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Message  Niiz le Lun 23 Aoû - 14:55

Le pont n'était jamais désert. Toujours elle le voyait occupé, que ce fût par un Michë affairé au nettoyage, une Keiko venue prendre l'air voire aider à l'amarrage, une Warui concentrée sur sa conduite ou même elle, Nolshira. Polyvalente au sein de l'équipage comme chacune de ses composantes, elle était passée maître dans le domaine de la navigation : son sixième sens valait mieux que le ciel tout entier et ses étoiles. Là où le capitaine l'eût volontiers remplacée, c'était dans l'entretient du précieux galion : le mât conservait dans sa chair le douloureux souvenir des griffes d'une petite navigatrice paniquée à l'idée du décollage.

Le vertige n'est jamais une partie de plaisir. Et peut paraître déplacé quand l'une de ses victimes est pourvue de ce don merveilleux qu'est celui de voler.

La Grand'Mer défilait au dessous de l'imposant Renard Noir ; Niiz le savait et n'avait nul besoin de s'y pencher pour en faire le constat, un désir étrange, masochiste presque, la poussa pourtant à le faire : les vagues ondulaient, scintillantes. Toujours plus sauvages, pourtant. La mer d'huile se muait, signe qu'ils approchaient de leur point de rendez-vous annuel. Tous à bord attendaient avec une patience torturée le moment fatidique où le bateau viendrait à plonger vers les dragons en migration marine... ou l'un de ces bus martiaux en provenance, le plus souvent, d'Omlid : ces dragons qui vendaient leurs services à l'instar d'une charrette volante.

Alors que l'espoir la perdait peu à peu, Niiz les vit : un troupeau, entier, grouillait. Vu d'ici, l'on eût dit mille fibres au vent ou tout autant de vers voraces. Sa gaité retrouvée, la noiraude escalada le garde-fou pour crier l'heureuse annonce à l'équipage attentif.
    ' Les voilà ! Les voilà ! Nous y sommes ! '
Au comble de l'impatience, la farïd se laissa tomber vers l'arrière, parée à attirer l'attention des imposants reptiles aquatiques. Comme d'habitude.

L'adrénaline est une drogue.

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Re: Vu d'ici

Message  Warui & cie le Lun 23 Aoû - 15:08

Une masse noire volante, une masse de bois flottante. Diverses hélices tournoyant sans cesse avec un mât muni d'un drapeau blanc et noir. Un dessin que beaucoup connaissaient et repoussaient. Si on avait affaire à une boule de poils toute excitée, celle au fond près de la sphère semblait dormir à moitié, les yeux presque fermés. Michë passait un dernier coup de balai et de serpillère. Apparamment la pluie d'hier avait salit le pont, selon lui. Keiko était accroupie sur la rembarde avec son agilité naturelle.

À quelle hauteur étaient-ils déjà? Warui ne comptait plus, elle s,en fichait même, tant que son bateau restait intact ou en très bon état malgré les marques de griffes dans le mât principal. À la longue, elle avait arrêté de gronder Niiz, c'était devenu une habitude. Keiko, son attention fixé sur la Mer, tourna vivement la tête quand la Boussole commença à crier que les dragons étaient arrivés. Elle se pencha encore plus, un miracle qu'elle ne tombe pas!, pour tenter de les voir percer la surface.

"Yo! Y'en a un troupeau entier! Sur le Courant des Altars!"
"J'vous l'avais bien dit! C'est leur route principale!"

Sur l'épaule de Warui, un dragon miniature se tortillait sans cesse.

"Maîtresse? Est-ce que je peux aller en bas? S'il vous plaît?"
"Fais de conneries... on est sur le bordure, on peut voir des Omlidois n'importe quand..."

Ryuu couina de joie et s'envola, joignant le vol de Niiz, grossissant jusqu'à sa taille adulte, qui pour un ancient Dragon de mille ans et beaucoup plus était très respectable. le bateau piqua vers la Mer, l'équipage bien calme malgré l'angle et la vitesse.

"Niiz! Y'a un jeune à ta droite! Attires-le vers moi!"

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Re: Vu d'ici

Message  Niiz le Lun 23 Aoû - 15:42

L'effervescence naissante dans laquelle elle avait laissé l'équipage allait croissant. Son attention ne s'y accrocha pas, toute concentrée à sa chute. La Boussole savait quand il convenait d'entamer la procédure de vol, mais elle affectionnait de repousser toujours plus loin les limites du risque. Aussi ne fit-elle ces actions que passé son point de non-retour habituel : elle détendit ses muscles, se retourna face à la mer à la souplesse d'un chat, laissa ses précieuses ailes jaillir.

Black Blade l'avait prévenue : un jeune aventureux s'était risqué à l'approcher, la sentant vulnérable. Et tel était le cas : elle dut négocier un virage sec entre la gueule ouverte de la bête et les flots aux crocs tout aussi menaçant.

Plusieurs plumes volèrent, les vagues vinrent lécher avec violence sont corps imprudent ; mais tout allait bien, car Niiz était entière et le dangereux animal s'était excité à la vue de ce rapide insecte que devait être la farïd à sa vue. Il n'en fallut pas plus pour le détacher de sa horde. Le dragon était rapide, mais sa nage était lourde, et son corps souple trop petit pour suivre la fuite ponctuée de virages en lacet qu'exécutait Nolshira, aérienne. Son ballet étourdissait la jeune créature, emmenée, à son insu, jusqu'à proximité du Galion Royal. Sûre qu'il n'éraflerait la coque ni qu'il saurait la fuir, la Rose des Vents acheva sa battue par une boucle adroite qui eut tôt fait de la tenir hors de la vue du dragonneau.
    ' À toi, la Terreur ! ' déclara-t-elle, après avoir lancé un regard taquin à son capitaine.
Elle était néanmoins curieuse de voir par quel moyen son supérieur allait s'occuper du reptile. L'originalité restait ce qui caractérisait le mieux les attaques de Warui, la Bête de l'Apocalypse de la dernière guerre.

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Re: Vu d'ici

Message  Warui & cie le Lun 23 Aoû - 16:01

"Eh Zémy fait un peu attention!"

Michë pouvait facilement, malgré son petit sourire constant, être effrayé quand Niiz faisait des folies aériennes telles que les chutes. Ses fameuse chutes où elle cherchait sans cesse à dépasser les limites. Combien de fois s'était-elle blessée ansi? Combien d'os brisés et de jours au lit? Le 'jeune' Hybride se pencha par-dessus la rembarde pour voir la navigatrice s'échapper du dragonnet qui allait l'attraper. Il laissa échapper un soupir de soulagement. Keiko ricanait un peu, avec un sourire en coin.

"Quoi?" dit son frère.
"Niiz est trop agile pour se laisser prendre et trop extrémiste pour toujours s'en échapper...sauveras-tu ta belle un jour? lui répondit l'Humaine en courant sur la coque du bateau pour s'arrêter en dessous et se propulser avec ses jambes pour attérrir sur un voisin du jeune reptile lancé à la poursuite de Nolshira, qui semblait fière de son coup.

La cible était éloignée, seule. le bateau attérrit sur l'eau, à bonne distance. Michë se rendit à la sphère tandis que Black Blade s,avançais tranquillement, calmement, en dégainnant Kuroi, un petit sourire... sanguinaire sur le visage? Elle grimpa sur la proue et se rendit au bout, droite, observant le jeune dragon excité.

