remettre quelques couverts et plats en cuisine. Dans le même temps, j'en profite pour répondre à ma tante que Keiko suffira à escorter les be'arlan, quelque peu inquiète encore au sujet de Michë. Le souvenir de nos récents déboires à Nelta me troublent et me font l'effet d'une menace au sujet de la demande d'asile que nous nous en allons faire.


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Dim 14 Avr - 23:43

"Je me fie à ton jugement" dit Warui.

C'était Niiz qu'ils connaissaient, elle était la mieux placée pour satisfaire leur besoins. Nube, lui, débarassait la table, quelques assiettes en mains déjà. Niiz l'aida en allant porter ce qu'il avait ramssé à la cuisine. Warui hocha légèrement de la tête quand sa nièce lui donna son avis sur l'escorte et elle avait raison.

La Farïd bleue n'avait pas la meilleure réputation ni la meilleure impression auprès de Rouna et Goldor. Keiko était plus diplomatique que sa mère et était mieux placée.

"Okay" dit-elle avant d'aller devant un mirioir suspendu au mur, dans la pièce.

Elle l'effleura un peu et l'image de Keiko apparut, attablée avec d'autres Farÿds. L'Humaine leva la tête vers le miroir, intriguée de voir sa mère apparaître.

"Désolée d'interrompre le repas, mais j'aurais besoin de voir Keiko au manoir"

La magicienne s'essuya le visage et quitta la table s'excusant de devoir partir avant la fin et sortit du champ de vision du miroir pour apparaître auprès du groupe.

"Mmm?"
"J'aimerais que tu puisse escorter Flor et Nube à Goldor et Rouna avec Niiz" expliqua Warui.

Keiko regarda les Be'arlan puis ensuite sa mère.

"Ça fait plaisir de voir une Farïd avec une tête" dit-elle en souriant.
"mais je ne suis pas n'importe quelle Farïd" dit sa mère avec le même sourire.

Keiko fit signe à Niiz et aux enfants de la suivre, ils prendraient des manteaux au vestibule.

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Ven 19 Avr - 21:16

Voyant Keiko reparaître parmi nous à l'instant même où elle quitte le miroir, Nube ouvre des yeux ronds et Flor se répand en grandes exclamations. Je ne peux m'empêcher de sourire à les voir ainsi fascinés s'approcher discrètement du miroir sans pour autant oser en pénétrer le champ visuel ; mais, décidant de s'avancer vers l'objet de sa curiosité en longeant le mur, le nihæl parvient à en toucher le cadre – c'est à peine s'il l'effleure tant il témoigne de prudence ce faisant. Je signifie à Flor que nous sommes sur le départ et la voici qu'elle accoure se saisir du bras de son frère pour le ramener jusqu'à nous. Et alors que Keiko disparaît dans le couloir sur un sourire, je me tourne vers Warui. Je suis atteinte d'une soudaine angoisse :

« Warui… tu ne vas pas nous suivre ? »

Chacune de mes mains a trouvé sa place sur l'une des épaules de chacun des petits, tournés vers le chemin de la porte. J'ai peur qu'elle ne nous laisse – peur, si peur de devoir faire face aux souverains… seule. Je me sens parfaitement incapable de défendre le cas de mes deux orphelins devant la royauté, et si je vais tout de même vers le hall comme j'irais à la potence, c'est sans quitter Warui des yeux que je le fait, sans cesser de quêter une réponse (ne serait-ce qu'un geste) de sa part. Et même si je sais comme elle peut sembler déplacée à la Cour, je ne peux m'empêcher, en cet instant, de me sentir abandonnée.


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Lun 22 Avr - 17:19

Vive la pause!

