Juste entre nous...

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Message  Warui & cie le Jeu 22 Mar - 18:18

Le Gala était passé. Tout était revenu plus ou moins à la normale. On avait fait taire l'incident, du moins contrôlé pour que la population ne se mette pas à paniquer. Ce qui ne fit qu'accentuer la tension entre les deux pays. Les médecins n'eurent pas à se plaindre étant donné que seule Keiko avait le droit de soigner Warui, ils en étaient restés loin. Reina avait tenté d'assister de son mieux. Michë et Keiko s'étaient proposés pour ramener Xena et Rhondo et à Fabulya le plus discrètement possible sur le dos de Ryuu. Entre-temps, leur mère était restée à son manoir pour récupérer de ses blessures. Gérard, son majordome, veillait à ce qu'elle ne manque de rien. Reina venait la voir souvent, bien que le sourire de Warui s'effaçait aussitôt qu'elle repartait.

La Déesse allitée était debout face à sa fenêtre, en peignoir, fixant le vide d'un regard absent. Elle avait encore perdu le contrôle. En pleine réception, une salle bondée... elle soupira, appuyant son front contre le verre frais et transparent. La blessure à son dos et dans son os lui faisaient encore mal quand elle se courbait. Mais elle ne relevait pas. La douleur... ce n'était qu'une façon de savoir qu'elle vivait... Gérard ouvrit doucement le porte, elle ne tourna pas la tête pour voir mais entendait deux paires de pattes. Elle n'était pas d'humeur à voir les auras. Elle ne savait donc pas qui accompagnait le Farïd brun.

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Lun 26 Mar - 20:47

Le soleil n'a cessé de briller depuis, comme si tout n'avait été qu'un mauvais rêve que le jour se serait plu à effacer. Bien trop de choses sont arrivées alors pour toutes être sujet de réflexions assidues; maintes fois j'ai essayé de m'avancer vers les gardes, dans l'espoir d'une réponse—mais la question n'a jamais dépassé mes lèvres. Face à mon propre silence, je me rabattais au chevet de Warui. Fatiguée, d'abord, puis perturbée. Il ne m'a pas fallu bien longtemps pour me rendre compte que je ne l'aidais en rien: peut-être même risquait-elle de prendre mon angoisse à son compte. La raison m'aurait enjoint de l'être vis-à-vis de ces crises récurrentes; ces jours derniers, je suis hermétique à toute raison. Mon esprit s'embrouille, je doute. Et à cela s'ajoute la culpabilité de n'avoir pas aidé Warui dans sa convalescence. De dépit, la porte de ma chambre s'est fermée à clef derrière moi pour plusieurs jours à contempler mes nomenclatures, désertée de toute inspiration comme de tout courage. Il ne m'a pas fallut plus de quelques heures pourtant pour m'apercevoir que j'en ai bien moins besoin pour me focaliser sur ma tante que pour me heurter à mon mur d'incertitudes.

—Je suis tranquille. Qui dois-je croire ne m'obsède plus quand je regarde le monde qui s'étale sous ma fenêtre. Mes yeux remontent les rivières jusqu'à leur affluant commun. Je songe à ce qu'à fait Warui ces dernières semaines, ce qui sort de son ordinaire. Je recherche dans ma mémoire ce qui pourrait être à la source de ces éclatements répétés.

Il y avait eu cet instant de flottement que j'avais ressenti, posant comme une chape sur Sihyara. S'en étaient suivis cris, acide et violence. Les viscères du dragon s'étaient répandues sur les planches. Du bout de mes doigts je suis une fine cicatrice que ma fourrure a masqué, et continue de me souvenir. Il y avait eu cette dispute au propos de Sly qui à la forge s'est achevé en pluie de coups. Ce combat aussi, qui l'avait opposée à Rhondo, l'avait changée en cette Bête. Et le bal, enfin.

Je soupire devant ce qui m'apparaît comme sans nul rapport, le menton dans les mains, les yeux rivés sur les Chutes qui grondent peut-être comme elles l'ont toujours fait. Il y a pourtant eu des instants de calme qui percent cette tension comme les bons souvenirs le font souvent: notre dernier entraînement commun en est le parfait exemple.
Je me lève, attrape la cape qui gît mollement parmi les draps.
J'ouvre la porte.
J'ai compris.

Gérard m'a ouvert la porte: le plus faible des soupirs n'a pas osé s'échapper des gonds. L'atmosphère est sombre, lourde et épaisse. Que la porte se clot efface les quelques raies dorées qui se sont bravement risquées dans la pièce; jamais ce vestibule ne m'est apparut si étroit. En murmures, je m'enquiers de l'état de Warui. L'état physique va vers le mieux, paraît-il. Je n'ai nul besoin d'indication quant au mental: l'aura de mon amie, tout ainsi que son corps, s'est replié dans sa chambre: elle n'affecte pas la moindre curiosité à mon intrusion. Après quelques mètres, mes pas refont silence et je ne perçois plus que mes propres grelot. La chambre est grise quand j'en pousse la porte; je resserre un peu plus ma cape rouge contre moi avant d'y pénétrer. J'hésite à parler, mais les mots se décident à devancer ma pensée.

    Warui?
J'adopte un sourire calme bien que falot de conséquence.

    Te dérangé-je?

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Message  Warui & cie le Mar 27 Mar - 16:38

Le silence de la pièce n'était brisé que par sa respiration, le verre transparent n'était taché que de la buée de son souffle. Il faisait beau dehors. Le Ciel avait son teint bleu habituel avec quelques nuages cachant le Soleil. Warui regardait vers le bas, vers l'herbe verte d'été qui se balançait sous une brise. Les rideaux n'étaient pas fermés pour permettre à la luminosité de rentrer. Malgré ses protestations enfantines, Reina lui disant que ça lui remonterait le moral. Ses cheveux si bien coiffés au Gala étaient redevenus normaux mais en pire puisqu'elle n'avait pas esquissé le geste de les placer un peu. La fameuse Black Blade ressemblait plus à l'ombre d'elle-même qu'à autre chose.

Elle entendit les pas coussinés s'avncer et s'arrêter derrière elle. Elle entendit la voix s'élevé timidement. La Farïd Bleue, toujours penchée contre la fenêtre, tourna la tête, la frottant contre le verre de ce fait, pour vérifier à qui appartenait les paroles. Niiz... celle-ci put voir le regard blasé de sa tante ainsi que son visage fatigué. Warui n'avait que sa robe de chambre noire sur le dos, laissant visibles les pansements autour de son torse. La Déesse ne dit rien, ne fit rien. Ce qui était mieux que de recevoir une baffe dans la figure pour l'avoir dérangée, non? Gérard referma doucement la porte pour les laisser seules entre elles, restant proche si elles avaient besoin de lui. Warui tourna la tête vers sa table de nuit où reposait une plaque contenant son déjeuner (Que bien sûr elle n'avait pas touché) préparé avec soin. Elle eut un soupir.

"Quess?" dit-elle en grommelant, donc visiblement de mauvaise humeur de ne plus être seule, en se retournant vers Niiz.
'Quoi?'

On pouvait également le deviner à la moue boudeuse qu'elle affichait en regardant sa visiteuse.

"J'ai pas faim et qu'est-ce que ça peux te faire...?"

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Message  Niiz le Mer 28 Mar - 11:44

Elle quitte sa contemplation du dehors pour me dévisager. Ses cheveux en désordre se collèrent dans la buée qui a embrumé la vitre; ils y tracent des sillons qui spiralent et s'entremêlent, déchirent le masque opaque. Elle a perdu ce regard qui aurait dû me glacer dans l'entrée: à l'instar de toute sa personne, son alarme a presque fini de le consumer. Cette Warui n'a plus rien à voir avec celle, aussi rayonnante qu'élégante, qui s'était présentée au Gala; sa posture prostrée, molle mais pourtant nerveuse, rappelle celle de la Bête: elle est sa silhouette, vidée de sa substance. La porte se ferme derrière-moi, me coupe de tout repli.

J'ai l'impression d'évoluer au fil d'une nature morte, et le plateau dont déborde presque la nourriture ne fait qu'en renforcer les traits. Elle suit mon regard, jette quelques mots creux. Elle n'a pas mangé. Elle l'affirme, attend de déclencher en moi une réaction quelconque, mais attendue. On pourrait croire à une enfant. Je m'assieds en tailleur, par terre et devant elle, coite un instant, avant de répondre:

    Rien.’ Platement: ‘Tu fais ce que tu veux.
C'est plus une constatation qu'une acceptation, monocorde et douce. Je ne montre aucun intérêt à son état. Je suis venue voir mon amie; pas une malade. Je m'écarte pourtant du sujet.