Elle ne s'inquiètait pas pour Niiz, au contraire. Warui ne lui aurait jamais demandé de les suivre si la Déesse aurait été une puole mouillée. La Terreur... la Bête. Souvenirs... souvenirs... Warui mit Kuroi sur son épaule. Il l'avait vue. Il la fixait. Il préparait ses muscles. Il voulait sauter de l'eau pour l'attraper. Notre Renarde adorée sauta de la proue avec une belle rotation, tenant son épée à une main. Elle attérrit sur la tête du dragon avec son pied droit et bondit de nouveau pour aller sur son dos et siffla pour attirer son attention. Le dragon tourna la tête et rugit, frustré. Ryuu volait au-dessus d'eux, en guet. Warui bougeait sans cesse, le reptile s'énervait. Son aura était parcourus de vagues violentes.

(S'rais temps de le tuer, tu sais)

Un dernier bond en plané, les jambes repliées, l'épée levée, pointant vers le bas, Warui venait de sauter une bonne vingtaine de mêtres et se laissait descendre pour transpercer la tête du dragon avec son katana.

(Maintenant il est mort)
"Les cordes Michë!"


Fallait maintenant le trainer avec eux. Et ils pouvanent en ramener d'autres. Après l,avaoir correctement attaché, avec lequel allait-elle jouer?

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Message  Niiz le Lun 23 Aoû - 17:39

Au surnom de Zémy, Niiz perdit un rien de sa concentration prédatrice. Elle s'était arrêtée en pleine action, égarée, l'esprit embrouillé par nombre de pensées parasites. Bien des questions vinrent la troubler, inconscientes : des questions au propos de Flor, de Nube... de Harumi.

Elle laissa échapper un petit cris étouffé quand un violent coup de nageoire la frappa, l'entraînant jusqu'au dessous des lames salines. L'air, déjà, lui manquait : le heurt en avait chassé toute trace de ses poumons. Au sentir d'une douleur qui se faisait aussi aiguë que sourde, elle craignit une ou plusieurs côtes de brisées. Ses larmes, son gémissement se confondirent dans les ténèbres marines. Sous l'eau... L'eau. L'impuissance réveilla la colère, la rage appela son don à l'aide. Elle ne se laisserait pas dévorer dans ce milieux ! Elle ne le laisserait jamais l'avoir comme
( ' - comme je t'aime... ' )
Il y avait réussi. Eau félone, l'élément haï ne viendrait pas à bout de la déesse. Tout à son entour, l'eau redevint air. Serpes dégainée, elle esquissa quelques gestes rapides avant de remonter en surface, éloignant serre, nageoire ou tout autre membre trop proche par le bouillon dans lequel elle avait agité les flots.
    ' Corpardeaux ! ' hula-t-elle à l'adresse des créatures. ' Jamais plus je ne treffaillirai ainsi ! '
    « Enfoirés de lézards... » se confessa-t-elle à ceux qu'elle sentit inquiétés par sa courte absence. « J'ai trois fois rien, faites pas gaffe, continuez ! »
La Boussole eut bien des peines à ce que son mensonge tînt la route tant son torse la blessait. Elle avait reçu ce coup sans réagir... Elle qui toujours avait été habituée à ces chasses en Haute Mer, elle venait de se faire percuter par l'une de ces bêtes écaillées qu'elle ne manquait jamais de qualifier d'insignifiantes...

D'abord avec précautions, elle intercepta un troisième dragon qu'elle attaqua sans prêter attention à sa douleur. Côtes fêlées ? Cassées ? La dernière solution la ferait moins souffrir, au contraire de la première qui, dans ce cas, allait l'empêcher de bouger... ou ses bronches allaient en pâtir.

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Message  Warui & cie le Lun 23 Aoû - 17:57

Et quand Niiz sembla se faire frapper et tomba dans l'eau....

"Nolshira!!!"

Michë voulu laisser la sphère, sauter à la Mer. Il bougea seulement d'un milimètre que la voix de sa mère se fit entendre dans son esprit:

(*Michë* Tu bouges pas de là et tu garde le bateau!)
(*Warui* mais! Elle vient de tomber à l'eau! Elle...)
(*Michë* Ta gueule!)

L'Hybride rentra la tête dans les épaules, penaud.

(*Michë* Elle n'est plus une enfant! Elle sait se débrouiller toute seule!)

Si Niiz était vraiment en danger, ils ressentiraient des turbulences dans son aura. mais pour l'instant, c'était une masse bouillonnante, acharnée, qui tranchait les dragons l'encerclant. Warui crut l'entendre avec un de ses fameux mots déformés. Elle était enragée. Tous reçurent son message, bien sûr. Michë eut un soupir et se détendit. Keiko était occupée à sauter sur les dragons et ne remarqua rien mais Warui, dont le sens des auras était le plus développé du groupe (Merci la Mort!) voyait bien les tourments. Non Niiz n'allait pas bien. Elle rejoignit la Farïd Noire qui massacrait les dragons des mers. Warui trancha la tête à l'un d'eau qui voulait Niiz par derrière et l'envoya couler au fond, nourrir les poissons. Elle agrippa la col de Niiz d'une main pour la faire reculer et donna un coup de pommeau au dragon le plus proche. Avec toutes les éclaboussures, on ne voyait presque plus rien. Un dragon plus gros que les autres venait vers eux. Ryuu émit un grondement.

"Kuz! Le chef!"

Warui déploya ses ailes noires pour les soulever, tenant Niiz par la taille, les éloignant du mâle qui sauta hors de l'eau pour les happer dans sa gueule. Warui balança Niiz plus loin, vers Keiko, pendant qu'elle essayait d'empêcher la gueule du monstre de se refermer sur elle.

"Si quelqu'un veut bien me sauver la peau, j'ai pas neuf vies!"

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Message  Niiz le Lun 23 Aoû - 18:39

Un sueur froide commençait de lui humidifier le front, l'échine. La noire farïd ne soutiendrait que trop peu de temps ce rythme de combat, elle le savait. Elle ne pouvait cependant s'incliner : avouer sa défaite, ce n'était pas clamer le replis au-devant de l'imposant reptile, mais accepter ce qu'il s'était passé il y a tant d'années.

Une poigne de fer l'agrippa au col, qu'elle reconnu comme celle de Warui. La cadette des deux se sentie tirée vers l'arrière, à temps : son cruel adversaire claqua son imposante mâchoire là où s'était trouvé son bras il y avait peu encore. Le capitaine eut tôt d'en finir avec le dragon, lui infligeant la peine capitale sans prendre ne serait-ce qu'un temps de réflexion : la bête s'en vint rejoindre l'abysse, quand son alpha s'en venait le venger. Incapable du moindre mouvement, le souffle rendu plus difficile encore par l'envol de la Grande Bleue, Niiz ne pouvait qu'être spectatrice des actions de Black Blade. Comme en réponse à ses pensées, cette dernière jeta l'impuissante à distance respectable de l'adversaire.

Aidée de Keiko pour rétablir son vol, la noiraude regagna le pont avec un pépiement d'oiseau blessé. Effarée de voir son capitaine en si fâcheuse posture, la petite déesse effaça ses ailes (dont le poids envolé fut plus qu'un soulagement) et, libérée, esquissa les pas pressés d'une danse improvisée, n'usant de ses bras que pour faire clinquer ses bracelets. La douleur de son maître avait appelé Fadwa, toujours si profondément lié à la psyché de la Boussole : il vint à sa rescousse ; l'aida de son chant clair, cristallin. Niiz ferma les yeux.
Fut Fadwa.

Une force nouvelle, étrange, coulait dans ses veines. Il se sentait capable de dévorer ces grands lézards si besoin était ! Mais il y avait cette voix, qui lui ordonnait d'attaquer le plus gros. Le manger ? Il pouvait ?
    « Bien sûr, il est tout à toi. »
L'oiseau accéléra son vol. La chaleur du sortilège l'habitait tout entier. Il se sentit brillant, rapide. Très rapide. Avec un cris perçant, il obliqua son vol vers l'œil du géant. Tout ne fut plus que rouge à l'odeur métallique, chaleur de chair brûlée... Empêtré, il éclata.