Warui regarda Niiz, perplexe. Elle voulait que sa tante la suive? La Disaess avait compris que sa nièce voulait aller voir les rois sans elle. Donc le pourquoi elle avait demandé à Keiko de venir. À avoir compris plus tôt... Keiko lança un coup d'oeil à sa mère qui se mordit les lèvres de l'avoir appelée pour rien. Elle prit une bonne inspiration et décida d'accompagner Niiz qui lui cherchait une réponse. Bon... Elle revenait d'un voyage de six mois dans le désert avec les Yoris, puis elle prenait Reina avec elle et allait à Fabulya pour revenir avec deux Be'arlan en bas de dix ans, orphelins, dont elle essaierait de défendre la cause! Elle ne pouvait pas affirmer que sa vie n'était pas palpitante! Elle dit à Niiz qu'elle les mènerait, sachant que les gardes ne pouvaient rien lui refuser, elle ne mit pas son nouveau manteau, elle se ferait voir trop rapidement.

"Bon, on va s'y rendre par téléportation. Je nous téléporte dans les appartement des jumeaux et de là on marche jusqu'à la salle du trône. Les nobles devraient être assez intelligents pour vider la place si j'entre et que j'annonce que ce doit être discuté en privé. Goldor ne peut refuser une audience venant d'un membre de la famille et encore moins d'une ainée"

Sans le moindre geste effectué, ils furent enveloppés d'une fumée noire bloquant toute lumière et lorsque celle-ci s'estompa, ils purent voir que le mobilier avait changé. Ils étaient au palais. Warui et Keiko recouvrirent les enfants de capes pour cacher leur visage et guidèrent la troupe jusqu'aux grandes portes qui gardaient le trône. Warui demanda à entrer et alla s'agenouiller devant Goldor, sous les yeux de tous le monde dans la salle.

"Oui, Warui? Qu'il y a-t-il cette fois-ci?" demanda le roi, agacé.
"J'ai besoin de te parler à toi et Rouna, en privé" répondit-elle.
"Et de quoi peut-il bien s'agir?" questionna Goldor.
"En privé, s'il te plaît" dit Warui en le regardant dans les yeux.

Ennuyé, Goldor demanda à tout le monde de sortir. Une fois qu'ils furent seuls, Rouna se demandant pourquoi il fallait que personne ne sache:

"Mais Warui... il ne s'est passé de grave depuis ton départ"
"Je sais et les Yoris ont été d'une grande aide mais le sujet présent est... beaucoup plus délicat et vous êtes les rares personnes auxquelles je fais encore confiance"
(*Keiko* Fais-les entrer)


de l'autre côté de la porte, l'Humaine fit signe au groupe de rejoindre la Déesse et ils se retrouvèrent les cinq devant Goldor et Rouna. Warui laissa Niiz prendre la parole, prête à la seconder.

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Mer 22 Mai - 21:50

J'aurais dû me sentir apaisée, je le sais, d'avoir Warui à mes côtés ; ça n'a malheureusement pas duré, et la pression a eu tôt fait de revenir m'étouffer. L'échéance s'approche, menaçante : je m'en souviens quand nos pieds rencontrent les tapis des appartements royaux et que leur décor s'est substitué au hall où nous nous étions apprêtés. À côté de moi, et alors que nous nous avançons vers la porte, je sens les petits sursauter quand les capes viennent les recouvrir. Leurs yeux agrandis de surprise disparaissent sous l'épaisse bure qui les soustrait des regards. Je ne peux m'empêcher de passer les portes finement ouvragées comme un condamné qui irait au gibet ; voyant les trônes, un frisson me prend. Je sais que je vais devoir parler, m'exprimer, m'expliquer – mais je ne sais m'y résoudre. Les regards, par chance, ne se fixèrent que sur Warui comme un oiseau de mauvaise augure : ni les deux petites silhouettes regardant tout à leur entour, ni moi (la farïd toute paralysée de terreur) qui nous tenons en retrait de la salle n'accrochent leur attention. La foule sort, sans même nous accorder un regard.

C'est à nous d'entrer.