    Comment va Seras?
Je surveille sa bouche boudeuse, sa figure décomposée. J'espère la faire sortir d'elle-même, sans la brusquer. Ce n'est après tout pas elle qu'elle épuise et mutile par cette ascèse; mais les affres sont égoïstes. Malgré tout, il faut garder à l'esprit que si Warui était encore là, elle n'aurait pas voulu être prise en pitié.

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Mer 28 Mar - 18:15

Warui grogna quand Niiz vint s'asseoir devant elle, sur le plancher. Une chance que la ceinture était attachée à la taille, ne laissant que le torse visible. Elle soupira en remettant son visage contre la fenêtre.L'état de Warui ne déplaisait pas tant que ça à Gérard, il avait pu se coucher plus tôt. La Princesse laissa échapper un 'tss' en voyant que Nolshira n'avait visiblement pas l'intention de partir.

"Seras?"

Laquelle? La mère ou la fille? Ça faisait un bail..... depuis le bateau...

"Si on parle de la même, j'entends des ronflements... elle dort peut-être... elle dort de plus en souvent... de plus en plus longtemps..."

Warui alla s'asseoir sur son lit, courbé vers l'avant malgré une légère grimace de douleur. Elle se frotta le visage avec ses mains puis prit une bonne respiration.

"Je l'ai pas rendu immortelle, Niiz. J'ai seulement ralenti le vieillissement. Elle a vieilli de dix ans depuis que je l'ai rencontrée. Okay elle a une puissance inespérée aussi mais... avant de me séparer d'Arielle j'étais aussi juste une âme en cage... Mais Arie ça lui faisait rien... mais Seras... c'était moins visible au début parce que oui c'était pas rare qu'on jasait où qu'elle obervait, elle était attentive... mais là... elle 'dort' presque tout le temps, ça me rends... incorfortable... c'est pas mon corps, Niiz... j'y suis étrangère... c'est pas comme la famille où ça les affecte pas si je les habite... mais Seras ça l'épuise, aussi bien pyhisquement que mentalement...."

La Farïd bleue prit une pomme sur le plateau et la fixa quelques secondes.

"Ils veulent pas que je sorte avec mon état... plutôt notre état... parce qu'ils veulent pas que j'en fasse trop. C'est pas encore guéri..."

Elle reserra la poigne sur la pomme jusqu'à l'écraser. Les morceaux et les jus tombèrent à ses pieds. Elle s'en foutait. ce n'était pas elle qui nettoyait. Elle se releva et donna deux coups de poings à la fenêtres, y restant penchée. Fenêtres préparées spécialement pour supporter sa puissance.

"C'est normal que ça mette autant d'temps! gueula Warui oubliant la présence de Niiz. Comment j'suis censée faire pour guérir ça quand j'peux même pas aller chercher c'que j'ai d'besoin! On m'interdit de sortir pour que je récupère? Z'avez qu'à m'amener un ou deux condamnés à mort, même leurs âmes suffiraient!" hurlait-elle en pleurant.

Elle voulait sortir! Elle sortir de sa chambre! Elle voulait sortir de la chambre qu'elle avait partagé avec Shao! Ça lui faisait mal de rester ici! Elle martelait le verre en suppliant qu'on la laisse sortir. Fatiguée, elle se laissa glisser contre le mur, à genoux sur le plancher, sanglotante, comme une enfant.

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Ven 30 Mar - 21:19

Warui n'est pas partie. Elle est toujours là, c'est elle qui me parle; et la voici bien plus volubile que je ne l'aurait pu espérer. Si j'ai un peu de tristesse pour Seras, mon attachement à elle est peu de chose, surtout lié à tout ce temps qu'il a fallut composer à ses côtés. Mais malgré l'affection que je lui porte, toute ma peine est effacée par le soulagement de voir Warui se saisir d'une pomme—dû peut-être au vain espoir de la voir manger. Il s'envole à l'instant même où ce qu'il reste du fruit tombe au plancher.

Je retiens un soupir; retombe dans l'inexpression la plus totale. Éteinte. Je la regarde se lever et frapper du poing à la fenêtre, de toute la force de son désespoir. Je n'ai pas sursauté; je n'ai pas tremblé. Je sais où tout cela va échouer. Je me fais oublier; la laisse s'exprimer. Jusqu'à ce que ce qu'elle dise ne fasse plus sens. Je ne peux prendre ce qu'elle vient de sire au sens premier. Je ne l'ose pas. Je ne peux m'avancer dans ce qu'impliquerait ce que j'en pourrais comprendre. Je suis incapable de réaction avant de l'entendre sangloter.

Mes yeux passent de la fenêtre à cette nahiæl qui se répand en larmes sur le sol. Je m'approche et m'agenouille près d'elle. Je n'ose pas la toucher: la peine est encore fraîche, et Warui n'est pas connue pour ses réactions calmes, claires, sensées et prévisibles, mais néanmoins—
    —ça fait longtemps que la Warui que je connais aurait d'ores et déjà fait fi de toutes ces insanités pour suivre son instinct. Tu dois être bien plus fatiguée que je ne l'imaginais.
Je me relève et reprends à parler de vive et libre voix:
    Mais si tu suis d'autres lois que les tiennes, je crois que je me suis bel et bien fourvoyée.

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Ven 30 Mar - 22:45

À genoux sur le plancher, appuyée contre le mur, Warui était incapable de retenir ses pleurs. C'était une blessure plus vieille que ce que Niiz pensait. Une blessure qui refusait de se fermer malgré les décennies, une blessure qu'elle tentait de panser, non, de cacher aux autres. Les mouvement rapides de son torse ne faisaient qu'augmenter la douleur de sa chair qui tentait de cicatriser. Les bandages commençaient à voir rouge. Warui pouvait sentir les effluves métalliques. On l'obligerait de nouveau à rester dans le lit sans bouger. Elle en avait assez. Elle fixait les dalles sombres à ses genoux. Niiz s'était agenouillée puis relevée. Warui n'avait pas la volonté de se relever. Elle leva mollement le regard sans bouger la tête, ne voyant que les jambes de Niiz.

"Fatiguée... ça fait deux cents ans... Nolshira... que je suis fatiguée... assez fatiguée que j'en maudis moi-même pour avoir fait l'erreur de me vendre à la Mort!"

Là elle releva la tête, les larmes continuant de couler, les dents serrées. Elle fixait Niiz d'un regard maladif, épuisé mais aussi en colère. Tout ça ne lui donnait qu'une envie: détruire! Oh elle aurait pu sauter sur Nolshira mais elle ne le fit pas. Elle se releva en s'aidant du mur, tremblante. Avant que Niiz ne puisse esquisser le moindre geste en sa direction, elle se tourna vers le porte et fonça droit dessus en défoncant les pièces de bois massif comme du sable. Elle poursuivit dans son élan jusqu'à sortir du Manoir. Elle couru sans s'arrêter en contournant la Métropole, traversant les cendres de l'ancienne forêt jusqu'à grimper aux chutes d'eau.

Elle était sous un filet d'eau mineur, haletante. Elle leva ses poings devant elle et commença à frapper le roc tout en hurlant comme un animal enragé jusqu'à ce que ses jointures commencent à saigner. Sa robe de chambre était maintenant trempée, tout comme la Déesse. Douleur... elle pouvait ressentir la douleur... le contact des gouttes d'eau... le froid... la chaleur... elle voulait ressentir tout ça encore et encore... Elle se serait bien passée du sang qu'elle cracha en tombant à genoux pour avoir couru le marathon doublé d'un sprint desquels on pouvait voir la trace de ses pas du Manoir jusqu'à ici.

S'ils l'avaient laissé sortir elle serait déjà complètement soignée!

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Mar 3 Avr - 20:43

Les signes précurseurs de ses crises la reprennent: je perçois son souffle rauque gronder comme s'il arrachait ses propres bronches de son seul passage; elle s'agite et me dévisage pareillement à quelque fauve blessé. L'hémoglobine se répand au travers des bandages; un remugle métallique accompagne cette vision. Sa voix est tout autant agressive que l'arôme du sang. Si elle est secouées de mouvements nerveux, fragiles, je ne peux m'y fier; au contraire d'accourir à elle, j'ai un geste de recul. Elle se jette vers l'avant

et m'évite.