Une brusque inspiration traversa le corps de la Rose des Vents, comme si ce qui eût pu être son dernier soupir était revenu dans ses entrailles. Au loin se cabrait le monstre.

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Message  Warui & cie le Ven 3 Sep - 14:30

Niiz était hors de danger. Ces bestiaux avaient intérêt à vlaloir leur prix s'ils risquaient leurs peaux comme ça! Michë gardait un oeil sur les alentours, au cas où des bateaux Fabulois et Syhariens feraient leur apparition. Keiko avait bien ramené Niiz sur le pont. Elle la soignerait par magie après la cohue. La Déesse commençait à signer et à jouer de ses grelots. Avec Fadwa devant eux qui fonça, de toute ses forces de moineau, vers le dragon alpha qui avait fermé sa geule de moitié. Warui serrait des dents, priant pour que ses bottes résistent encore un peu aux crocs de la bête.

('Tention!) s'écria Seras.

Ce qui eut pour effet de déconcentrer Warui qui leva la tête pour voir une boule de plume foncer vers le dragon. L'animal s'agita aussitôt et la Farïd fut projeté en l'air à la verticale. Les dragons sautaient hors de l'eau pour espérer l'attraper au vol mais elle retomba dans la mer avant de se faire happé par l'un d'eux. Quand elle heurta l'eau son premier réflexe fut d'ouvrir pour laisser un cri de douleur, ayant pour effet simple de recrache tout l'oxygène qu'elle avait. Elle savait nager mais ne pouvait ni respirer sous l'eau ni s'entourer du d'une bulle d'oxygène. Et en plus les reptiles lui tournaient autour. Elle agita les bras et les jambes pour remonter à la surface où elle put reprendre une bouffée d'air avant de se faire ramener par une femelle qui lui mordit la jambe gauche. Maintenant la surface bouillonnait. Keiko, penchée sur le bastinage au cas où l'aura de sa mère montretait des signes de faiblesse évidents, ordonna à Michë de se l'éloigner.

L'Hybride éloigna le Black Fox le plus vite qu'il put parce qu'une gerbe d'eau jaillit, haute de quelques mètres, beaucoup plus qu'assez pour voir Warui, ailes déployées (Ce que Michë et Keiko savaient étant rarissime), la fourure parcourue d'étincelles (de feu bien sûr), tenant ladite femelle dargon à bout de bras au dessus de sa tête.

Dans le palais, Seras se cachait derrière un pilier, voyant Warui entourée de fumée noire. L'espionne se faisait toute petite. Se faire avoir comme ça par des dragons de mer en plus de s'être faite mordre à la jambe gauche, Warui était furieuse.

Justement, la Déesse agrippait solidement sa proie et commença à étirer les bras vers les côtés. On entendait la dragonne mugir et on la voyait tenter de se débattre. Mais Warui la déchira en deux avant de lancer les morceaux sur le troupeau. Ils le savaient sur le bateau, ils le savaient. Que ses rayures brillaient en entouraient son corps entier et que sa seule pupille s'était rétrécit en fente. Cette fois elle s'autorisait un massacre!

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Message  Niiz le Sam 4 Sep - 20:47

La noiraude se laissa choir contre la rambarde. Depuis sa place, la scène se découpait en deux images, séparées d'un barreau de boiserie gravée. Elle n'avait de cesse de se répéter cette scène ; revoyait le membre écailleux la précipiter entre les lames. Comment une chasse de routine avait-elle pu se muer en lutte pour la survie ? Cette chasse aux règles linéaires se transformait en massacre pur. Lovée contre le bastingage, Nolshira virait son regard sur cette scène aux allures de mauvais rêve.

Son coup bas ne devais se passer comme ça.

Warui sombrait à son tour, des suite de l'aide qu'elle avait cru lui fournir. Le corps de la déesse heurta la mer avec violence, ploya à sa réception. Niiz assistait à cela avec appréhension et culpabilité. Il était évident que la farî'disaess qu'elle connaissait, celle qui se débattait encore pour sa vie quand les crocs d'une dragonne vinrent se planter dans sa jambe, ne résisterait pas longtemps à ce rythme. Elle savait que tout cela viendrait à bout de cette personnalité, cèderait sa place à la tempête. Et elle ne pourrait l'empêcher. Elle. Maln'synyramirnaya, celle qui précède l'Orage — bien sûr, elle ne pouvait l'arrêter. L'Éclair ne pouvait que prévenir du Tonnerre. Et cet Éclair-ci, cette Larme Adamantine de Tempête, ne quittait pas les nuages. La petite déesse jeta une œillade inquiétée à Michë, à Keiko.
Et ce que tous avaient craint se produisit.

Elle ne voulut pas voir ; se détourna quand les cris affolés, douloureux de la dragonne vinrent transpercer l'atmosphère agitée mais qui avait été si enthousiaste. Elle ne voulu pas entendre ; s'apposa les mains contre les oreilles alors qu'elle perçut le son des vertèbres qui se disloquaient sous la poigne du capitaine. Elle aurait souhaité ne pas humer ; mais rien ne sut empêcher ces relents ferreux de sang de se frayer leur chemin jusqu'à elle. Ce n'était pas une chasse — ce n'était plus une chasse : c'était une torture.

Pantelante, la petite Rose des Vents alla cahin-caha jusqu'à la cabine, loin du réel. Sa main passa sur de nombreuses clenches, ouvrit de nombreux tiroirs avant de trouver le seul objet qui pu lui servir en cet instant : un long lien de lin qu'elle noua tout autour de son torse. Elle savait que ce n'aurait pour effet que d'adoucir ses maux costaux, mais elle tenait à éloigner ses idées de toute brume nocive, telle que la douleur. Physique... ou mentale. Encore embourbée dans ses pensées, Niiz patienta un court instant avant de regagner le pont, amère. Bras croisés, elle observa encore Warui ; les flots empourprés ; les lambeaux de chair qui flottaient encore. Elle tâcha de laisser ces détails l'imbiber avant d'agir.
    « Michë. » appela-t-elle. « Les cordes. »
Warui était dangereuse dans cet état. Bien sûr, rien n'arrêtait l'Orage quand venait le moment qu'il éclate. Elle n'allait pas la ramener à bord. Seule comptait dans l'instant la dépouille de sa victime. Après, elle réfléchirait au moyen de dégrouper les autres.

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Message  Warui & cie le Jeu 9 Sep - 17:49

Ils échangèrent le même regard. Ils virent Niiz aller dans sa cabine. Ryuu survolait en cercle, faisant attention de ne pas attirer l'attention de sa maîtresse, les dragons des mers lui ressemblant de couleur, du moins ceux-ci. Le Dragon retourna sur le pont, on était jamais trop certain. Il se percha sur l'épaule de Keiko qui avait les yeux rivés sur sa mère.

Seras savait que si elle tentait quoi que ce soit, leur corps tomberait dans la mer quand Warui se lèverait du trône et que son état de furie resterait quand même et qu'elle en serait la cible. L'espionne ne pouvait qu'observer à travers de leur conscience. Elle voyait le sang couler et les morceaux tomber dans la mer. Les dragons éffrayés et maintenant bien échauffés pour vouloir les tuer.