Quand je franchis le seuil, je me sens près de défaillir ; j'ai les jambes gourdes, incroyablement lourdes. C'est avec ce pas mal assuré que la petite prêtresse de Nascarian fait maintenant face aux souverains. Elle a la parole et dans un état second, je la vois qui ouvre la bouche pour parler. Tous les yeux sont sur elle, toutes les oreilles s'apprêtent à l'entendre ; mais voilà que tout ce qu'elle arrive a dire, c'est

« Je… je … »

Ma voix achoppe. Et tombe. Le silence redevient complet, épais : c'est la mare qui redevient d'huile après qu'un caillou est venu perturber sa surface. J'ai beau essayer, et réessayer, je reste toujours piégée dans cet horrible silence. Je ne sais plus quoi dire pour assurer la défense de mes petits – mes mots s'embrouillent, s'emmêlent, se battent les uns les autres à l'envie, à qui sera dit le premier.

« Excusez-moi, monsieur le roi et madame la reine. »

J'aperçois, surprise, que Flor et son frère se sont avancés ; ils ont tous les deux la tête et (si j'en juge de la forme de leur capuchon) les oreilles basses. Trop étonnée pour réagir à temps, ils m'ont reléguée au simple rôle d'observatrice.

« Lui c'est Nube, et moi je suis Flor. Et Tatie Zémy, vous l'appelez Niiz, ici –

Flor, s'il te plaît… »

Les petits se sont retournés et me dévisagent avec leurs grands yeux alertes et brillants. Alors que je leur fais signe de se reculer, je tâche de me contrefaire une contenance et de poursuivre:

« L'histoire est assez compliquée mais…voilà des années que je me suis endettée auprès de la famille de ces deux nyhæl et que je veille sur eux – du moins, autant qu'il me l'était permis. Jamais je n'aurais pensé devoir vous réclamer leur asile ; malheureusement, à Fabulya, notre petit groupe s'est retrouvé sur le chemin de vigiles… (je me retiens de jeter un œil à Warui et continue : ) préalablement échauffés. Ça n'était pas censé se passer comme ça. Maintenant, il est trop tard, et je ne peux pas les ramener à Nelta après qu'on les ai vu en notre compagnie. Ces enfants ont vécu trop de temps dans l'ombre pour continuer de les cacher du monde comme ils l'ont été jusqu'à ce qu'ils arrivent entre ces murs. »


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Ven 24 Mai - 20:27

Les deux souverains écoutèrent attentivement et silencieusement ce que Niiz avait à dire, après que les enfants se soient introduits. Goldor eut un tic à la paupière, habitué à ce que les gens connaissent les règles de bienséance face à un roi, surtout face à un roi d'ascendance divine. Rouna se montrait intéressée face à la situation. Aucun des deux n'avait vu le visage des enfants et croyaient avoir affaire à deux farÿd. Goldor montrait un visage moins compatissant.

"Nous avons tous eu le choix de revenir à Nascarian après la guerre contre les forces d'Amos! Nous avons choisi de suivre Dresla qui a personnellement mit fin à la guerre et ceux qui lui ont tourné le dos ont été punis pour leur traîtrise!"
"C'était il y a deux cent ans", rappela doucement Warui.
"Et alors? Toi qui voyage de part le monde tu le vois! Tu les vois ces traîtres à leur héritage qui nous traitent comme des monstres alors que leur propres ancêtres maniaient la même magie!"

Warui laissa Goldor s'égosiller, voulant se montrer plus mature que lui. Rouna ne s'interposa pas, voyant Warui rester calme alors que tout le monde était un peu sur les nerfs. Une fois que le roi eu fini de parler, la disaess reprit la parole:

"Goldor, je ne suis pas ici pour parler de moi. En ce moment, Nolshira te demande une faveur. J'aimerais que tu l'écoutes avant de te prononcer"

La farïd bleue recula derrière Niiz et les enfants, rejoignant Keiko qui avait gardé le silence depuis leur départ. Goldor regardait Flor et Nube, tentant de voir leur visages, suspicieux. Ils pouvaient avoir ramené n'importe quoi de Fabulya et les trois femmes devant lui n'étaient pas les plus sages. Rouna était plus calme et attendait la suite, sachant qu'ultimement, la décision lui revenait.