C'est la porte qui vole volontiers en éclats à son passage. Elle se fraie son chemin comme à l'accoutumée, sans se retourner. Et sur son visage contracté de chagrin, les larmes qu'elle nous veut cacher. Un peu penaude, j'avance jusqu'au seuil où elle n'est déjà plus. J'y regarde alentour, m'excuse platement du dérangement occasionné. Je cours dans les couloirs jusqu'à sentir sur moi l'air et la lumière. Là s'enfoncent dans la terre ses empreintes. Il ne m'en faut pas plus pour déployer mes ailes et suivre la piste. Cependant que je plane, je la vois qui bifurque là même où je tenais à emmener Warui… un sourire un brin complice m'éclaire malgré moi. Le son des Chutes est souvent perçu comme écrasant; à moi il rappelle un ultime rire, un dernier sourire—bien avant son dernier soupir.

Je me pose là où j'étais ce jour: corniche de roc qui surplombe de peu la créature en peine. Je l'observe avec désolation, elle qui s'acharne sur sa propre personne. Je m'interroge sur tant de souffrances au devant desquelles elle se voile.

    Warui, pourquoi t'infliges-tu tout ça?
Prononçant cette interrogation, mes poignets me démangent: peut-être le sais-je.

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Mar 3 Avr - 22:48

Warui sentait son pouls battre dans trempes comme un son de tambour grave résonnant dans sa tête. Ses poumons la brûlaient et ses blessures au torse semblaient frotter contre du papier de verre. Ses larmes s'ajoutaient à la couche humide sur les rochers. La proi était maintenant ornée d'un trou. Warui pleurait sans retenue, depuis quand avait-elle pleuré ainsi? Depuis les funérailles de Shao bien sûr, tout revenait toujours à lui... le bonheur après? Elle n'était plus si sûre...

Niiz vint se poser près d'elle. Warui tenta de retenir ses pleurs, avec misère tant ceux-ci cherchaient à sortir. Elle ne bougea pas la tête pour regarder Niiz, elle gardait les yeux fermés, elle ne voulait pas croiser son regard. Pourquoi? Pourquoi? Warui frappa le sol de ses poings, éclatant:

"Je suis morte, Niiz! Morte! Ça fait deux cents ans!! J'ai même pas accouché! Ils sont nés après... je pouvais pas me résoudre à partir, je suis restée... je voulais pas être un poids pour Eki, je me suis réfugiée en Michë... mais ça m'a pas empêchée d'essayer de le tuer!"

Le barrage de larmes céda sous l'émotion. Warui se redressa à genoux, fixant ses jointures ensanglantées.

"J'ai accepté ce que j'étais... que j'étais un monstre hors de contrôle... quand j'ai vu Seras, je pensais... je pensais que je pourrais vraiment vivre à nouveau... elle était sur le point de mourir... elle n'avait plus de but, plus d'espoir...Moi... moi j'avais encore des rêves...Je sais même pas si j'ai encore des rêves... je sais plus... chaque jour qui passe..."

Ses mains tremblaient. Elle ressentait la douleur. Le froid de l'air si la chair à vif.

"J'm'en faisais pas avant... tout allait bien avant! Mais il a fallu qu'on reparte en guerre? Ils ont recommencé! Ils en ont jamais assez! Faut toujours qu'ils viennent! Faut toujours qu'ils essaient! On peut pas être tranquilles? Ils peuvent pas disparaître?! Ils m'ont coûté mon mari et mon fils!!!!!! gueula Warui qui se pencha vers l'avant, accroupie, les bras contre sa poitrine, les larmes repartant de plus belle. Ils m'ont couté Shao et Caberon!!! Eux ils les ont pas vus! Ils ont pas vu mon fils transpercé au torse! Ils ont pas entendu l'homme que j'aimais dire ses derniers mots! J'avais mal... j'avais si mal Niiz... je voyais plus rien... je les voyais eux... je voyais juste eux... l'armée devant moi... je voulais... je voulais les tuer... les massacrer... les déchirer... les éventrer... j'voulais les faire souffrir comme eux l'avaient fait! Ça a pas guéri... ça a jamais guéri! C'est encore là! J'suis pas capable de dormir dans mon lit! J'suis pas capable! Je suis pas heureuse,Niiz! J'sais plus c'est quoi le bonheur! "

On ne l'aurait pas reconnue. Connue pour sa bonne humeur, son sourire moqueur, ses répliques baveuses, sa manie de courir les pantalons et les bouteilles... on ne l'aurait pas reconnue.

"J'ai peur de rien ressentir... j'ai peur de rien sentir... je me bats pour me sentir vivante Niiz! Je tue des gens pour me sentir vivante! Je bois comme un trou pour pas que mes caucehemars reviennent me hanter! Pour pas entendre les pleurs de bébé dans le château, pour pas voir Shao et Caby me reprocher de pas les avoir sauvés! J'bois pour dormir, Niiz! J'bois pour me cacher! J'cours après les hommes dans le seul but d'être désirée! J'couche avec eux pour les sensations! Juste pour l'acte! Quand j'ai des blessures, je ressents la douleur. J'veux avoir mal! J'veux me faire mal! J'veux continuer de sentir tout ça! Ça a jamais guéri! J'me cache! J'me cache derrière ce que je fais! C'est juste un masque, Niiz! Black Blade c'est q'un masque! J'veux pas disparaître! Si je sens pus rien j'vais disparaître! J'veux vivre! J'veux seulement vivre!!!!!!"

Warui criait à s'en casser la voix. Elle se releva et recommença à frapper la roche, avec moins de vigueur que la fois précédente.

"C'est pas mon corps! C'est pas ma peau, ma fourrure! C'est à Seras! J'suis juste un parasite! Elle meurt, Niiz! Elle meurt!!! En ce moment même! J'suis en train de la tuer! J'ai trop peur de sortir et de dispraître pour la lâcher! C'est elle qui bouge! C'est elle qui parle! C'est elle qui boit! C'est elle que les voient dans le lit! C'est elle que vous voyez tous! C'est pas moi que vous voyez!!! C'est pas moi!!! Ça fait deux cents ans que c'est comme ça! J'veux sentir l'herbe sous 'mes' pieds,... j'veux goûter l'alcool avec 'ma' langue... j'veux embrasser Reina sur le front avec 'mes' lèvres... j'veux vous serrer dans 'mes' bras..."

Warui cessa de frapper la roche quand elle y créa une fissure qui détruisit la mini-chute au-dessus d'elle, la trempant jusqu'au os.

"J'ai mal... dit-elle faiblement, perdant sa rage. "J'ai mal... dedans... j'veux pas devenir un monstre... mais j'ai pas le choix... ça va sortir un jour où l'autre... j'contrôle pas ça... j'peux le retarder... mais le monstre, le vrai moi, il va sortir... et quand il sort... j'veux tout tuer... pour me sentir vivante... pour me sentir bien... J'suis un monstre Niiz... mes blessures... j'peux pas les guérir toutes seules... pas comme Arie et Dres... moi... il faut que je tue pour me guérir...Un monstre, Niiz... un monstre qui a besoin dévorer l'âme même des mortels pour survivre... comme les autres j'peux me passer de manger et boire... mais pour garder ma puissance... j'dois tuer l'essence des vivants... un monstre... j'suis juste un monstre..."

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Lun 9 Avr - 20:22

Peu importe ce qu'elle dit; Warui ne s'est jamais acceptée. Chacune de ses douleurs sonne un glas: un glas pour Eki, un glas pour Shao, un glas pour Caby, en résonne même un—écho de plus tard—pour Seras; à tous est faite son élégie toute construite de mea culpa. On ne peut guérir de ce qu'on n'a pu faire. J'aimerais la consoler, dire quelque chose pour se faire; je me suis déjà approchée de la corniche, ai ouvert la bouche—me suis interrompue. Je rampe jusqu'à atteindre le mur de pierre humide. Dans l'ombre, j'y cache non ma stupeur, non mon dégoût, mais une totale absence de ressenti. Un monstre voleur de corps et dévoreur d'âmes: cette idée ne me frappera que plus tard. Peut-être serai-je alors indignée, peut-être serai-je horrifiée. Tel n'est pas encore le cas. Je ne sais combien de temps cela me prendra pour revenir à ces mots, mais mon indifférence présente n'est pas de ce qu'il convient de montrer face à cette information, et c'est tout ce dont je suis consciente. Pour ne pas rester immobile et ressasser trop vite ces dires, je descends jusqu'à être dans l'eau. Elle est fraîche, me ceinture. La rocaille crisse sur ma paume. Un instant j'écoute encore Warui, puis défais mes gants et mes bracelets.