Warui restait en vol, faisant du surplace. Elle regardait chaque dragon, examinant chaque écaille presque. Elle se léchait les lèvres, ça faisait un long moment qu'elle ne s'était pas accordé un bon bain de sang. La Farï'disaess émit un rugissement et piqua vers les reptiles, zizaguant pour éviter leurs mâchoires, elle en avait un en tête et pas un autre. Elle s'accrocha à son cou, lui plantant les crocs dans la chair, transperçant les écailles. On entendit le cri du dragon qui se débattait de douleur.

Quand Niiz réapparut, les jumeaux changèrent de place sur le bateau. Michë alla toute la corde qu'il put trouver en bon état. Avant de partir, il fallait bien ramener quelque chose. Warui distrayait les monstres en plus. C'était le moment.

"Fait attention quand même"

La Farïd se souvenait sans doute de sa première rencontre avec Warui, et ce qui s'était passé. Et tous se souvenaient de la vision qu'ils avaient eu quand l'armée de Daribad avait été décimée.

"Bonne chance, Niiz"

Elle en aurait besoin. L'Hybride attacha les cordes pour ramener les restes du dragon, n'attendant que Niiz arrive à se faufiler dans la bataille. Warui sautait de dragon en dragon, les mordait, les griffait, les frappait. Un jeune mâle l'attrapa, ses mâchoires écransant son torse et son ventre. Dans sa folie, elle ne l'avait pas vu venir. Il plongea sous l'eau, cette fois elle garda la bouche fermée, continuant de se débattre. Des copains l'avaient rejoint et Seras ignorait comment elles allaient sortir de là. Un coup de chance peut-être. Ou un tour de magie les vidant de leur forces pour un moment. Elle pouvait influencer la façon de penser de Warui et y mit donc toute sa concentration.

Un cercle noir se voyait sous l'eau. Des bouillons à la surface. Une explosion, des dragons hurlant de surprise projetés dans les airs avec un petite forme bleue qui, après s'être élevée avec eux, retomba dans la mer, les reptiles la fuyant.

"Maîtresse!!!"

Ryuu était affolé. Il plongea en piqué pour ramasser Warui, aussi molle qu'une poupée, et la déposer sur le pont. Michë accouru tout de suite. Les marques violettes s'étaient résorbées sur le bras gauche. La folie semblait passé mais... La Déesse ne respirait plus.
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Message  Niiz le Dim 12 Sep - 13:34

La magicana saisit les liens que lui tendait le jeune hybride. L'inquiétude de ce dernier était frappante ; elle se demanda si ses propres traits dégageaient cette même impression, ou si ce sentiment n'avait pu percer la fine pellicule de confiance tout juste recouvrée. Incertaine, Niiz opta de ponctuer son geste d'un sourire léger, à mi-chemin entre foi et décontenance.
    ' Tu t'en fais trop. '
Et même s'il la dépassait de près d'un demi-mètre, elle le gratifia d'une petite tape à l'épaule. Michë avait ce regard, cette crainte si manifeste quand lui revenait en mémoire cette image sordide. La même. Toujours. Elle le savait : elle n'était que trop concernée.

La petite farïd jeta un dernier regard à Keiko et à Ryuu, perché sur l'épaule de l'humaine.
Elle ne se retourna pas quand son frère lui souhaita bonne chance : emportée dans son élan, elle venait de bondir par dessus la balustrade, dans un tout autre esprit que celui qui l'y avait poussé il n'y avait que quelques minutes de cela.

Ailes grandes ouvertes, elle se laissait tomber comme une pierre. Elle eut alors le souvenir d'une nahiæl noire absorbée dans la contemplation de rapaces. Le temps et l'expérience lui avaient finalement enseignés à observer jusqu'au volatile le plus ingrat pour corriger, affiner et innover son vol. Se laisser choir, dos à la Grand'Mer, était l'une de ces techniques aériennes trouvées là où tant n'auraient pas eu l'idée de chercher ; une manipulation empruntée aux oies, le cou vrillé en moins. En parfaite inconsciente, elle escamota de nouveau son plumage. Elle sentit les cordages se resserrer brusquement autour de ses bras. L'espace d'un cillement, elle voltigea entre le corps du Galion et le triste bataillon reptilien.
Il ne lui fallut pas deux secondes pour heurter les reliefs de la belle boiserie marine et y planter ses griffes.

L'écho du choc résonna jusque dans ses plaies ; lui arracha un quelques larmes de douleur. La noiraude déglutit, ravala une plainte pour observer les flots empourprés et bouillonnants. Le cadavre si convoité s'était répandu çà et là. D'un œil vif mais humide, elle repéra ce qui lui parut être le morceau le moins endommagé, même s'il n'était pas le plus important (celui-ci avait fini de semer derrière-lui un long voile qui passait d'un blanc à un rouge luisants, macabres tortillons de couleur semblant gonflés d'une vie nouvelle). À ceux du sang s'étaient mêlés d'autres relents, forts et amers à en donner la nausée. Les doigts brûlés par la corde sèche, solidement campée contre le navire à la manière d'une gargouille sur sa cathédrale, Nolshira attendait, nerveuse, le bon moment.
Et il vint.

Son corps se détendit vers l'avant, long ressort noir ailé. Elle plongeait et décollait à pic chaque fois qu'une dent, une pique ou une griffe se retrouvait trop près de l'étrange oiseau qu'elle devait faire. Au moment de l'une de ses descente, elle brisa la houle océane. Le précieux reste était enfin à sa portée. Il lui suffit d'un nœud—
Une brusque onde agita le verre aquatique. Une force brute qui la surprit dans son geste. La frappa. La déesse perçut la brûlure salée du poing de l'eau. Mais il y avait pire. Elle le pressentait. Elle devait écarter grand ses ailes, tenter de réfréner la force marine. Pour elle-même. Elle qui ne subissait plus l'étreinte rassurante des cordages. Elle qui était ballotée par l'Océan enragée telle une poupée de chiffon entre les crocs d'un loups.

Alors le heurt fut rude. Mais elle le sentit, fut en mesure d'en déterminer la cause : pour la seconde fois, elle venait de percuter la coque. Un second craquement, quelque part dans son torse ; mais la fortune voulut que son échine fut épargnée. Elle eut l'heureux réflex de saisir une bouche qui avait dû permettre le feu d'une demi-couleuvrine, s'y cramponna de toute la force de son âme, dans l'attente que la Grande Bleue recouvrât sa prime quiétude. Court instant qui lui parut rivaliser avec l'éternité, au-cours duquel elle ne sut retrouver son souffle.
L'iode irritait ses yeux clos.

Un silence neuf s'installa, à peine perturbé par une salve de chutes.
Prise d'une quinte de toux, elle tenta de regagner le pont.
Vidée de toute énergie, essoufflée, elle s'y laissa tomber.

Elle perçut la course du matelot sur le plancher. Les tonalités inquiètes qu'arborait la voix de Ryuu. Tremblante, la noiraude se hissa sur les coudes, tâchant de comprendre cette effervescence. De la vision du corps étendu et sans vie du capitaine, elle tira la force suffisante pour se relever et approcher cette silhouette curieusement quiette. À son côté, la noiraude tomba à genoux. Elle fut bien incapable de percevoir quelque souffle que ce fût s'échappant d'entre les lèvres de Warui. Dont elle tourna le corps, espérant en chasser l'eau l'eau qui qui en aurait obstrué les bronches. Reviens-nous, Warui. Reviens-nous, fanatique... Kuz ! Festre ! Bordel ! Niiz laissa reposer la farî'disaess sur le dos, se prépara à un massage cardiaque.