Niiz avait bien commencé, ils étaient prêts à l'écouter. Si tout allait bien, et Warui espérait grandement que ça irait bien puisque Rouna était présente, ils fêteraient l'arrivée des be'arlan. La disaess espérait que la reine prendrait leur côté, Warui ne lui avait rien demandé depuis... depuis cette fois il y a cinq ans...

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Mer 10 Juil - 23:54

La hargne de notre souverain est palpable. Devant-moi, les be'arlan se sont raidis ; ils sont effrayés. Je pose sur leur épaule une main à la pression rassurante. Je suis là. Ne vous inquiétez pas… Je ne vous abandonnerai pas. Goldor m'a aussi, malgré lui, laissé une ouverture à côté de laquelle il m'est impossible de passer. Je profite de ce que Warui me redonne la parole pour énoncer avec force et distinction:

« Majesté, si je suis ici aujourd'hui à vous demander leur asile, c'est bien parce que le choix me manque et en toute connaissance de notre histoire. Je ne parle pas aujourd'hui au nom de deux farÿd qui auraient renié leurs origines, mais au nom de deux créatures magiques, fils et fille de notre continent. S'ils n'avaient pas eu le sang de nos terre, peut-être auraient-ils eu une chance. Je savais qu'ils n'auraient pas la vie facile. »

Simultanément que je fais glisser leur capuche avec une douceur maternelle, je poursuis sur le même ton:

« Ces enfants ont perdu leurs parents et leur petit frère, un farïd. Ils ont été lynchés par la population non-magique. Eux-deux, ces seuls enfants ont pu en réchapper. Ils doivent vivre cachés depuis tout ce temps, et ce luxe ne leur est plus possible. »

Je prends le temps de regarder les deux nyhæl. Ils sont maintenant tête nue et hésitent à regarder ou non les gens dans les yeux. Ils ne savent pas quoi faire, ou même s'ils doivent faire quelque chose. Mais Rouna semble avoir piqué leur intérêt : elle n'a encore rien dit et n'a, jusqu'alors, témoigné aucune animosité.

« Mes seigneurs, je vous demande cela comme une faveur personnelle. Sachez que je vous en serai redevable : demandez-moi quoi que ce soit, et ce sera fait. Mais pour l'amour de ces deux enfants, entendez ma supplique. »


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Dim 14 Juil - 9:43

Non pas au nom de deux farÿd mais de deux créatures magiques? Qu'avait-elle en tête? Warui sentait l'aura de Goldor s'irriter de plus en plus sur son thrône. Il laissa Nolshira parler et failler s'étouffer en voyant ce qu'était ces réfugiés. Niiz leur demandait une faveur? Accorder l'asile à ces... à ces.... sentant que le roi allait se remettre à hurler, Warui le coupa:

"Ces deux enfants ont subi la cruauté de Fabulya, si tu refuses, tu n'es pas mieux, tu es pire"

Rouna posa une main sur celle de son mari.

"Warui et Nolshira ont raison. Je comprends tes sentiments mais... ce sont des enfants, ils sont sans défense. Sybala n'est pas en bonne position, Nascarian encore moins. je connais la loi raciale... il est peut-être temps que ça change"
"Et Dresla!? Que diras la Disaess?" réplique le roi acerbment.
"Tu ne le sauras jamais si tu te t'entretiens pas avec elle. Demandes à Warui, elle peux la contacter quand elle le veut"

Goldor ne sembla pas plus calmé mais il n'était plus sur le point s'étouffer. Il était habitué à avoir le pouvoir malgré la société matriarcale du pays.

"De plus, Seras aura un peu de compagnie, les autres enfants sont tous plus âgés..."

Goldor n'ajouta rien pendant quelques secondes puis dit:

"Nolshira Zémora... ces deux... enfants... sont sous ta supervision et responsabilité... et so jamais tu devais manquer à cela, le blâme retombera sur Warui pour les avoir ramené ici! Notre Eden!"

