Un visiteur perturbant

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Re: Un visiteur perturbant

Message  Stryfe le Dim 4 Sep - 5:42

Il venait tout juste de descendre du toit pour rejoindre ses nouveaux alliés (même s'il avait la ferme intention d'en sacrifier pour le simple but d'une petite conquête, Stryfe appelait encore ça des alliés), et il constatait déjà un changement dans leur attitude envers lui. Dolf le fixait-il avec un soupçon de peur? L'idée que ce dieu clandestin avait déjà réussi à terrifié son nouveau guide lui mit un petit sourire aux lèvres. Et la rouquinne, elle, était tense, prête à le tuer au moindre faux pas. Ça aussi, c'était une raison de plus au déchu de sourire, et il ne le cacha pas. Même lorsque Dolf lui demanda d'un ton plutôt las et inaproprié s'il allait devoir nettoyer ce foutoir.

-Ce ne sera pas nécessaire. dit le guerroyeur. Ce poste doit servire de message. Clair et directe, de préférence, et je sais précisément comment faire. Sur ce, en combien de temps penses-tu pouvoir courir un demi-kilomètre? C'est la distance que je te recommandes de prendre si tu ne veux pas te trouver dans mon aire de "balayage".

Ensuite, Stryfe tourna son regard vers la rousse. Elle n'avait toujours pas relaché son regard, et Stryfe commençait à penser qu'elle deviendrait possiblement un problème. Pas autant parce qu'elle donnait l'impression d'être une menace, mais plutôt parce qu'il aurait voulu repousser d'avoir à "discipliner" ses futures troupes. Un chef qui assassinait ses soldats avant même de les avoir séduits faisait mauvaise figure. Il pourrait touours les rachetés, alors la situation ne serait pas perdue, mais il aurait quand même voulut éviter cela. Il jeta son regard vers la lycanthrope et lui adressa la parole.

-Toi, cependant... dit-il. J'aimerais que tu restes avec moi.
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Re: Un visiteur perturbant

Message  Dolf Polim le Mar 13 Sep - 19:47

Le faux dieu le détrompa... Sans trop en dire. Et ça ne lui plu pas. Loin de là: si notre bon vieux déchu avait concédé à ce massacre, à y prendre part, c'était pour trouver des réponses à ses propres questions -- en gros, celles qu'il eût du poser quand ça lui avait été proposé. Peut-être lui eût-on menti, peut-être ne lui eût-on pas même répondu, mais peut-être aussi eût-il réussi à obtenir une réponse (incomplète, ça allait aussi). Mais tout ça, c'est beaucoup de peut-être, et en plus d'être très répétitif et très énervant pour le lecteur (oui, toi qui me lis, j'essaie de penser à toi quand j'écris) c'est surtout incertain, et trop peu fiable pour mondieu qui préfère ne croire que ce qu'il vérifie lui-même. Ça n'allait pas s'arranger.

- Hein? Quoi?

Eeva paraissait assommée. Anubis n'avait encore rien dit, il fut tout juste capable de hausser les sourcils dans une expression de surprise.
La rouquine lui jeta un regard en coin, glacial. Ils n'avaient pas besoin de parler, ni même par télépathie. La question et sa réponse coulait de source. "C'est prudent? -- Non. Mais t'as pas le choix."
En effet, elle n'avait pas le choix, et c'était d'ailleurs ce qu'il y avait de plus prudent, aussi paradoxal que ça puisse être.

- Je risquerai plus rien d'ici deux minutes grand maximum.
Il était parti, laissant là la Louve. Anubis cherchait déjà à retrouver trace d'au moins l'un des lycans qu'il était capable d'éloigner du sinistre.
Eeva, elle, conservait le silence. Elle n'avait pas lâché ses armes, paraissait toujours à deux doigts de péter les plombs. Elle était immobile.
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Re: Un visiteur perturbant

Message  Stryfe le Mar 27 Sep - 1:21

Finalement, Stryfe était tout seul avec la rousse. Dolf était parti en courant. Au moins, il reconnaissait la force du déchu. Bien... C'était déjà un début. Mais la rousse elle? Elle le tranfixait de sa haine et son visage, pourtant déjà recouvert de sang encore frais, avait visiblement rougi. De rage ou d'embarras? De rage, Stryfe le sentait. Une petite alerte dans son cerveau encore humain l'en avertissait. Mon pote, mais qu'est-ce que t'est con! Tu le vois pas que cette gonzesse veut ta mort? Si tu t'bouges pas, tu vas mourrir! Mais il y avait déjà longtemps que Stryfe n'écoutait plus cette voix. Ses instincts d'animal humain n'avaient pas encore compris, mais lui le savait qu'il était depuis longtemps loin d'être humain. Et ce signal de danger, il y a longtemps qu'il ne veut plus rien dire pour lui. Il est juste là, au cas ou le déchu oublierait qu'il n'était que presque invincible. Presque...