    Warui… (D'un geste ample, je désigne la berge derrière-moi.) Sais-tu où nous sommes?’
Là-même où je voulais t'emmener.

    Ici, dans ce cours d'eau, là où je suis, Harumi…
Mes mots se mélangent. Je dois me taire pour trouver un nom à ce qu'on ne peut nommer. Tâche vaine. J'ai la voix rauque.

    C'est ici que Harumi est tombé. Voilà deux siècles. C'était là. On se déteste de n'avoir rien pu faire. D'avoir été présentes mais inutiles. On aimerait tout refaire, mais c'est quelque chose dont on est incapables. Tant de pouvoirs pour ne pas en être capables!
J'ai soupiré. J'ai levé la tête. Je ne m'en suis pas rendue compte. Je dois retourner à Warui. Je montre mes poignets.

    Immortelles. C'est notre lot, ce qui fait que nous sommes différentes, que nous sommes condamnées à les voir partir. Parmi eux, mais jamais ce qu'ils sont. C'est ce qui fait que nous sommes des monstres, c'est ce qui fait qu'ils nous montrent. Nous sommes différentes… de trop dans cette peau.
Mes bras tremblent, mais je continue de montrer les traces blanches et nues qui strient ma chair. Les monstres… qui n'a jamais été tenté de les supprimer? J'ai cherché le mien partout: en Daribad, en moi, en ma terre natale. J'ai arpenté des ares et des ares, j'ai blessé, j'ai tué sans jamais le trouver.

Entre Warui qui aime à tout va pour ne plus appartenir à personne et moi qui me suis murée dans mes nuages et dans la glace, c'est à se demander laquelle des deux se ment le plus.

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Mar 10 Avr - 17:21

Warui gardait ses mains levés devant elle, n'osant plus bouger le moindre doigt tellement ils étaient douloureux. L'eau qui lui tombait dessus la nettoyait de son sang mais ne levait celui de autres. Non... elle ne s'était jamais acceptée depuis sa mort. Beaucoup diraient que trois ans d'indépendance est bien court... mais durant ces trois années elle avait vécu beaucoup... elle avait l'impression d'en avoir vécu plus durant sa courte vie que durant sa mort. Elle cherchait la moindre sensation même la plus infime pour se rappeler de ce que c'était d'être vivante, se rapprocher des vivants... si elle ne sentait plus rien... si elle ne sentait plus rien elle était bien morte... elle ne pouvait revenir en arrière, elle avait trouvé un moyen de contourner le pacte avec la Mort mais c'était seulement contourner... elle le regrettait. Elle regrettait sa décision depuis le début. Elle l'avait fait pour Hideki. Elle s'était battue durant trois ans pour Hideki. Elle avait donné sa vie et avait été prête à donner celles de ses enfants pour lui tant elle était désespérée (Et son état n'était pas au mieux à ce moment-là). Elle pouvait sortir de Seras, oui. Mais elle avait peur de le faire...

Niiz était descendue de son perchoir pour s,approcher d,elle. Les yeux rougis de Warui se posèrent sur elle pendant qu'elle parlait, lui parlait de l'endroit... lui parlait... d'Harumi. Bien que la Déesse ait été moins affectée par la perte du jeune Prince que la famille de son âinée, Warui en était restée attristée et avait poursuivi les assassins. Arielle les avait tués. Mais les jumelles savaient que ça ne ramènerait pas le Prince. Cela faisait du mal à Niiz d'en parler. Warui pouvait parler d'Hideki, de Shao et de Caberon avec 'aisance' mais elle cachait toujours qu'elle n'avait jamais pu faire son deuil des deux derniers... Niiz avait raison... elles étaient puissantes... des Déesses bon sang! Et pourtant incapables de revenir en arrière pour changer une ou deux choses! Combien de fois Warui avait-elle ruminé cette pensée dans sa chambre, sa cabine ou sa forge avec la pièce remplie de bouteilles vides. L'alcool lui embrouillait l'esprit juste assez pour arrêter d'y penser une nuit.

Revenue vers elle, Niiz lui montra ses bras, ses poignets.

"Niiz...." souflla Warui choquée de voir que sa nièce avait pu s'infliger de telles souffrances.

Warui n'avait pas cherché son démon. Elle tentait de l'éviter, de ne pas le voir en face. Elle regarda la berge, le paysage magnifique même en sachant que la grande forêt n'était plus...

"La première fois... avant de me séparer d'Arielle, j'ai passé deux mois à chercher sans repos pour trouver les Portes de l'Enfer... quand j'en suis sortie, moi et Hideki on s'est retrouvés ici même... tous les deux dans le bassin d'eau chaude... je changeais... je passais d'un monstre à une personne... ce même jour, Yuu est arrivée... et l'a emmenée avec lui... Arie m'a donné mon corps... et je suis partie à sa recherche... je m'étais jurée de tué tout ceux qui se tiendraient dans mon chemin... encore là.... je le fais...."

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Lun 16 Avr - 19:44

Je sens une brusque chaleur qui se saisit de mon visage; je ramène mes bras contre moi, les mains serrées l'une dans l'autre. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu ce geste ou ce que je voulais montrer à Warui en le faisant. Ce que j'aurais voulu provoquer en elle m'échappe maintenant, et ce qui m'a paru sur le coup être une bonne idée m'apparaît alors superflu et mélodramatique. Je me sens idiote, son regard me gêne: mes yeux se détournent d'elle, ma voix est d'abord incapable de réponse.

    Ils ne reviendront pas, Warui. Ils ne sont pas censés le faire.’ Avançant en chemin dangereux, l'aise ne revient pas; la voix s'est faite incertaine. Je dois me reprendre. ‘À tous, tu leur faisais le présent du contrôle de toi même. Leur seule présence muselait ce que tu appelles monstre. Tu ne l'a offert qu'à eux, tu le leur à laissé chaque fois.
Pourquoi emportaient-ils toujours dans la tombe cette facette de ma tante? Pourquoi fallait-il toujours qu'ils nous la fassent perdre à nous tous? S'est-elle lassée à ce point de sa famille pour que ses rares vrais amours soient le seul barrage à ses tempêtes… ? Elle tient pourtant à elle: elle le prouve si souvent. Mais cette affection est bien moindre, moins obsessionnelle; elle a ses âmes sœurs—et nous n'en sommes pas.

Warui n'est pas une entité naturelle. C'est la raison de la fragilité

    Tu as encore un fils, une fille.
Que l'on aurait presque pu croire fardeau collatéral quand tu reparles de leur père. Mais je me tais. Ce n'est pas ce que je te dirai.

    Jamais ils ne t'ont vu comme un monstre. C'est vrai. C'est parce que la force d'être plus dangereuse envers autrui qu'envers toi-même, que tu as la capacité de blesser que le mal que tu fais se remarque tant…
Je la regarde à nouveau; autour d'elle se dilue son sang. Sa soudaine course a rouvert ses plaies encore fraîches. Cette marque d'indélicatesse est morte pourtant sous l'eau ruisselante: présentement, la farïd que j'ai en face de moi n'a rien de bien différent de quelque autre endeuillée.

    J'ai ouïs dire d'un voyage. De ce que j'en ai saisi, il viserait à t'aider au contrôle de toi.
T'aiderait à sentir et peut-être ressentir.

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Mar 17 Avr - 5:58

Ils ne reviendraient pas... ils ne reviendraient jamais... malgré tous les souvenirs dans son manoir et son bateau, même dans la chambre de ses enfants... ils ne reviendraient jamais. Elle gardait sa peine depuis ses adieux à Hideki, adieux qu'elle croyait définitifs... et pourtant elle retournait voir la pierre. Chaque année elle retournait voir celles de Shao et Caberon. Ils ne reviendraient jamais... jamais... Maman non plus... après la Guerre, Alliéa était partie pour le monde des morts. Moror l'avait rejointe.

Niiz avait ramené ses bras vers elle, comme si honteuse d'avoir dévoilé un secret. Warui ne lui demanda rien, ne dit rien. Tout le monde avait honte de quelque chose. Le monstre... avec eux elle n'était plus un monstre. Avec eux elle était elle-même, en contrôle. Ils savaient comment la calmer, comment trouver les mots. Sans eux... sans eux elle n'avait rien... quand on a une âme sœur on peut voir la lumière et sourire au naturel... mais Warui ne trouvait personne. Oui elle avait sa famille, ses enfants... mais... ils ne la faisaient pas sourire comme Shao ou Eki... Azera lui avait dit que le mage avait vécu la même chose. Que seule Warui était une lumière pour lui. Quand Warui souriait, c'était un masque... juste un masque...