Warui fit signe à Nolshira remettre les capuches des gamins et à Keiko de les ramener au manoir. La disaess resta un peu plus longtemps.

"Bon... temps d'aller parler à Dresla" dit-elle.

________

Au manoir, Seras était en train de faire une sieste aux côtés de Michë qui jouait faiblement de sa guitare favorite. Quand Keiko revint avec les trois fraÿd, il cessa sa musique, la princesse resta endormie.

"Alors?"
"Rouna a fait valoir son point, Maman est restée pour s'en assurer. Même s'il n'a pas le pouvoir suprême, Goldor est du sang de Dresla, c'est normal qu'il soit suceptible au sujet de sa position"

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Lun 29 Juil - 20:04

Je me laisse tomber au creux d'un fauteuil, lasse et usée ; je ne m'interdis pas pour autant un petit sourire serein aux deux be'arlan, futurement (du moins l'espéré-je) nationalisés. Bien que les opérations restent encore inachevées, je me doute qu'elles sont en bonne voie ; et c'est un devoir que je me fais de leur assurer que tout sous peu (leur fuite éperdue, leur cache incessante, et plus encore : l'attente) devrait prendre fin dans leur sens.

Cette petite attention captée et les visages amis reconnus, ils osent enfin se défaire de leur pèlerine ; pourtant avec moins de hâte qu'il aurait pu en être attendu : peut-être ayant vu leur amie déjà assoupie tout contre le grand hybride. Je les laisse entre-eux et à leurs jeux pour prendre la suite de Keiko :

« C'est à Dresla que revient maintenant de choisir. Goldor a invoqué la suprématie de Sa loi ; bien sûr, puisque la seule loi à laquelle il est en mesure de faire appel n'est qu'un arrêté que le fil du temps a par maintes et maintes fois amoché, je reste assez confiante. »

Comme je suis redevenue coite, Flor (ce sûrement sur les conseils de son frère) demande s'il lui serait possible de réveiller Seras. Je laisse Michë en décider, étant encore à réfléchir aux derniers mots que m'aura adressés le roi ; à cette faute qui serait jetée sur le capitaine. La prime injustice qu'ils m'inspiraient me laissent maintenant entendre comme Warui peut se tenir près du gouffre. J'espère avec sincérité que cet ultimatum ne s'avérera pas être le premier glas de sa position en Nascarian.


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Re: À l'égide du capitaine

Message  Warui & cie le Sam 3 Aoû - 18:13

Keiko resta silencieuse, acquiesant aux paroles de Niiz: elle avait raison. Bein que cela fut très rare, il était possible de demander à Dresla sa réponse pour seule loi. L'humaine comprenait très bien le pourquoi d'une telle loi qu'Arielle avait brisée en hébergeant le mage Hideki et rebrisée pour assurer la nationalité des enfants de celui-ci. Les jumeaux savaient que Dresla n'avait rien dit les concernant mais le fait qu'ils étaient enfants de mère farÿd avait sans doute joué dans la balance. Si les temps auraient été comme avant, Keiko n'aurait nullement douté du jugement de Dresla mais depuis la guerre, sa mère lui avait dit que la Disaess avait changé de façon de penser face au reste du monde. Son temple le montrait très bien. Elle était devenue plus sévère, moins confiante, plus... aggressive qu'avant. Keiko espérait que sa mère trouverait les mots, Rouna également.

Du côté de l'hybride, quand on demanda si on pouvait réveiller la petite princesse, il l'asseya sur ses genoux, le fait de bouger lui fit ouvrir les yeux. Il fallut un moment à Seras pour comprendre ce qui se passait. Quand elle reconnut les boules de poils qui n'étaient pas des Farïd elle descendit du fauteuil pour aller un gros calin à Flor et son frère. Voyant cela, Keiko dit à Niiz:

"L'unification n'est toujours pas perdue... une chose à la fois. Au fait, comment tu les as connus?"
"Moi aussi je suis très curieux là-dessus"