Pour le moment, la fille gardait son calme, même si la rage bouillait en elle. Et Dolf? Stryfe lui donnerait cinq minutes. Il aurait le temps de s'éloigner. Ils auraient donc le temps de parler. Il trouva la pile de cadavre que Dolf s'était fait et s'assit. La fille le défigurait encore. Bon dieux, mais elle pensait continuer ça combien de temps. Stryfe, lui, était de glace. Il lacha même un grand et long soupir de satisfaction. La violence était belle aujourd'hui. Aussi belle que la Déesse sanguinaire, Blodé'yah. Stryfe se rappelait d'ailleurs, d'un air amusé, que son clan (depuis longtemps éteint) la vénérait dans sa jeunesse. Il aurait peut-être prit le temps de lui accorder une brève prière, s'il n'avait pas à parler a cette conne. Mais il serait patient. Après tout, la violence était si belle.

-Pourquoi me regardes-tu comme ça? demanda Stryfe, directe et calme. Le combat te dégoûte-t-il tant?

Elle garda le silence. Persistante, la petite... Mais pas pour longtemps.

-Tu avais l'air pourtant très enthousiaste en racontant tes récits de guerre aux autres saoulons de la taverne. remarqua Stryfe d'un sourire narquois. Non, alors... Non. Ce n'est pas le combat qui te dégoûtes... Quoi donc? Hmm...

-Je ne sait pas de quoi vous voulez parler. dit-elle, en grinçant des dents.

-Tu mens mal. Très mal. Hmm... aurais-tu voulu qu'on te laisses une ou deux petites conquêtes? supposa Stryfe, l'air de plus en plus moqueur. C'est peut-être cela que tu cherchais dans le bar? Un homme ou deux pour te tenir au chaud, oui?

-Tais toi...

Évidemment ce n'était pas cela. Une femme comme celle-là ne devait avoir aucune difficulté a trouver un homme pour remplir son lit, mais l'exactitude n'était pas son but ici. Il voulait qu'elle s'enrage. Il cherchait à la provoquer. Et même s'il n'était pas pile dessus, elle n'aimait pas qu'on l'attrape en plein délit.

-Il doit bien rester quelques jeunes hommes cachés dans les recoins de leurs maisonnés. Des jeunes hommes de quatorze ou seize ans. À cet age, ils sont très facile à coincer et tellement prêts à plaire... continuait Stryfe avec ce même horrible sourir.

-T'aurais pas dû tourmenter l'enfant.... grogna-t-elle.

-Pardon?

-T'aurais pas dû tourmenter ce garçon! explosa-t-elle en criant. Tu venais tout juste de tuer son père!

Sa voix était drôlement fracassante, étrangement aigue comparée à ce qu'elle était plus tôt. Devant n'importe quel autre homme elle aurait été impressionnante.

-Ah? répliqua le Déchu d'un air las. En effet. Et?

-Et? ET?! Ce n'était qu'...

-...Qu'un enfant qui a tenté de me poignarder? compléta Stryfe, saturé de ces sornettes idéalistes. Alez-vous ensuite me dire que j'ai tort de tuer la femme qui me pointe d'un cannon? Ou que le lion n'a pas le droit de se nourrir de la chaîre du zèbre inoffensif? Hmm?

-C'était un enfant... et vous avez tué son père...

-Si c'est la jalousie qui te tracasse autant, j'aimerais te signaler que je n'étais pas seul. lança le déchu d'un ton qui se voulait faussement amicale. Des trois-cents habitants de cette colonie, j'ai pu compter environ quatre-vingt petites familles. Peu d'elles étaient monoparentales.

Eeva savait où allait cette conversation. Elle ravala sa salive, dur, et ce son vint renforcer l'ignoble et malicieu sourire du Déchu.

-J'ai compter: j'ai tué soixante-sept hommes, quarante-trois femmes et un nombre à peu près égale d'enfants. Tous, ou presque, ont été abattus en pleine course. Même d'où je viens, peu d'hommes sains d'esprit tiendraient tête à une mitraillette. Ton chef, lui, a été plus précis; normale, étant donné qu'il était en combat rapproché et qu'il a, comme moi, gardé son calme. Une vingtaine d'hommes, cinq ou six femmes. Rien d'anormale. Toi...