"Ils m'ont fait cadeau d'être moi-même... d'être... naturelle... me sentir vivante... après 120 ans... quand Shao m'a dévoilé la bague... je me sentais tellement bien..."

Cette même bague désormais à son oreille gauche, avec celle qu'Hideki lui avait offerte. Deux anneaux dorés, simples mais qui avaient tant de valeur à ses yeux... Niiz avait raison... elle avait encore Keiko et Michë. Elle se souvenait. Quand elle était revenue, devant les yeux ébahis de tout le monde, alors qu'ils la regardaient tous avec des yeux de merlan frit, deux petites personnes avaient accouru vers elle. L'une avait d'épais cheveux noirs et l'autre était une curiosité blonde de la nature. Ils s'étaient jetés sur elle, dans ses bras, pleurant de joie. Elle avait pleuré, si heureuse que ses enfants la reconnaissent. Ils avaient crié 'Maman!', les yeux brillant de joie. Warui essuya une larme sur le point de tomber. Ils ne l'avaient vue comme un monstre. Pour eux, elle était Maman. Celle qui les avait portés, celle qui les avaient élevés et celle qui s'était battue pour eux durant la Guerre des Dieux. Ils la regardaient avec adoration, chacun voulant la surpasser. Ils l'aimaient. Bien qu'elle le savait elle ne s'était jamais penchée sur le sujet, n'y avait jamais porté vraiment attention mais c'était vrai... ils l'aimaient... sans limites... jamais le dégout n'avait trouvé dans leur regard quand ils la regardaient. Warui s'écarta du filet d'eau pour aller s'asseoir, la main sur le visage, les larmes recommençant à tomber.

"J'les aime... j'les aime, Niiz... le moment même où j'ai senti leur présence... chaque coup de pied dans mon ventre... avant même leur naissance je leur parlais... je voulais des enfants... c'était mon caprice..."

Mais un caprice dont elle était fière. Elle était fière de ses enfants. Fière de ses battre leurs côtés. Elle renifla et frotta ses yeux, regardant Niiz quand celle-ci mentionna un voyage. Un voyage censé l'aider? Warui mit sa main sur poitrine pour appliquer de sa la pression sur sa blessure, celle au dos la faisant grimacer un peu.

"Où ça?"

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Ven 20 Avr - 22:21

À la voir ainsi s'effondrer, je retrouve cette impuissance que j'ai à faire barrage à ses crises: leurs répercussions sont légion—sur nous, sur elle ou sur l'adversaire. Peut-être l'affection qu'elle porte aux siens suffira-t-il à la mener jusqu'à un sentier salvateur, elle qui se suicide par trop vivre. Peut-être cette voie est-elle celle dont j'ai perçu quelques échos. Ce que j'en ai retenu et qui me fais conforter ce choix, c'est l'idée de restriction droite qui y plane.

    Où exactement, je ne sais pas. En montagne, je crois, bien que si tel est le cas je ne sache ni laquelle ni de quelle chaîne elle pourrait bien appartenir. C'est tout ce que j'en ai pu faire ressortir.
Je me laisse tomber à son côté, assise. Les gouttelettes sautillent en perlettes rondes et froides; leur verre humide finit de m'éclabousser.

    Mais c'est un espoir. Non qu'il soit mieux qu'un autre, mais c'est encore le seul qui ne se soit pas envolé. (Je pause. La regarde) Tu devrais lui donner une chance, Warui. Tu devrais t'en saisir. Si vraiment cela peut t'aider, tu devrais l'accepter.
(désolée de cette petitesse! °___° Fatiguée...)

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Dim 22 Avr - 6:11

Un voyage dans les montagnes? Warui leva les yeux vers la ceinture de montagnes entourant Nascarian. Ils y avait les montagnes vers la Mer, celles qui séparaient Nascarian et Oribano dans le temps, les plaines de Sybala, il y avait les montagnes entre Nascarian et la jungle. Des montagnes partout. Warui ne s'était jamais attardée sur les noms des chaînes et des montagnes particulières. La géographie n'était pas son fort. Michë pourrait leur en dire plus, l'Hybride adorant voyager pour cartographier le continent... le minuscule continent.

Warui frissonna en repensant à autre chose dans les montagnes: la neige. Des montagnes couvertes de neige. Comme Koori... brrr..... ça lui faisait froid dans le dos. Ce que Niiz avait pu en tirer... peut-être les personnes impliquées attendaient-elles la fin de sa convalescence pour lui en parler. Les soins de Keiko ne laisseraient aucune cicatrice, c'était un des compromis pour la possession du corps de Seras. Warui avait insisté pour garder les cheveux courts malgré que Seras les préférait longs. Ils n'étaient pas noirs comme ceux de Warui. Ceux de Seras avaient un reflet bleuté, ceux de Warui était noirs noir. Leur corps se remettait bien. Keiko avait interdit tout activité... elle aurait à endurer un sermon de sa part pour avoir couru en déchainée.

"Qui parlait du voyage?" demanda la Déesse à sa nièce qui vint s'asseoir à côté.

Ce voyage était un espoir, disait-elle. Une opportunité. Devrait-elle vraiment la prendre? Un voyage... on ne sait jamais combien de temps ça peut prendre. Reina n'était pas immortelle comme eux. Seras non plus... la petite était vulnérable et selon ses 'parents' influençable. Goldor voulait restreindre ses moments avec la princesse pour éviter qu'un de leur héros ne déteigne trop sur elle. Rouna voulait leur laisser plus de temps ensembles. Warui aimait Seras, de tout son coeur. Mais elle tentait de cacher sa tristesse, son remord en sa présence. La petite aimait l'entendre raconter des histoires et Warui lui ramener toujours un petit quelque chose de ses voyages. Seras adorait les coquillages, elle en avait un tiroir plein à craquer. Reina et Seras étaient encore trop jeunes...

"J'ai... deux personnes à protéger... comment les protéger quand je peux pas me protéger moi-même... si... si en allant là-bas... ça peut m'aider... si je peux y retrouver ma paix intérieur... alors... ça me coûte quoi d'essayer? Sinon un manteau très chaud?"

Warui avait horreur du froid depuis son passage à Koori... l'hiver pour elle... elle était toujours emmitoufflée dans d'épaisses fourrures.

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Lun 14 Mai - 18:18

Je m'aperçois que ce que j'induis est de nature terriblement personnelle. Cette idée que je ne réalise que seulement m'a laissée pantoise, assise dans la bruine fraîche qui se dégage de la cascade. Devant moi, les berges se resserrent jusqu'à dessiner la rivière; ce cours d'eau séparera longtemps la pierraille et l'artifice des derniers herbages. Ce sont deux rives qui s'opposent. Deux mondes. Deux temps. La place que j'ai prise me fait ressentir quelque chose d'étrange, comme assise sur la charnière d'un grand changement.

Ma réaction me surprend: j'ai hâte qu'elle s'en aille. Ce n'est pas que pour son bien que je lui propose ces projets larvés, ni dans l'attente de celle qu'elle sera au retour. Je réfléchis de manière nébuleuse à ce que j'ai dit auparavant. Je lui jette un regard surpris: elle m'a parlé. Qu'a-t-elle dit? C'était une question… Qui? J'essaie de me souvenir. J'avais saisi ces bribes de conversation au hasard d'un couloir. Les environs étaient désertes; peut-être m'avaient-ils remarquée. J'ai un uniforme en mémoire, mais tout est vague: j'avais tenté de me faire plus discrète que je ne le suis—tant de choses ont pu m'échapper!

    Ils étaient deux. L'un d'eux… rapportait des inquiétudes de la royauté. Il était haut-placé, bien sûr. Et faisait peut-être partie de l'armée. (Je secoue la tête: ) Il n'avait rien de ce qui ose se présenter comme chevalier sans en avoir l'étoffe. Le maintient, la voix… ça avait beaucoup contrasté avec l'un de nos diplomates. C'est lui qui avait avancé cette idée. Je n'avais jamais vu ce diplomate par le passé, je connais pourtant ceux qui conversent avec Fabulya et celui qui nous aide à conserver des liens quelque peu courtois avec le reste du continent… même s'ils ne sont pas de mes plus proches connaissances, j'essaie de me tenir au courant, ne serait-ce que pour le commerce.
Dit commerce qui s'avérait un rien épineux quand on s'avance dans les échanges avec l'étiquette de Maln'synyramirnaya, une des princesses de ce pays par trop magique au goût de beaucoup.