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Re: Vu d'ici

Message  Warui & cie le Lun 20 Sep - 20:15

Les bruits semblaient... assourdis... faibles... elle n'entendait presque rien, ne ressentait presque rien. Elle ouvrit les yeux. Elle ne vit pas le bateau, non. C'était noir. Elle flottait. Sur quoi? Seras se redressa. C'était peu profond. Assise, elle regarda les environs. C'était bien la première fois que ça arrivait. L'assassine leva sa main droite devant son visage. Rouge? Elle était assise dans de l'eau rouge? Un frisson lui parcouru le dos. C'était pas de l'eau... elle ne le savait que trop bien. Elle ne voyait ni la marais ni le château. Ni Warui... aucune trace de la Déesse. Seras leva les yeux vers le ciel noir. Noir.... et ces lignes violettes c'était quoi?

"Dousos......"

C'était comme un souffle rauque... retentissant partout comme si l'univers était une gorge sans fin. Le monde résonnait comme un tremblement de terre.

"Dousos......"

Encore le même mot... le monde avait mal? Les deux lignes s'élargissait peu à peu, comme des yeux à moitié ouverts, deux yeux violets à la pupille dilatée... Cette fois, le mot avait été prononcé avec plus d'emphase... Seras elle-même commençait à ressentir une douleur dans la poitrine. Elle avait de la difficulté à respirer.

"Ma neni meso...."

De la peur, dans le ton de la voix. De la peur. Elle connaissait cette voix et ceci était la première fois où Seras y sentait cette peur. Elle leva les bras vers les yeux violets.

"Non... on restera pas ici! On va sortir! On a pas enduré tout ça pour rien!"

Mais comment sortir de l'océan de sang avec des yeux figés dans le ciel? Le sang semblait baisser. Un sol mouillé mais ferme. La terre. Mais rien autour. Toujours la même noiceur. La douleur se faisait poignante. Comment lutter contre? Elle avait épuisé ses forces avec l'orbe noir. Les yeux avaient disparu du ciel. C'était maintenant un Renard accroupi sur ses pattes, la respiration sifflante. Des yeux presque fous en fait.

"Dousos.... dousos...."

Seras s'avança vers lui, la main levée, espérant le calmer, le rassurer. le Renard la fixa dans les yeux, la bave aux lèvres.

"Dou...sos...."

La Farïd Bleue stoppa sa marche. Non... valait mieux rester loin de la bête dont l'aura commencer à les envelopper.

"Ma... neni... MESOOOO!!!!"

Un vent violent tourbillonna, emportant la terre, dispersant le noir qui les entourait. Le Renard rugissait, son cri aigu semblable à celui si célèbre des banshee. Seras se cramponnait au sol. L'animal allait tout emporter avec lui s'il continuait. L'assassine courut vers lui pour le plaquer au sol.

"Warui! Neni!"

La Déesse ferma les yeux...



Sur le bateau, sous l'oeil inquiet de tous les visages présents, le corps de Warui fut parcouru d'un soubresaut qui lui fit cracher l'eau salée. Mal... ça faisait si mal! Pour eux, c'était Warui qui revenait à la vie. Mais la vérité était différente, un peu. Michë l'aida à recracher le reste et Keiko la séchait.

"Merci...." murmurra Seras, les yeux à moitié fermés.

Elle tremblait sous l'effet de la frayeur et de ses vêtements trempés et glacés. Michë était sur le point de pleurer, il voulait serrer sa mère dans ses bras mais Keiko le retenait. L'Hybride avait eu un côté plus émotif sensible que sa cadette.

"Maman....." gémissait-il en se frottant les yeux.

Seras eut un faible sourire. Keiko se pencha face à elle, la fixant.

"Où est Maman?"
"La noyade l'a laissée sous le choc... elle alla laisser échapper sa puissance, peut-être en pensant que ça l'aiderait à regagner conscience mais... ça aurait plutôt aggraver son état..."

Or, l'équipage savait ce qui arrivait quand Warui relâchait sa ûissance. Pas juste une force surhumaine mais une machine en tuer, en transe, qui ne s'arrête que lorsqu'aucune aura ne se fait sentir tout près.

"Elle dort... elle devrait se réveiller bientôt, voir demain peut-être... j'en ai aucune idée..."
"Elle va se rétablir? Est-ce que Maîtresse va se rétablir?"

Ryuu était fébrile, il ne tenait en place, toujours en train de bouger pour calmer son stress. Seras lui caressa la tête pour la rassurer et tenta de rassurer les autres:

"Elle n'est pas la Déesse du Courage pour rien..."

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Re: Vu d'ici

Message  Niiz le Lun 11 Oct - 6:44

22... ; 23... ; 24... Chaque impulsion donnée au corps inerte, elle la comptait. Est-ce que j'espère un miracle ? C'était bien ce à quoi elle croyait chaque fois que ses espoirs étaient de voir son capitaine réagir après chacune de ses pressions. 25... ; 26—
Un soubresaut ramena le corps inerte à la vie, la farïd bleue vomit l'eau meurtrière. Les déités ne peuvent pas mourir... mais Niiz savait aussi qu'ici bas, les lésions subies sont souvent éternelles. Le soulagement la noya dans un mutisme profond, reconnaissant envers son capitaine – car elle savait que les dieux n'y auraient rien pu.

La reconnaissance abdiqua pour la perplexité : ce n'était pas Warui. C'était Seras. Seras qui les remerciait d'un murmure d'aphone. Ce fut un à-coup, perturbé par l'attitude d'enfant égaré de Michë et la compréhension brutale, presque froide de Keiko. Nolshira lui en voulut sur l'instant ; il lui fallut s'éloigner du petit groupe pour enfin lui pardonner. Cette question que tous se posaient... ces inquiétudes que tous avaient pour Warui... l'humaine n'avait pas voulu les exprimer au risque, peut-être, de les exaucer.

La noiraude serra les cordages dans une poigne forte où se mêlaient douleur, crainte, angoisses ; tout ce qui l'avait pris pour cible au cours de ces cinq dernières minutes. Ils se fondaient les uns aux autres, troubles comme l'eau d'une mare brisée d'un pavé.
Elle déglutit et commença à tirer.

Elle savait ne pas y arriver sans aide ; elle sentait ces maux profonds dans son torse qui venaient faire écho dans tout son corps. Ça lui importait peu : Warui était sauve, et toute ce qui l'avait oppressée demandait maintenant à sortir. Ce qui la blessait tant au dedans s'envolait quand une plaie au-dehors se creusait.
Elle n'osa pas appeler ; elle n'osa pas regarder par-dessus le bastingage : elle savait que tout son corps tremblait, et que sa voix en ferait de même.

Ce sanglot, si lourd dans sa poitrine et sa gorge, réprimé avec tant de mal, fini par se muer en plainte plus légère. Le psychologique devenait physique. Sa douleur, si sourde, avait gagné quelques gammes ; elle brûlait sans peser. Et la sensation que tout était passé fini par gagner la petite farïd.
Les bras raidis, elle se tourna enfin vers l'équipage.
    ' Il me faudrait un petit coup de main, tout compte fait... ' lâcha-t-elle sur le ton de la gêne.
Elle avait laissé ses bras retomber le long de son corps dans un geste brusque, intimidé, et les plaquait maintenant contre ses flancs.

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Re: Vu d'ici

Message  Warui & cie le Mer 13 Oct - 20:55

Seras ne voulait tenter de réveiller Warui, ou même de légèrement affecter la conscience de la Déesse, par crainte de tout aggraver. Personne, sauf l'assassine, n'était au courant des démons de Warui. Ces mêmes démons qui devaient sans doute la tourmenter en ce moment. Elle devait se réveiller seule. Comme ça personne ne se ferait blesser par accident. Keiko rejoignit Niiz quand la Boussole leur demanda un coup de main. Michë hésitait à lâcher sa mère. Depuis sa naissance il avait toujours été lié à elle par le simple fait qu'elle habitait son corps en quasi-permanence. Keiko, plus indépendante, n'avait jamais vraiment la présence de Warui comme Michë le faisait. Elle posa sa main sur le torse de Niiz, sur ses flancs.