-Arrête...

-Toi, tu étais vraiment prise dans ta furie! C'en était... Fantastique! Quarante-deux hommes et cinquante et une femmes!

Le sourire de Stryfe était devenu encore plus pointu, comme un long croissant de lune qui parcourait son visage assombri.

-Aimerais-tu savoir combien de dizaines d'enfants tu a massacré dans ta stupeur?

-Arrête!

Elle lança un coup de poing au visage de Stryfe. Rapide, puissant. Mais le déchu s'y attendait. Il attrapa son poing et la tint ainsi en la fixant dans ses yeux pendant un instant interminable et horrible. Et Stryfe, il souriait encore.

-Vingt-quatre! répliqua-t-il d'un ton froid et sec. Vingt-quatre petits enfants qui ne deviendront jamais adultes, qui ne connaîtront jamais la haine comme l'amour, la misère comme la joie...

Avec une force et une dextérité impossible, et surtout un calme déconcertant, il inversa douloureusement deux de ses jointures et craqua les deux autres. Le son sec et fracassant seul aurait été assez pour faire monter le coeur de la jeune femme, mais en plus il y avait la douleur. Elle devait se retenir... Elle ne pouvait pas crier devant lui... Mais pire encore que la douleure, il y avait son visage. Le sourire était encore là, mais elle ne le sentait plus sourire. Ce n'était qu'un masque maintenant, une esquisse d'un sourire, provenant d'un homme qui n'avait jamais souri et qui ne savait certainement pas comment le faire. Derrière ce sourire, il n'y avait que le néant: un vide, un calme imperturbable et infini. Il avait déformé et détruit sa main comme un enfant arrache les ailes d'une mouche; indifférent. Complètement indifférent. Il aurait tout bien pu lui mettre une balle dans la tête ou la violer, pour lui ça aurait été tout pareil.

-Les gens meurent... Hommes... femmes... vieux... jeunes... Voilà la seule vérité universelle sur l'humanité. Et souvent, la plupart du temps, c'est entre les mains d'autres gens qu'ils meurent. La guerre, le combat, la violence... Ce ne sont que quelques expressions d'un cycle cruel et éternel. Tous doivent mourir, d'une manière ou d'une autre, en temps et en lieu. Qu'importe s'ils le méritent ou non.

Il lâcha le poing d'Eeva, la laissa tomber à terre, écrasée par son insignifiance par rapport à cet homme.

-Je ne tolère pas bien l'hypocrisie, mais je n'ai aucun avantage à te tuer ici. dit Stryfe sèchement. Considère toi chanceuse; je n'y vois aucun inconvénient, non plus.

D'un geste de sa main, les six drones qui lui servent normalement de bouclier couverrent la fille et formèrent un grand bouclier.

-Ça devrait tenir le coup. Et sinon... Eh bien... Voilà un risque que je suis prêt à courir.

Il replia ses jambes, flexa les muscles, et d'un bond colossal, il sauta loin au-dessus du fort. À combien de mètres du sol était-il? Haut. C'est tout ce qui importait. D'un geste rapide, il alla chercher dans son pocket space son arme la plus redoutable. Le message devait être clair, et il ne fallait pas rechigner sur les moyens. De sa poche, il sortit un énorme cannon (il devait faire presque deux fois la longueur d'un cheval, et plusieurs fois son poids!), et il le braqua sur le village. Il mit le doigt sur la gachette. Savoura le moment. Une seconde... deux secondes... trois... quatre... Et ce n'était pas avec une joie sadique qu'il tira la gachette, ni avec anxiété, mais avec une satisfaction détaché qu'aucun autre humain aurait pu comprendre. Il sourit.