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Mer 16 Mai - 4:09

"Si c'est vrai... c'est que Goldor a lancé l'idée..."

Warui ne pouvait le blâmer. Le Roi, comme son père, était d'une génération où ils voyaient plus souvent les frasques de leur tante que leurs aïeux. Goldor voyait la facette trop insouciante de Warui depuis sa tendre enfance, il s'était forgé une idée, une perception de la Déesse depuis bien longtemps et cette perception pouvait refroidir leur relation. Et même Warui s'était un peu distancée de sa famille avec le temps. Seulement plus lentement que Niiz. Reina et Seras étaient ses liens présents. Reina les rejoindrait sur le pont. Warui se tourna vers la Métropole, regardant les tours du palais.

"Nolshira... pendant que je suis partie... j'aimerais que tu veilles sur Reina... j'aimerais que tu lui apprennes à se battre... avec toi, Michë et Keiko, elle est entre de bonnes mains. Et quand tu verras Ryuu... dis-lui... que c'était un plaisir d'être avec lui toutes ses années... et que mon dernier ordre en tant que son maître... je veux qu'il protège Seras... aussitôt qu tu l’emmèneras à Seras, il sera à elle, son gardien... dis à Gérard et autres qu'ils peuvent rester au Manoir, rien ne change de leur côté... Si ça vient de Goldor... il a déjà pris sa décision et têtu comme il est, il ne changera pas... je ne dirai au revoir à personne sinon je pourrai pas partir... mais je vais attendre que mes plaies se guérissent pour m'en aller. Jusque-là, s'il te plaît, ne dis rien à personne..."

La pirate mit une main sur sa poitrine en serrant les dents. La blessure lui faisait mal et le sang recommençait à tacher les bandages. Sa respiration devenait douloureuse.

"Bon sang... tellement... mal..."

Au moins elle n'en mourrait pas... mais elle se passerait bien la douleur...

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Sam 26 Mai - 19:44

Si cette idée est bien du fait de Goldor, on lui reconnaît aisément maintes raisons valables. Et ce à tout individu. Mais Goldor avait lui la responsabilité de son pays, ainsi que sa sécurité à gérer, et même si Warui avait toujours eu un comportement qui laissait à désirer, ses récents accès de violence ont fait tache sur le pays—déjà peu reluisant de nos pirateries. C'est bien beau, les gens qui ont la capacité d'être agréable, mais il faut que ses obligations soient tenues. Et dès lors que la sympathie n'est pas même un absolu chez ma tante… Je l'observe. Elle est dévastée. Perdue. Dans cet état, elle nous fait part d'une docilité inhabituelle. Résignée à tout, attendant seulement une solution.

J'ai eu tout le temps de voir ce même schéma, chaque fois, qui se faisait pour se défaire: à chaque erreur, la même volonté d'y remédier. Toujours Warui a cherché à réparer ses fautes. Cette Warui-ci, celle-là même que j'ai à côté de moi et dont le sang recommence à couler et se diluer dans l'eau claire, elle n'est pas ce monstre pervers imperméable à toute rédemption, ni même mauvaise en soi.

Je n'étais pas née qu'elle avait déjà cessé d'être la facette noire d'Arielle, cette nature très vite abdiquée, toujours reprochée.

Mais du remord, en a-t-elle pour les âmes dont elle s'était nourrie?
Non. Elle n'est pas la martyre d'elle-même comme elle nous apparaît si souvent à nous son équipage—elle n'est pas parfaite et loin s'en faut. Mais sa voix tremble quand elle me parle; ses plaies lui recuisent le cœur; et je me dis qu'elle n'est pas sourde aux conseil, que si elle a conservé de l'espoir en elle, je dois pouvoir le faire moi aussi.
    Ne t'inquiète pas pour ça. Je veillerai sur elle et je garderai le secret.
Je lui souris, me relève, lui tends la main.
    Viens, rentrons avant que Keiko n'envoie des militaires après-nous. Tu as laissé un beau fil d'Ariane derrière-toi, tu sais?
Nous n'aurons pas à chercher le chemin du retour, même si voilà près d'un siècle que les lieux n'ont plus de secret pour nous.

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Dim 27 Mai - 4:52

Si c'était Goldor, Warui ne pouvait lui en vouloir. Elle savait ce que c'était d'avoir des vies entre ses mains. Lui c'était un royaume. Oui il était bon, oui il était juste. Il reconnaissait que malgré la défaite de Daribad, ceux-ci ne calmeraient pas pour autant. Pourquoi? Pourquoi s'acharnaient-ils? En usant des bons mots, il pourrait sans doute convaincre le peuple de rejoindre l'armée afin de renforcer les nombres. Tant d'assassins à en devenir qui avaient percé les défenses... S'il y en avait de vivants et revenus chez eux, sans doute avaient-ils prévenu leurs supérieurs que le Démon Noir était encore bien en vie. Ils l'avaient vue être transpercée et elle y avait survécu. Même sans sa régénération elle aurait survécu... mais son état serait encore critique.

Goldor... avait toujours vu Warui comme une causeuse de trouble. Il la reconnaissait en tant que Déesse, oui, en tant que Princesse, oui, membre de la famille, oui. Mais pour lui elle était la honte de la famille... et l'épisode avec Seras n'avait en rien aidé. Si elle voulait remonter dans son estime, elle devrait y travailler. Coopérer avec l'idée de l'envoyer ailleurs un moment pourrait être un bon début.

Warui ne se préoccupait pas vraiment de ce que les autres pensaient d'elle. Les autres soûlons pouvaient rire avec elle dans les bars, les hommes pouvaient bien vouloir une nuit avec elle, le peuple pouvait bien l'aduler et la réclamer en temps critique... aussitôt qu'elle se retournait... c'était un monstre qu'ils voyaient. Elle le savait, elle le voyait. En dehors de sa famille proche et de Ryuu... Warui n'avait personne. Ils étaient grands, ils avaient des vies. Quand elle était chez elle dans les grands corridors... c'était le silence. Quand elle était dans sa chambre au manoir, c'était le silence. Les bruits de pas d'enfants, les chicanes entre Michë et Keiko, les tours pendables et les sermons pour faire d'eux des adultes dont elle pourrait être fière lui manquaient.

La Déesse serrait la main sur la blessure. Ouais.... faudrait rentrer. Warui remercia chaudement Niiz quand celle-ci accepta sa décision. Et, oui, elles n'auraient pas de difficulté à retrouver le chemin. Niiz lui tendait la main. Warui, pour la première fois depuis des jours peut-être, eut un sourire. On la reconnaissait mieux. Elle prit la main de Niiz et s'aida pour se lever.

"De plus que d'être nue sous un peignoir, pas que ça me déplaît, mais en étant trempée, il fait un peu frisquet... et je veux pas l'armée nascarienne au cul... j'ai déjà celle de Fabulya... et c'est quoi un fil d'Ariane?"

Warui marchait lentement sous la douleur. Bientôt la plaie serait guérie. Vive les talents guérisseurs de Keiko!

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Mer 4 Juil - 21:15

Nous nous avancions à gué vers la rive quand elle a commencé à me parler comme m'a toujours parlé Warui. J'ai ri comme une gamine qui joue dans les flaques après une averse; à grande gamine, plus grande flaque: mes jambes pataugent à demi, j'ai de l'eau jusqu'au-dessus des genoux. Sa question me fait me retourner. De surprise, je commence d'abord par la considérer vaguement, interrogative: elle a le pas un rien plus lourd que le mien et du sang tachette sa main qui serre ses plaies.

J'ai toujours un sourire sur mon visage depuis que le sort en a été jeté.
    Un fil d'Ariane, c'est une piste, un chemin, un indice qui sert à ne pas se perdre. C'est une expression qui vient d'une princesse amsyaise: elle avait voulu guider son prince hors d'un labyrinthe en lui offrant un fil qu'il déroulerait derrière-lui.
J'ai le sourire depuis que je sais que Warui s'en ira.

Une bise paisible se lève.
    On ferait mieux de rentrer au plus vite… si en plus d'avoir ouvert des sutures tu attrapes un rhume, Keiko nous tapera sur les doigts aussi fort qu'elle le pourra: elle doit savoir réparer des phalanges à pouvoir nous torturer longtemps… tu crois pouvoir nous téléporter?
Ça lui évitera et d'attraper froid et de traîner derrière-elle tous les mâles qui croiseront le chemin de son peignoir qui s'entrouvre négligemment et dont le tissus maintenant trempé moule toutes ses formes.
Elle aurait été parfaitement nue que ça n'aurait rien changé.
    On va peut-être s'arrêter au manoir, que tu te changes le temps que je m'en aille chercher Keiko.