"Au moins six côtes, murmurra Keiko. Mais ça peut attendre qu'on rentre à Nascarian pour aller voir un médecin. Cependant, force pas trop les contorsions... pour pas te percer un poumon"

Niiz pouvait mentir mais ne pouvait mentir avec son aura et Keiko en avait une perception aigue. Michë aida Seras à se relever. La Farïd Bleue tanguait légèrement sur ses jambes, grimaçant quand son poids se centralisait sur sa jambe gauche.

"Remontez les dragons et ensuite on prend de l'altitude, devrait y avoir assez de magie pour faire du surplace cette nuit. On a tous besoin de reops ce soir..."
"Maman va se réveiller demain?"

Seras garda le silence quelques secondes.

"Il n'y a pas que le monde physique... contre lequel les hommes se battent..."
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Re: Vu d'ici

Message  Niiz le Jeu 28 Oct - 21:44

Keiko s'approcha. Elle ne la voyait pas, mais elle reconnaissait le son de sa démarche, plus légère que celle de Michë, moins élastique que celle de Seras. Elle ne releva pas les yeux, pas même quand la main de l'humaine vint effleurer son torse. En douceur. Une fine onde, brûlante, traversa le corps de la farïd. Elle se souvint que, quelques temps avant d'entrer dans la piraterie, si quiconque avait ne serait-ce fait qu'esquisser un tel geste envers elle, elle eu tracé un brusque écart ou même frappé l'intéressé. À cet instant, quelque chose la poussait à rester immobile. Et à subir. Montrer qu'elle pouvait endurer en silence, sans avoir mal : certaines douleurs se muaient en vague chaleur, puis s'estompaient. Elle était la première à l'avouer : ce n'était pas par souci adulte de dispenser le fond de sa pensée à un entourage préoccupé, mais plutôt par honneur déplacé, juvénile.

Le temps passant, on finit tous par recouvrer ses manies d'enfant.

La petite Rose des Vents eut pour Keiko un grognement inintelligible mais vaguement reconnaissant, dont celle-ci devrait bien visiblement se contenter.

Avant de se laisser choir à même le sol, à quelques pas seulement des cordages, Niiz entraperçut une Seras debout mais branlante, soutenue avec maux par un Michë silencieux, choqué, peut-être. Elle se rendit compte qu'elle-même devait l'être quand elle laissa son regard glisser sur la figure sûre de la farî'disaess. Bien sûr que non ! Évidemment ! Warui ne leur reviendrait pas dès le lendemain. À moins que...
Une odeur de sang saisit la noiraude. Peu à peu, des sons, des images se joignirent à cette prime sensation. L'humus frais ; la lumière sur le fer ; son cliquetis ; le rouge qui le teintait ; les cris ; les roues des machines ; les craquements que faisaient les fondements. Oui, déjà à cette époque Warui les avait quittés.
Il ne leur avait pas fallut longtemps pour la retrouver.

Qu'avait représenté le monde physique à cette époque ?
    ' Bon, ce hachis de copards va finir par se saler, à force de nous attendre. '
Elle se leva. D'un geste, invita à ce qu'on la rejoignît.

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Re: Vu d'ici

Message  Warui & cie le Lun 8 Nov - 22:42

Keiko aurait bien apprécié un merci de la part de Niiz mais se contenta du grognement. Depuis la mort d'Harumi, Niiz avait changé radicalement à leurs yeux, Michë et Keiko. Elle était une grande soeur pour eux, la gamine qui avait gagné le coeur d'Arielle, un peu celle qui l'avait sauvée, deux cents ans plus tôt. Keiko fit signe à Michë d'aider Niiz. Elle allait examiner la jamne de Seras. Être mordue par un dragon ne devait pas vraiment être une partie de plaisir. La Farïd n'arrivait pas à rester droite et, en tentant de mettre son poids vers la droite, risquait de perdre l'équilibre. Celle-ci s'asseya sur le pont avec l'Humaine lui retirant la botte et remontant le pantalon. On pouvait voir les trous des crocs d'où coulait le sang, en bonne quantité de plus. La moindre sensation de frottement arrachait une plainte à l'espionne malgré le regarda sérieux et les menaces de Keiko comme quoi elle l'attacherait si elle n'arrêtait pas.

"J'ai failli crever de faim et de froid dans le milieu de nul part, j'ai déjà cette foutue cicatrice et j'ai enduré un accouchement.... tu veux pas savoir combien ça fait mal... en plus d'os brisés durant la guerre... alors je pense que m'attacher serait le moindre de mes soucis considérant que je peux facilement défaire les liens avec ma seule pensée.... rétorqua Seras sur ton sarcastique mais en temps brusque. Je vais vous laisser vous occuper de ça parce que je ne suis pas état et parce que je dois surveiller Warui, m'assurer qu'elle ne fasse pas de carnage... encore..."

Keiko ravala une réplique avec difficulté, elle avait son orgueil et prenait mal les commentaires de ce genre. En maugréant elle rejoignit les deux autres pour préparer les dragons. Ryuu restait aux côtés de la Déesse, par crainte.

*Warui n'a pas totalement défoulé ses pulsions... un faux pas... c'est tout...*

Seras se mordait la lèvre, inquiète. L'état presque catatonique de Warui en ce moment ressemblait à ses nuits d'alcool... à l'inverse que là sa conscience n'était pas assez embrumée pour empêcher les monstres de la tourmenter. Et la raison toute bête de Warui, à laquelle Seras l'avait regardée les sourcils froncés, une raison toute simple: "Si je les vois, ils me voient aussi. Si je les vois pas, ils me verront pas non plus".

"Keiko?"

L'Humaine tourna la tête pour la regarder.

"Pourrais-tu me bander la jambe, s'il te plaît? J'vais vous aider. J'serais pas un bon capitaine si je vous laissais faire tout le travail"

Une fois le sang épongé et la cheville bandée avec une atelle de bout de bois (Mieux que rien) Seras se plaça à côté de Niiz.

"Dès qu'elle se réveille, tu seras la première avertie", lui chuchota l'assassine.

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Re: Vu d'ici

Message  Niiz le Dim 14 Nov - 18:34

Jamais elle ne l'aurait concédé, mais la mort de Harumi avait dépoussiéré bien des choses qui auraient dû rester dans l'ombre. Tout avait fini de la dégoûter. Elle avait tenté de s'occuper, par tous les moyens. Pour étouffer la douleur. Mais tout avais fini par le lui rappeler : la cascade, Shile et leur travail à l'atelier, l'atelier même, sa famille... puis Sybala. Comment lutter contre de telles haines quand on ne peut même plus s'évader dans son propre pays ?

Tout s'était éclairé à la mort de Néralos. Tout.
À ces haines, elle avait répondu par la haine.

Pendant cinq ans, la petite noiraude déchirée avait vécu à Fabulya, et des mois durant il lui arrivait de disparaître dans les toundras galacoçandes. Les sommets les plus escarpés avaient fini par être hospitaliers à la petite vagabonde qu'elle avait été. Partout où on l'avait aperçue, elle avait donné l'impression de chercher quelque chose. Elle ne l'y trouva pas.
Chaque fois qu'elle en revenait, on la prenait pour une sauvage. Il lui fallait des semaines pour retrouver une apparence et des attitudes normales.