En bas, Eeva était sonnée. Eh oui. Elle était une meutrière comme tout les autres. Plus aucune illusion. Mais lui... Même pas un meurtrier. Encore fallait-il être humain pour être un meurtrier, et dans ses yeux... Elle n'osa pas y penser. C'est ensuite qu'elle "le" vit de haut. Au début, juste un petit point noir dans le ciel. Rien de spécial. Rien de nouveau, quoi. Mais le point grossissait, craquelait avec des petits écairs sombres. Le ciel semblait se trouer, se déchiqueter. Et ensuite, l'obscurité totale. Ce n'était pas une balle qui était sortie de l'arme de l'étrangé sortit des profondeurs les plus froides du ciel, mais les ténèbres. Les ténèbres qui dévoraient tout, tout, tout sur son passage. Les maisons furent grugées en néant en moins d'une seconde, les corps firent broyés, le sang but goulument par l'obscurité environnante. Même la terre fut arrachée et dévorée voracement par les ténèbres. Elle était au tout milieux d'une abysse béante, se sentant nue et sans défense contre cette force incalculable qui ne voulait que dévorer tout sur son passage. Elle se recroquevilla sur elle même et se mit à pleurer. Elle était terrifiée, car elle savait que s'ils le pouvaient, les ténèbres la dévoreraient en entier elle aussi. Et si l'étrangé se fachait, il la nourrirait aux ténèbres. Elle avait si peur...

Du haut, Stryfe observait le spectacle avec une fascination morbide. Tout se désintégrait sous l'énorme jet d'antimatière, même la terre environnante, et ça ne prenait que quelques secondes. Impressionnant... Il arrêta le jet une fois qu'il se sentait satisfait, et lorsque l'antimatière noire disparue, il ne restait du fort qu'un cratère béant, creux d'au moins une centaines de mètres en son centre. Seul restait une petite tache insignifiante presque au centre, une femme (ou une petite fille? Elle ressemblait tellement plus à une enfant maintenant) recroquevillée, paralysée par la terreur. Il atterit tout près à côté d'elle, reprenant ses drones dans sa cape. Elle leva légèrement la tête et fut horrifié. Le monstre souriait encore...
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Re: Un visiteur perturbant

Message  Dolf Polim le Sam 1 Oct - 22:14

Le chien avait dépassé les fortifications sans croiser âme qui (sur)vive. Ses Loups avaient plus de jugeote que lui. Il faudrait pas mal de temps avant de récupérer tout le monde. Surtout avec ce qu'il avait appris par Iseult: si Dariel avait dû compter sur Nikolai pour se tirer d'affaire, les ennuis avaient dû s'étendre jusque dans la Crevasse. Ce n'était donc même pas la peine de penser réunir la petite troupe pour discuter stratégie.
Quelques jurons très inspirés et une odeur de whisky attirèrent son attention. Ca sauverait sûrement la vie de ce bon vieil Anasthase. On n'en dira pas autant de sa cachette à tords-boyaux. ''Non, j'y crois pas…'' Pourtant, il le fallait bien: pour l'ivrogne, l'appel de la bouteille était plus fort que celui de la forêt.
Il abandonna sa forme canine pour attraper l'informateur au collet. Le lycantrope n'eut qu'une exclamation de surprise. Dolf dut puiser dans ses réserves pour garder la cadence. Ce n'est qu'après une dizaine de mètres qu'Anasthase commença à se débattre.
Un frisson nauséeux lui fit lâcher prise. Il crut sentir toute une partie du monde s'arracher, disparaître. Tout, même l'air qui se raréfia légèrement, se fit tout simplement absorber. Ceux qui n'étaient pas déjà morts furent effacés, corps et âmes. Ils n'étaient plus, et c'était tout.
La terre trembla. Quelques arbres craquèrent. Les deux hommes (plus ou moins humains pour leur part) tombèrent. L'ivrogne réussi à se retenir à une branche et fit sont brillant constat:

Hé... Hééé! Ils sont où, les arbres? Et il est où, le mien? Y'a plus d'horizon. Et merde. Faut les sauver! … mes bouteilles...

Dolf hésita avant de se relever. Il aurait voulu prendre son temps, réfléchir dans le calme à comment tout ça avait pu lui arriver et pourquoi, surtout pourquoi, au grand pourquoi ça lui tombait toujours dessus. Ou pas loin. Il paraît qu'on a plus de chance d'être percuté par un astéroïde que de gagner à la loterie. Il devrait essayer de s'acheter un billet, un jour...

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Les genoux ramenés sous le menton, Eeva tremblait. Son visage était blanc et neutre. Elle était en fait incapable d'éprouver quoi que ce fût: sa tête s'était vidée, il n'y restait plus qu'une seule idée que le choc n'avait pas détruit. Une seule. Surtout, surtout ne pas baisser les yeux.