_________

Du côté du palais, Goldor, Rouna et Warui avait quitté la salle du thrône pour marcher dans les couloirs de l'aile royale et descendre jusqu'au grandes portes du palais et entrer dans un des carosses royaux. Goldor donna la destination au chauffeur et ce furent les seuls mots du trajet. Il ne cessait de fixer Warui qui commençait à se sentir de plus en plus mal à l'aise. Elle avait très bien compris les mots où si Niiz n'arrivait pas à garder les enfants sous contrôle, se serait elle qui mangerait le morceau. Elle voulait seulement aider sa nièce (Et bien sûr ça foirait). Elle ne savait que dire pour baisser la tension et était terrifiée à la pensée que Dresla rejette les petits.

Ils arrivèrent devant le temple, au centre de la métropole, et entrèrent. Goldor demanda à tous ceux présents de sortir, ce qui se fut sans attendre. Ils traversèrent le couloir jusqu'à la pièce désirée. Warui ne prêtait plus attention aux détails ni à la décoration simple, habituée. ce qui retenait encore son attention était la statue, au fond, dans une alvéole, de Dresla, assise sur son thrône, regardant le sol, ce qui était un regard doux avant était devenu sévère. Le couple royal s'arrêta à quelques mêtres, laissant seule Warui qui s'approcha jusqu'au socle. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas invoqué l'aspect de la Disaess, elle espérait se rappeler du rituel. Elle récita quelques incantations pendant une minute ou deux avant de reculer de quelques pas. Devant Warui, un orbe de lumière bleu apparut et prit la forme d'une silouhette d'un renard bleu géant au yeux rouges. Warui déglutit de nervosité.

L'aspect fixa la déesse puis le couple derrière elle pour ensuite examiner la salle. Les prêtres savaient qu'en invoquant un aspect, il n'invoquait pas le dieu mais une semblance, une forme alternative, une manifestation par laquelle ils pouvaient lui communiquer. Ce n'était pas la Disaess devant eux mais une part de son essence, invoquée.

"Warui... Goldor... Rouna..."

Les trois s'empressèrent de s'incliner devant l'aspect.

"Grande Disaess et Mère de Sybala, commença le roi, nous invoquons ta présence aujourd'hui car un grave incident s'est produi"

Les oreilles du renard tressaillirent.

"Votre soeur ainsi présente est revenue de Nelta en ramement avec elle deux be'arlan, nous suppliant de leur accorder de la nationalité nascarienne en dépit de la loi que vous avez instaurée à la fondation de votre pays afin d'assurer la survie de notre race"

Warui serra les dents durant les belles paroles du roi. L'aspect, Dresla, tourna aussitôt son regard sur Warui, exigeant des réponses immédiates. Warui prit une bonne inspiration pour tenter de baisser son trac.

"Dresla, grande soeur, nous étions à Nelta et Niiz était avec deux enfants be'arlan, les gardes les ont vus avec elle et les ont sans doute associés à nous. Ils les auraient chassés, tués, pour leur croisades contre les magiques. Leur famille fut tuée pour cette seule raison! Je n'ai pas pensé à la loi quand j'ai décidé de les ramener ici, leur continent. Ils n'ont même pas dix ans! Les be'arlan, tu les as créés, tout comme nous. Je connais la loi, je veux pas abuser de ma position, mais cette loi..."
"Disaess, dit Rouna, prenant la relève, Warui n'a eu que de bonnes intentions en voulant donner à ces enfants un endroit où vivre sans peur, en paix. Elle ne voulait qu'aider et elle peut-être a-t-elle un point? Vous avez permis à Arielle Sylian d'héberger un humain, puis d'avoir plus qu'un enfant et ensuite vous avez laissé Michë et Keiko rester malgré leur ascendance et apparence. En tant que reine de ce pays...
"Silence!!" aboya Dresla.

Rouna se tut aussitôt, craignant d'avoir enragé la Disaess.