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Mer 4 Juil - 21:49

Warui tentait de rester le plus droite possible pour ne pas trop alourdir Niiz. Même si elle étaient presque de la même grandeur. Warui la dépassait de dix centimètres. Minuscules.... Elle prenait de grandes respirations, s'efforçant de ne pas penser à la douleur qui l'élançait.

Oh? C'était une expression pour laisser des traces de son chemin... Warui connaissait la version des cailloux laissé par le petit Farïd qui ne voulait pas se perdre dans le bois. Les parents la racontaient avec le pain aussi mais Warui préférait les cailloux immangeables. Les histoires d'autres pays se répandaient vite...

Un vent frais se leva et fit frissonner Warui. Si elle rentrait avec un rhume, Keiko exigerait des explications et si elle apprenait que sa mère avait défier ses ordres, mère ou pas mère, Warui risquait de recevoir un sacré savon. Elle ne savait pas si les sutures s'étaient défaites, elle n'osait pas baisser le regard pour voir l'état de la blessure. Warui n'avait jamais été forte question coup de froid. Elle s'enrhumait souvent pour un rien.

"Ouais..... faire vite..."

La téléportation? Warui eut un air abruti pendant deux secondes, tentant de raisonner la question de Niiz avant de cliquer. Elle avait carrément oublié! Elle pouvait se téléporter! Warui cessa de marcher, reprenant son souffle. Vrai... ce serait mieux que de marcher jusqu'au Manoir et de se vider de son sang en plus de sa tenue qui n'était guère convenable. Warui prenait le temps de jauger ses forces restantes. Elle avait tout brûlé à courir et à frapper le roc. En ce moment elle haletait comme si elle manquait de souffle.

"Après..... ça..... je suis.... crevée....."

Elle se concentra sur leur destination qui était sa chambre au Manoir. De la fumée noir les enveloppèrent, les aspirant dans leurs ombres. Le tout se passa en l'instant d'un clin d'oeil. La prochaine chose qu'elles virent furent les meubles de la chambre de Warui. Celle-ci se détacha de Niiz et s'effondra sur son lit.

"O... kay.... tu peux..... aller chercher.... Keiko...."

N'empêche que malgré son état, elle avait un sourire en coin.

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Jeu 5 Juil - 21:28

Même si de petite stature, je n'ai pas grande difficulté à enjamber la berge sans trop secouer Warui. Elle pèse un peu, mais ne s'est pas avachie sur le maigre appuis que je dois faire malgré une vie censément nourrie à l'action, ce qu'on dirait sans cesse contredit par mon corps. Ses pattes quittant la rivière pour l'herbage clairsemé et comme cendré par les fumées qui descendent parfois jusqu'ici, elle est parcourue d'un frisson qui me la laisse songeuse, puis stupéfaite.

Je ne sais pas comment fonctionne la téléportation, mais ne pas en être dotée doit m'y faire penser plus souvent que ce ne doit être le cas pour notre capitaine. On ne doit voir ce qu'on a qu'après l'avoir perdu, quand ça paraît à ce point faire partie de nous—à moins que ce ne soit une capacité bien trop peu usitée quand on se rôde à voyager. Mais quant à aller à pied, dans l'état actuel des choses, on peut entendre son souffle rauque nous crier son désaccord; j'ai l'impression qu'une poussée suffirait à la faire s'effondrer.

Mais des deux, c'est moi qui en viens à m'accrocher à elle: une secousse, un vide puis le néant. Tout se déroule le temps d'une seconde à peine, mais la chute est perceptible.

J'aurais perdu connaissance?

Je n'ai pas le temps de voir que la chambre nous entoure à nouveau que Warui m'échappe et s'affale dans le bruit mou de son matelas. Tout est comme nous l'avons laissé, si ce ne sont quelques panneaux de bois déjà débarrassés du sol, encore jonché d'échardes. Je les sens qui crissent sous mes pattes quand je m'engouffre dans le couloir—bien qu'un temps d'hésitation me fasse chercher la porte, dont les gonds pendent encore mollement.
Nulle attention n'est accordée aux domestiques cependant que je réfléchis à ce que je pourrais dire à Keiko pour alléger ses foudres… sachant qu'elle trouvera la porte en lambeaux et ce chemin de terre fraîchement tracé par Warui. Quelques-uns des débris qui le sèment me barrent parfois la voie et mes pieds viennent à s'y prendre. Que je ne m'y trompe pas: rien ne pourra être caché à Keiko sur ce qu'il s'est passé.

Arrivée dans la cour du château, je dois interroger plusieurs passants, courtisans et serviteurs confondus, avant de savoir où je retrouverai la guérisseuse. Je ne prête nulle attention à leurs regards interrogateurs et m'élance dans les couloirs; je dévale les escaliers—
et enfin, la croise qui s'en va. C'est alors seulement que j'essaie de m'arrêter que je comprends la raison des interrogations que j'ai suscitées à mon passage: je suis aussi trempée qu'une noyée, jusqu'aux os. Je dérape sur un mètre trente six centimètres sept millimètres en équilibre précaire avant de retrouver un appuis sûr.

Cette fois, c'est certain, nous ne soustrairons pas si facilement d'une correction assénée par Keiko.
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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Mar 10 Juil - 22:37

(S'ra ptet pas comme réponse, je veux pas trop utiliser le portable de Ced ^^' Mais je pouvais pas résister)

Keiko sortait de l'aile du palais dédiée à l'enseignement des jeunes nobles. Plus précisément, les cours de magie de base. Elle ne tolérait aucun flânage et les petit farceurs qui tentaient de pimenter la classe à leur façon se voyaient justement punis. L'Humaine tenait entre ses bras les devoirs écrits de ses étudiants et marchait doucement en rêvassant. Elle sortit de sa bulle en sentant l'aura de Niiz s'approcher à grande vitesse et tourna la tête en la voyant glisser du coin de l'oeil. Elle recula d'un pas pour éviter d'être frappée par la boule de poil trempée, trempée?, qui semblait essouflée.

Keiko resta abasourdi un instant, les yeux ronds. Contrairement à son habitude, la jeune femme était bien habillée, alors mouiller son linge...

"Ça va? T'as pas l'air blessée pourtant. Qu'est-ce qui presse à ce point?"

Il y avait aussi le détail que Keiko avait un sens très aiguisé des auras. Non seulement elle pouvait bien voir les auras des gens, mais elle pouvait en repérer les traces sur des objets ou le sol ou des gens en contact avec d'autres gens. Et l'aura de Niiz portait une légère trace de celle de sa mère... le raisonnement ne se fit pas difficilement. Niiz + eau + Maman = problème. Les sourcils de la magicienne se froncerent aussitôt et elle prit un air sévère et réprobateur, fixant la petite Farïd Noire.

"Qu'est-ce qu'elle a encore fait pour ignorer mes ordres!?"

Elle l'avait pourtant répété, répété et répété encore et encore à sa mère de NE PAS forcer son corps durant sa convalescence et qu'est-ce que sa mère foutait? Elle forçait son corps durant sa convalescence!! Keiko était en colère et sa se voyait à ses dents serrées et sa prise plus forte sur les documents dans ses bras. Elle expira bruyamment et aggrippa le bras de Niiz pour les téléporter à la chambre de la Déesse qui avait réussi à monter complètement sur son lit. Warui s'était mise de côté pour respirer plus facilement. Keiko lâcha Niiz, empila quelques oreiller pour du support et y adossa sa mère qui n'osait la regarder.

Sans gêne ni hésitation, sa fille lui enleva ses bandages pour constater que oui les sutures s'étaient déchirées. Keiko eut un soupir.

"Mais c'est pas vrai! Tu m'écoutes jamais!" marmonna-t-elle en faisait apparaître un bac d'eau, des linges propres, des bandages neufs, du fils pour de nouvelles sutures et une aiguille pour coudre.

Elle mouilla une des linges et nettoya la blessure de Warui des deux côtés, en avant et en arrière, en grommelant mais en y allant doucement. Une fois la plaie nettoyée, elle engourdit la région pour y mettre les points de sutures tout en désinfectant et remis de nouveaux bandages blancs tous beaux tous propres.

"Maintenant si tu rebouges avant que je te dise de le faire, je te laisse avec les autres médecins!"