Cinq années ainsi écoulées, Niiz leur était revenue, comme libérée. Ce qui l'avait pesée à l'époque du meurtre de Harumi, elle s'en était délestée ailleurs, loin du pays qu'elle aimait. Elle n'était plus cette ombre d'elle-même qui, éteinte, vaguait dans les couloirs. L'ironie, la servilité, tous ces sentiments âpres qui les seuls étaient capable de briser cette pellicule mortuaire qui couvrait tout son être... tout ça s'était envolé. Niiz était redevenue Niiz. Leur Niiz.

Mais une Niiz qui couvait une certaine brusquerie.
Warui avait été d'une grande d'aide.

À sa droite, Seras eut quelques sarcasmes à l'attention de Keiko. Même si due à la douleur, son acidité fut mal pardonnée par l'humaine, qui finit par se détourner, touchée dans son orgueil. L'assassine la rappela pour bander sa jambe. Une dizaine de minutes après, elle vint, boitillante, à hauteur de la Boussole.

À ses mots, la noiraude ne put réprimer un sourire empreint de reconnaissance. Pourtant...
    ' La seconde, s'il te plaît... si une chose fiche bien la trouille à Michë, c'est les absences de sa mère. '
Gênée, elle se balança d'une jambe sur l'autre, jeta un œillade inquiète au farïdantrope avant d'ajouter qu'elle n'aimait pas le voir comme ça.
    ' Et puis, je suis sûre que dès qu'il sera au courant, il le hurlera sur le pont : tu vois ? Je serais vite avertie. Ne t'en fais pas pour moi. Je vais bien. '
Elle se fendit d'un sourire clair, mais triste. Ils lisaient tous en elle comme dans un livre ouvert, et pourtant... la reliure de ce livre cachait bien d'autres pages. Des mots gardés secrets.
Des relations à taire.

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Re: Vu d'ici

Message  Warui & cie le Jeu 25 Nov - 19:38

Seras laissa échapper un léger soupir, le sourire aux lèvres.

"Ouais... le pauvre.... elle l'a trop couvé durant les cinq premiers mois"

Michë était nerveux, son aura était chargée, électrifiée même, sans cesse en mouvement. Keiko évitait soigneusement de ne pas regarder Seras.

"Le mieux serait qu'elle se réveille durant la nuit... ou sans personne aux alentours... tant qu'on se jette pas sur elle..."

Ils devaient finir de préparer les captures de la journée. Les saler un peu. Les ramener à Nascarian pour les vendre. Se faire un peu d'argent. Voir si Thomas à la taverne 'Le croc du Dragon' avait trouvé des jobs pour eux. Oui Warui aimait bien être un peu mercenaire, ce genre de choses. La dernière fois qu'on avait proposé le travail d'escorte elle avait vite déchanté et le pauvre tavernier s'était retrouvé dans un de ses barils d'alcool, heureusement non blessé. Warui s'était retenue sur ce coups-là.

Seras prêtait attention à chaque signe qui trahirait de l'agitation venant de la Déesse. Calmer Warui et la contenir n'étaient possibles et faciles que lorsque celle-ci n'était qu'échauffée, non lancée. Michë avait terminé de son côté et passait la serpillière un peu trop vite pour être calme. Keiko lui lança une remarque qui ne fit qu'empirer le cas. Voyant qu'entre les jumeaux ça pouvait aller mal, Seras se redressa aux côtés de Niiz et fixa les gamins qu'ils étaient qui la fixèrent en retour.

" Keiko, Michë... se serait apprécié si vous pouviez un peu étant donné que votre mère n'est pas en danger de mort mais seulement un peu sonnée..."
"C'est jamais bon signe quand Maman est trop silencieuse!"
"Il m'énerve à force de gémir sans arrêt!"

Les jumeaux commençaient à s'engueuler et bientôt on eut droit à une lutte entre les deux. Seras se frotta les cheveux. Impossible de les calmer maintenant.

"Bon ben Niiz... je t'informe qu'au contraire de Warui, je ne suis pas habituée à veiller sur deux mondes à la fois aussi intensément du moins... j'ignore comment elle fait mais avec la fatigue et la douleur... je veux juste tomber par terre que quelqu'un prenne la relève de la surveiller.

Sur le trône, Seras tentait de garder les yeux ouverts, avec peine, il lui faudrait faire ça plus souvent, pour se rendurcir. Warui était roulée en boule, ses rayures la recouvrant encore. Il y avait même les filets de fumée noire qui s'échappaient de son corps.

*peut-être que Niiz pourrait la calmer... après tout... elle a déjà réussi à calmer Arielle*

Seras regarda Niiz, la pauvre petite boussole Noire.

"Je vais te la laisser à toi. T'as un don pour les calmer, elle et Arielle. Elle t'écouteras sûrement... immobiliser-la un peu... elle risque de vouloir mordre... simple avertissement"

L'assassine eut un baillement et alla se coucher contre le bastinage avant de s'endormir. Elle les avait prévenus......

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Re: Vu d'ici

Message  Niiz le Dim 28 Nov - 20:42

Elle sourit en regardant Michë. Elle ne pouvait pas oublier comme Warui avait veiller sur lui, ni avec quelle agressivité chaque fois qu'un tiers (souvent Christobal, remarqua-t-elle) venait à pousser le petit hybride aux larmes... comme lors de cette partie de cache-cache où les mauvais instincts de la déesse s'étaient manifestés.

La noiraude préféra oublier ce point dans ses souvenirs et concentra son attention au moment présent, consciente que ce calme ne durerait pas bien plus de temps qu'il n'avait déjà vécu sur le galion. Fataliste mais sereine, elle n'osait pas regarder Seras autrement que de côté.

L'assassine s'affaiblissait.
Personne ne pouvait veiller intensément sur Warui sans se vider.

Ou plutôt : sans qu'elle nous vide.

Niiz n'avait pas peur de se frotter à cette facette de Warui qu'allait libérer Seras. Son appréhension, légère comme une brise, ne concernait que Keiko, Michë, et le bateau. Elle craignait pour la vie de ses cousins bien plus que pour l'état dans lequel la fureur bestiale de Warui mettrait le Renard Noir, mais il valait mieux rentrer en bateau plutôt que sur une planche. La noiraude n'avait que faire d'elle-même. Bien sûre, elle se préférait vive plutôt que morte. Pourtant, elle donnerait sa vie pour les quatre autres personnes présentes à bord.

Ne sachant aucunement ce qu'il conviendrait de faire, elle se contenta de poser une main rassurante sur le bras de Seras avant que celle-ci ne se laisse plonger dans les bras du sommeil. Même prévenue du danger approchant, elle laissa sa main, détendue. Si problème il y avait, elle savait comment se reculer.

Manifester de la crainte au-devant d'un fauve près à l'attaque pourrait être fatal.
Sa confiance avait pourtant quelque chose d'incroyable.

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Re: Vu d'ici

Message  Warui & cie le Dim 28 Nov - 21:15

Un moment de silence. Le calme avant la tempête. Le calme avant l'orage. Le Ciel était bleu, les nuages blancs. L'eau était claire avec le bateau pour seule tache. Sous les bandages qui recouvraient le bras de Warui, les minces traces commençaient à s'étirer jusqu'à se rendre visible, tranquillement, lentement. La Déesse grognait par moment, comme pour tenter de s'éveiller d'un mauvais rêve. Parfois fronçant les sourcils, rien de plus. Son bras commençait à foncir, signe du mauvais présage que seule Niiz voyait. Des rayures de la fumée des volutes de fumée noire s,envolaient, suivant la progression des motifs jusqu'à ce qu'ils recouvrent le corps de la Farïd en entièreté, une forme noire sans réelle contoure où la main de Niiz se retrouva prisonnière pour un moment. Pour un moment. Un filet de fumée grossit et se solidifia pour frapper Niiz et la projeter à quelque pieds du bastinage, laissant Warui seule dans son coin. On y voyait une forme roulée en boule, avec une queue et deux oreilles pointues. Deux yeux violets sans la moindre pupille ou même expression quoique ce soit, juste deux lumières sans vie, s'ouvrirent et de profil on pouvait discerner deux forme s'apparentant à des canines hypertophiées dans cet amas sans conscitance.