"Les be'arlan ne sont jamais prouvé à la hauteur de ma merci! Alors que j'étais un pied dans la tombe, aucun d'entre eux ne m'a aidée! Ils m'ont tous traitée comme un chien! Je les ai créés égaux! Ils se sont montrés incapables de mériter ma clairvoyance! Ineptes à recevoir ma bénédiction!

La pièce tremblait sous les paroles de l'aspect dont les yeux brillaient de colère. Warui ne savait si elle devait dire quoi que se soit pour la calmer, Rouna osa s'avancer à la hauteur de Warui pendant que Goldor tentait de dire que la Disaess avait fait son choix, on n'y pouvait rien.

"Nous sommes seuls, grande Dresla!"

La pièce redevint stable.

"Dresla... nous avons le monde contre nous... si nous ne commençons pas à nous ouvrir à ceux qui pourraient nous aider... nous sommes condamnés..."

Dresla grogna dans son coin, pensive.

"Si ces deux enfants causent le moindre soucis, Warui Slythina, Nolshira sera responsable de leurs actions!"

Warui ne put s'empêcher d'être réellement terrifiée.

"Je suis prête à abolir la loi raciale... mais s'il fallait qu'UNE chose me prouve le contraire..."

Warui s'empressa de rassurer Dresla que rien ne se produirait.

"Soit... ces deux enfants... peuvent recevoir le statut de citoyen nascarien... que ma parole soit faite..."

Le renard se volitisa en fumée bleue. Warui se rendit compte que ses jambes tremblaient et elle tombait à genoux à terre, encore sous le choc de la nervosité. S'il se passait quoique se soit, elle était tenu responsable par Goldor et Niiz par Dresla! Au moins... les petits étaient libres... ils n'avaient plus besoin de se cacher. Rouna soupira de soulagement, Goldor était blanc. Il ne pouvait croire que la Disaess avait dit oui. Ils avaient gagné. Peut-être, avec le temps... le couple royal retourna au palais, Rouna remerciant la princesse. Warui se téléporta dans la salle de bibliothèque de son manoir, en tomba dans le fauteuil le plus près de l'âtre. Que les autres soient là  ou non, elle ne l'avait pas remarqué. D'un livre trainant sur la table à côté du meuble, elle en tira une bouteille de fort qu'elle déboucha pour en prendre une grande gorgée. Elle se souvenait qu'elle avait promis de boire moins mais elle considérait son état comme une exception.


Dernière édition par Warui & cie le Mar 6 Aoû - 20:19, édité 1 fois

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Re: À l'égide du capitaine

Message  Niiz le Dim 4 Aoû - 17:47

Si je suis capable de comprendre la tension qui s'est emparée de Keiko, je me dois de repousser de telles pensées pour ne pas plus perturber Flor et Nube : bien que Dresla soit désormais associée à une sévérité toute autre que celle à laquelle je fus habituée autrefois, je ne doute ni de sa justice ni de son impartialité. Si cela m'avait été possible, je serais moi-même alors restée au palais assurer la défense de ce que je vois comme ma famille et qui, pendant que je les regarde, se laissent étreindre par Seras.

À la question fatidique que me posent Michë et sa soeur Keiko, un frisson vient couler le long de mon échine ; un instant, je confonds les deux nyhael qui jouent devant moi avec l'image passée de Noah.

« Ils ont les yeux de leur mère. »

C'est tout ce que je puis dire sans me trahir.

Ces yeux. Ces mêmes yeux dont j'ai tant entendu parler. Ces prunelles qu'une bouche amie n'avait de cesse de vanter, autrefois, et dont la prime propriétaire n'est plus à deviner.

Je ne sais pas combien de temps s'écoula avant que Warui ne reparaisse ; je fus sûrement silencieuse, observant paisiblement les trois petits finir leurs jeux ; mais pour moi, la vie n'a repris son cours que lorsqu'elle s'est laissée choir au creux d'un fauteuil. Je la dévisage comme quelqu'un qui s'éveille et essaie de reconnaître ce qui l'entoure.

« Warui... ? »


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Re: À l'égide du capitaine

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