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La voix d'Anasthase faisait un espèce de babillage continu en fond. Un genre de bourdonnement d'oreille. Lassé, le basané s'approcha de ce qu'il n'avait évité que d'un cheveux. Un large cercle qui démarrait en pente douce creusait une coupure nette. Certains arbres penchaient, instables. Leur base avait dû être tranchée. Quand il releva la tête, il dut reconnaître que même si Anasthase était abruti par l'alcool, il était dans le vrai: l'horizon avait été balayé. Quelques éboulements commençaient à se faire à plusieurs points. Sinon, à part cette grande colonne qui semblait plutôt friable, posée là au milieux comme un pâté de sable, tout paraissait avoir été découpé avec soin.

Il l'a fait, cette saloperie! Il l'a fait.

Anubis ricanait.
L'informateur, de son côté, laissait couler le contenu de sa dernière bouteille avant de le rejoindre en claquant sa langue comme un petit vieux. Il plissait les yeux, comme s'il essayait de comprendre le pourquoi du comment de cette drôle de sculpture que leur avait fait l'explosion.

Et merde. On m'a dit d'aller chercher la Princesse, mais si elle est avec le croque-mitaine de la petite Izzy, ça va pas le faire.
Et tu ferais mieux de dessaouler vite, parce que le croque-mitaine a une passion pour le bottage de culs.

Après avoir convenu que ni l'un ni l'autre n'auraient voulu d'un tel cratère là où je pense, Anasthase assura qu'il n'avait eu que le temps de vérifier ses réserves.

Je suis pas con non-plus. Je sais que le matin, faut que je retrouve la maison.

Ben voyons. Anubis ne fit aucune commentaire. Il savait qu'il aurait besoin de quelqu'un ou pour empêcher Eeva d'aller retourner voir ses armes, ou pour traîner ce qu'il en resterait à l'infirmerie. Peut importait son état: le déchu tenait à savoir ce qu'avait vu la rouquine, même si pour ça il aurait à la malmener un peu.
Mais il avait ses raisons de douter des talents diplomatiques de son comparse.

(Wah! J'ai fait le calcul. Ca fait beaucoup pour même pas une vingtaine de survivants. tongue
Je sais, je suis "très inspiré"...)
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Re: Un visiteur perturbant

Message  Stryfe le Lun 3 Oct - 5:58

Désolé pour l'incohérence. Ça faisait trops longtemps, et oui, je me sentait "très inspiré".

-Tu devrais te considérer chanceuse! Très chanceuse! disait Stryfe d'un air faussement joyeux. Tu as été au centre d'un événement physique (je dirais même astronomique!) que peu de gens peuvent prétendre avoir pu témoigner! La création de l'antimatière, c'est quand même un truc qui relève du miracle.

Mais la fille était complètement catatonique, et ses moqueries n'étaient entendues que de lui. Dommage. Finalement, elle n'était pas aussi forte qu'il l'aurait cru. Cependant, il saurait peut-être encore l'utiliser. Si elle se réveillait, tant mieux! Un soldat de plus pour la boucherie. Sinon... eh bien, il pourrait quand même lui trouver une utilité propice à sa passivité...

Du coin de l'oeil, il crût observer des mouvements dans les bois, aux extrémités du cratère. D'un côté, il croyait avoir vu le garçon dont il avait tué le père, mais si c'était bien lui, il se volatilisa dans les bois aussitôt. Tant mieux... il reviendrait bien pour sa vengeance plus tard. De l'autre côté, c'était Dolf, accompagné d'un autre qu'il ne distinguait pas si bien, qui admirait son oeuvre. Il était effectivement temps qu'il rejoigne son nouveau collègue. Il prit la fille par le derrière du collet et d'un mouvement de son bras, ses drones formèrent un pont de la même manière qu'ils lui créaient un bouclier. Ainsi, d'un pas assuré, il se dirigea vers Dolf en traînant la fille quasi-consciente.
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Re: Un visiteur perturbant

Message  Dolf Polim le Sam 22 Oct - 15:25

Eeva reprenait petit à petit connaissance. Elle commença par reconnaître tout ce qui allait de soi: le haut, le bas. Gauche, droite. Encore un peu et elle serait capable de traverser une route.
Ensuite, il y avait cette rage, en elle. Une rage lourde, profonde. Elle n'arrivait pas encore à la définir, ni à en reconnaître la cause. Mais elle savait déjà qu'elle était en colère. Parce qu'elle était impuissante, peut-être? Après tout, on l'arrachait du sol. Elle n'était pas plus qu'un sac de toile.
Puis la douleur qui lancinait dans sa main.
Et cette même idée qui résistait au retour de toutes ses autres pensées: surtout, ne pas baisser les yeux.