C'était la menace ultime. Keiko savait très bien que sa mère détestait les médecin dut à ses premières années de vie quand les guérisseur royal Mardror devait l'endormir chaque fois qu'elle piquait une fois dans le corps de sa soeur Arielle, ce qui résultat souvent en bain de sang. Mardror avait été le seul médecin que Warui tolérait et depuis que Keiko avait appris la médecine, seule Keiko avait le droit de s'occuper d'elle. Warui aussi était trempée...

"Vous êtes allées où pour être dans cet état-là, hein?"

L'Humaine se tourna vers Niiz.

"C'est toi qui l'a convaincue de sortir dans son état!?"
"Keiko.... calmes-toi...." lui supplia faiblement Warui.

Sa fille sembla rougir.

"T'as reçu une épée directement dans le poumon et t'as une côte de coupée! Là je te vois à moitié morte, trempée juste qu'aux os, tu vas attraper un rhume j'en suis sûre, et je vois tou aussi trempée de toi! Non je ne me calme pas! Tu m'as désobéi quand mes ordres étaient très clairs! Tu restes dans ta chambre! Crois pas que j'ai pas vu la porte! Non je l'ai pas vu parce que te connaissant tu l'as sans doute éclatée en morceaux!"

Warui rentrait sa tête dans ses épaules....

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Re: Juste entre nous...

Message  Niiz le Lun 16 Juil - 9:53

Elle s'est reculée de trois pas et me toise maintenant comme une riche Neltaine se permettrait de toiser un chien errant et pelé croisé au hasard d'une rue chique. À peine me parle-t-elle que je me sens l'obligation de baisser le nez à terre, toute honteuse dans ces vêtements qui me collent aux épaules et retombent mollement. Ces loques dégouttent sur le marbre du couloir, finissant de me retirer toute la noblesse pompeuse dont aurait pu se doter Niiz, la petite princesse corsaire—surtout au côté d'une Keiko sortie toute droite et pimpante de ses cours.

Sa première question se pose logiquement sur mon apparence pour le moins étrange, et ce même pour cette farïd qu'on a bien fini de réputer pour son excentricité.
    Et bien, euh…
Mais cette affaire de mode personnelle ne l'intéresse pas outre mesure, et elle oblique dans le vif du sujet ce même temps que j'essore un peu mes cheveux, rendus fort lourds par notre petite visite aux Chutes. Néanmoins, elle n'attend pas que je fasse un bis à ma précédente réponse (‘Et bien, euh...’) pour m'empoigner le bras avec plus de vivacité que la couleuvre ou la vipère puis que je sente une fois encore le sol se dérober de dessous mes pattes, pour la seconde fois ce jour.

Mieux que précédemment, j'arrive à conserver mon équilibre quand s'esquisse alentour la chambre de Warui. De ce fait, voyant Keiko élancée vers elle, toute rage, réprimande et médicalement armée, je me recule dans ce qui me semble être dans la pièce le coin le moins affecté par le courroux ambiant. Je m'y tiens coite, toute à essayer de suivre l'évolution des grommellements. J'ai crus qu'ils s'allaient s'apaisant jusqu'à ce qu'ils cessent brusquement.
    ‘Vous êtes allées où pour être dans cet état-là, hein?’
Question épineuse, celle qui vient ensuite me donne plus de problèmes quant à la réponse. Keiko se cherche un coupable, et semble-t-il assez sain pour se passer plus librement les nerfs dessus. J'ai plaqué mes bras contre moi, raide et comme au garde à vous, mais perdue.

Ai-je vraiment convaincu Warui de sortir?—oui, si je n'avais pas été là, peut-être se serait-elle tenue tranquille—mais convaincre suppose un discours—il y a eu discours—mais pas dans ce sens—c'était bien malgré moi—ce qui ne change rien au fait de convaincre—alors?—… alors quoi?—alors je fais un terce:
    Et bien, euh…
Les pensées s'embrouille. Quelque chose ne va pas. Manque. Me démange. Un froid. Un poids n'est plus là. Une erreur.
(—puis défais mes gants et mes bracelets)
Mes gants. Mes bracelets.
Oubliés.
Je tâtonne mes poches au travers du tissu, les sens. Grâce au ciel, Warui a détourné l'attention de Keiko. Elle me fait dos. Elle ne me voit pas. Mes gants… je les remets.
Soupire.
    Keiko…
—ce n'est pas grave?—si.
—passe l'éponge pour cette fois.—comme combien d'autres fois?
Pendant que je cherche mes mots, elle continue, ne m'a pas entendue.
    Keiko! Keiko, arrête. C'est bon, maintenant: tu lui as posé ta condition. Elle a compris.
Et si tel n'est pas le cas, rien ne le lui fera comprendre.

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Re: Juste entre nous...

Message  Warui & cie le Mer 18 Juil - 4:57

Keiko se retourna vers Niiz, furax.

"Compris? Compris!? Elle n'a pas compris!! Si elle aurait compris, elle serait restée à son lit comme une bonne patiente! Mais elle est tellement tête de mûle que même un âne abandonnerait!"

Une main bleue se posa sur l'épaule de Keiko qui fit vivement volte-face, prête à éclater de nouveau et à gifler sa mère pour son insolence. Cependant elle ne croisa pas le regard de sa mère mais le regard d'une Farïd bicentenaire qui en savait plus Black Blade que son propre équipage. La Farïd Bleue attrapa le poignet de Keiko d'un réflexe naturel, sans même broncher.

"Keiko" dit Seras d'un ton très calme.

L'Humaine se calma sur le coup.

"Je vais dire la même chose que j'ai dite à Nolshira sur le bateau lrs de la chasse aux lévianthans: Ils n'y a pas que contre le monde physique... que les hommes se battent, Keiko. Ta mère, est morte, Keiko. Ta mère est décédée au mois d'Octobre, le jour où toi et ton frère êtes venus au monde, en donnant sa vie pour redonner la sienne à votre père"

Tout aussi victime de la blessure, Seras s'arrêta pour reprendre son souffle.

"Elle a réussi à accepter ses démons. Elle m'a sauvé la vie. Elle aurait pu assimiler mon âme, me tuer. Mais non. Ta mère m'a laissée. Je suis consciente de tout durant son contrôle. Je connais son humeur, je connais mémoires. Ta mère, Keiko, a des démons. Des démons vieux de deux cents ans!"

Seras regarda Niiz pendant quelques secondes puis revint à Keiko.

"Keiko... ta mère... est une bête.... elle le sait, elle l'assume... elle ne sait pas comment s'exprimer lorsqu'elle en a de besoin... ta mère.... Seras cherchait ses mots, Ta mère... sait qu'elle est morte... Keiko... s'il te plaît, Keiko... je sais que tu endures les caprices de ta mère, je sais que tu endures le fait qu'elle semble se foutre de tes soins... elle veut se sentir vivante, Keiko. Elle n'est pas en paix avec sa mort. Elle meurt pour vous mettre au monde... ça lui fait si mal... que peut-être elle fait exprès pour vous ne la laissez pas seule... Keiko... même pour moi qui cohabite avec elle depuis tout ce temps, je ne la comprends pas complètement... elle veut changer, elle veut s'améliorer..."

Keiko remballa ses affaires avec violence.

"Changer... changer... elle a eu deux cent ans pour changer!!"

Seras eut un soupir, exaspérée.

"Je sais pas pour toi mais pour moi le fait qu'une veuve noire assoiffée de sang et d'hommes rendue aigrie par toute sa vie en solitude et qui n'avait aucun remords à baiser ton père sur le toit d'une tour alors qu'elle était dans le corps d'Arielle soit devenue une mère aimante qui ferait tout pour protéger ses enfants, qui a donné sa vie pour assurer celle de ses enfants et qui se bat pour son Royaume sans en demander en retour est capable de changer!"

Keiko finit d'emballer ses instruments plus doucement. Elle regarda Seras. Seras la regardait tout aussi fixement.

"Ta mère, Keiko Miyena, est la Déesse du Courage"

L'Humaine acquiesça d'un coup de tête.

"Telle mère, telle fille, hein?" dit-elle avec un faible sourire.

Elle se releva et défroissa ses vêtements. Elle fit un signe d'au revoir au deux Farïd et sortit par le seuil de la porte. Seras regarda Niiz.

"Ça fait un bon moment, hein? Le corps d'une mortelle, endurer la puissance d'un Dieu... c'est extrêmement fatiguant... je suis encore là... c'était une bonne sieste... désolée pour l'absence..."

"Je dirais plutôt 'merci' "
"Eh.... c'est mon travail"

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