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Un arbre tomba, suivi par d'autres. On aurait cru assister à la chute de dominos gigantesques.
Dolf et son comparse reculèrent d'un bon pour éviter de finit lamentablement écrasés, réduits en bouillie avant même d'avoir eu à faire face aux premiers soucis que ce collaborationnisme (et même s'il n'y a pas d'autres mots, c'est un bien grand mot pour parler d'une action aussi basse… et un bien grand mot en général) allait leur apporter.Plus préoccupé par la chute des arbres que par le cratère, Dolf ne vit pas tout de suite ce qui attira l'attention du Loup.

-- Ah bah ça! Bah ça! Tu m'avais pas dis qu'il volait, ton nouveau pote!

En effet. Dolf le vit marcher en l'air comme un célèbre gourou avait marché sur l'eau. Mais ce gourou n'avait pas eu de petites bestioles tout en un pour l'y aider. À bien y regarder, on pouvait même reconnaître ces mêmes petites machines qui lui avaient fait un bouclier au bar.
"Intéressant,"
et plus encore pour notre déchu.

Dommage pour lui, l'état d'Eeva ne prêterait en rien aux réjouissances.
Même s'il avait ses préférés, même si certains le désespéraient et qu'il ne se gênait jamais pour le montrer, et bien… chacun de ses 223 Loups était comme un fils, une fille, un filleul, ou plutôt une création. Façonnée de ses mains. Aussi égoïste et avide qu'il pouvait être, il avait de la compassion pour eux. Ou du moins un sentiment qui s'en approchait.
C'était finalement à l'infirmerie qu'Eeva atterrirait. Dommage pour elle -- tant mieux pour lui. Il avait envisagé ce cas de figure comme le plus probable, juste après celui de sa mort.
Ça aurait été dommage aussi. La petite Eeva lui aurait à coup sûr fait la tête pendant des mois.
Il regarda Anasthase, haussa les sourcils dans une mimique interrogative. L'informateur se renfrogna. <<Emmène-la à l'infirmerie. Je ferais diversion tant que je pourrai.>> Anasthase finit par acquiescer. Anubis s'empressa d'ajouter qu'il faudrait la tenir loin de leur "invité de longue date" (un jeune médecin qu'ils s'étaient permis de réquisitionner). <<J'aimerais l'interroger avant qu'elle ne se défoule sur lui.>> Il restait honnête, comme il avait pris l'habitude de l'être avec son petit clan. Même si souvent, ce bon sentiment n'était pas vu comme tel.

Quand Stryfe fut à portée de voix, il soupira:

-- Tu l'as pas loupée, dis-moi. Enfin, bref. Si tu le veux bien, celui-là va t'en délester.

Dolf appela Anasthase d'un geste. Il obéit.
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Re: Un visiteur perturbant

Message  Stryfe le Dim 27 Nov - 22:52

Stryfe se sentait bien. Il était bien. Il était joyeux. C'est donc pour celà que lorsque Dolf lui proposa de laisser un homme mur (dont l'odeur d'alcool vint piquer au nez du Déchu et raviver sa soif) lui prendre la belle demoiselle qu'il s'était fait un plaisir de pacifier, il ne réagit qu'en lui lâchant le collet, la laissant choir par terre plus ou moins doucement, et en prononçant, muni d'un sourire exceptionellement radieux (et malicieux):

-Il semble que je l'aie surépuisée.

C'était une belle journée comme Stryfe en avait vu à ce qui resterait éternellement dans son opinion l'apogée d'Élysium (connu par ses confrères dieux comme l'Àge Noire), et ce n'était que le début. Certains se contentent de se déclarer par des missives; ce dieu des barbares, des conquérants et des soldats les plus sanguinaires qui soient n'était que satisfait lorsque ses déclarations étaient gravés dans la pierre et suivie de répercutions environnementalles des plus sévères.

En effet, ce cratère aurait des conséquences bien importantes, malgré ce que certains en croiraient. C'était le premier appel aux armes, le premier coup de cannon retentissant, mais surtout, et il ne faut pas l'oublier, c'était ici, comme sur plusieurs mondes auparavant, le premier signe de l'arrivée de Stryfe aux Mains Sanglantes.

-Alors, Dolf, me mènerais-tu à ton peuple, à tes loups? demandait-il d'un ton serin. Je suis plutôt affamé, j'aimerais mouiller mon repas d'un peu d'eau de vie, et surtout, nous avons bein des choses à faire...
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