Michë et keiko cessèrent de se battre, fixant le monstre sur le bateau. Le monstre noir sans aucun trait, comme une enveloppe, se redressa sur quatre pattes, accroupi. Voyant les préscences trop près à son goût, il prit une bonne inspiration et émit son cri de mort, le cri suraigu, l'appel de la mort selon certain. Un son si douloureux que même se plaquer les mains contre les oreilles ou autre ne suffisait pas l'adoucir, un cri résonnant jusqu'au plus profond de l'âme des mortels, les glaçant sur place, les laissant proie facile à cueillir. Warui n'attendit guère longtemps avant d'agir. Elle se lança sur la proie la plus facile, la plus faible à ses yeux: Niiz.

Keiko prit ses couteau et les lança sur sa mère dans l'espoir de la distraire mais celle-ci les repoussa avec son aura. Michë sauta sur elle pour la plaquer au sol, se sachant plus lourd. Elle griffait le pont en se débattant, tendant de le faire tomber, mugissant de frustration. Michë lui-même ne pouvait rester bien longtemps accrocher car l'aura de Warui le brûlait, cette aura matérialisée en une gluée noire et collante comme du goudron. Keiko prit quelques cordes et les attacha en un lasso qu'elle lança pour aggriper la Farïd au cou. Warui chercha à s'en défaire, s'agitant encore plus, désarçonnant Michë qui avait le ventre et le torse rougis. Il alla aider keiko à la retenir, la Déesse cherchant à se jeter sur Niiz. Une patte de gluée s'éleva du corps de Warui et frappa les jumeaux, lui laissant le champ libre pour s'attaquer à la Déesse des Vents. Ryuu grossit et emprisonna Warui en l'esserrant avec sa queue. Warui rugissait, se débattait, cherchait à le mordre, le blesser, le tuer. Comment la calmer s'ils n'avaient pas les calmants de Mardror? Aucun moyen de calmer ses envies de meurtre, le Guérisseur étant mort depuis deux cents ans!

"Je ne pourrai pas la tenir encore bien longtemps!"

Warui lui épargna de faire plus d'effort. Son enveloppe se mit à grossir comme si elle venait de prendre cinquante ou soxante kilos.

"GRAOOOOOOO!!!!!!"

L'enveloppe de glue explosa, recouvrant Ryuu de glue acide, laissant voir Warui à moitié transformée, les oreilles dressées, les rayures partout, les canines allongées et les yeux brillants... et l'écume aussi. Elle n'était pas très encline à se calmer. Seras ne pouvait plus les aider et Warui elle-même, de sa vision des choses, ne voyait qu'un monde montres et de démons prêts à s'emparer d'elle et elle ne les laisserait pas faire...

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Message  Niiz le Jeu 2 Déc - 20:33

Sa paume fut attirée contre l'épaule de Warui, comme elle l'eût été d'un aimant. La houle continuait de se faire entendre au-dessous de la coque. Les éclats des voix mêlées de Michë et Keiko continuaient de fuser, juste derrière elle. Pourtant, tout lui parut silence. Seul le fin gémissement du bois sur le pont lui parut évoluer crescendo, pour lui sembler aussi prononcé que celui du vent.

Elle aurait pu tenter de lâcher prise.
Elle la resserra.

Prise dans cet étau, piégée comme un lièvre, la noiraude leva un regard patient et inquiet vers ce ciel désespérément azuré. Noyée dans un silence lourd, psychologique. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était observer l'état de son capitaine avancer entre les symptômes d'une crise imminente et redoutée.
Dans ce silence.
Brisé.

La fumée qui avait englouti sa main avec le corps inerte de la déesse s'était solidifiée comme pour mieux l'éjecter. La petite farïd percuta le sol et roula jusqu'au garde-fou, frappée de surprise. Perdue. Seul le rappel brusque de ses côtes cassées permis de maintenir sa prise sur le réel. L'instant ne dura pas une seconde, mais au cours de celui-ci, tout avait cessé de bouger—
Jusqu'au cri.
Il ne paraissait pas être celui d'une seule douleur ou même d'un seul être. Long, profond comme un abysse. Il grinçait comme le cristal le plus mis à mal, tonnait ainsi qu'autant de gongs qu'il y aurait eu de morts. Inhumain. Pas même animal. Il lui souleva le cœur aussi bien que l'estomac. Et même les mains plaquées contre les oreilles, elle entendait. Et la douleur de Fadwa se conjugua à la sienne. Fadwa, tout juste ressuscité, dans le fond de sa cage. À terre, en chien de fusil, Niiz gémit. Arrête ! Pitié ! suppliait-elle au plus profond d'elle-même, la gorge crispée. L'eût-elle hurlé qu'elle ne se serait pas entendue.

Et tout cessa.

Le silence bourdonnait à ses oreilles. Étourdie, elle tenta de se relever au sein d'un monde brouillé. Des formes. Floues. Il y avait çà et là des formes aux contours incertains, familières. Quelque chose lui coulait jusque sur le coin de sa bouche. Quelque chose au goût fort. Métallique. D'un revers de main, elle l'essuya. Rouge. C'était rouge.
Du sang ?

Ses talents d'écouteuse n'avaient pas que des avantages. Le moindre son pouvait trouver canal en elle, et tout cheminement avait ses effets, bons ou néfastes.

La Boussole releva le nez vers les silhouettes des jumeaux. L'un des deux – Michë, peut-être – était aux prises avec la Bête. Connaissance et sons revenaient avec les détails. Ce qui les attaquait n'était pas la Bête, remarqua-t-elle : elle comprit vite qu'il s'agissait de son chrysalide. Son éclat couvrit Ryuu d'acide noir et bouillonnant.

Là seulement elle leur apparut. À demi-transformée, elle était toute en griffes et en crocs.
Ses yeux étaient hantés de l'irrévocable décision de les anéantir.

Ressort vivant, Nolshira banda ses muscles et déploya ses ailes, prête à l'envol. Il n'y avait qu'une solution à l'Orage : le laisser mourir pour laisser paraître un ciel limpide. Mais cet Orage-ci pouvait voir sa fin approcher. Provoquatrice, elle feula pour attirer l'attention du fauve. Avant de cracher dans sa direction.

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Message  Warui & cie le Ven 3 Déc - 21:05

Un cri bien pire que ce que ces pauvres âmes pouvaient imaginer... n'était-ce que pour plonger dans cette conscience et explorer ses plus lointains et profonds confins. Ce cri émanant des profondeurs de l'âme de Warui, loin dans cette forêt noire où se trouvait cet abysse sans fond teintée de brume... un mage spécialisé des auras ou très perceptif saurait voir la vraie nature de cette abysse. Un gouffre de ténèbres ou se mêlait les formes blanchâtres de maints et maints âmes combattant les abysses avec l'énergie du désespoir. Si Arielle tenait sa puissance de la magie et de la vie l'entourant... Warui se servait des âmes des morts, ces âmes certaines innocentes certaines aussi viles que la noirceur du Renard elle-même. Ces êtres criant de douleur. Ce cri de guerre n'en n'était qu'une parcelle.

Warui regardait les quatre formes près d'elle, des monstres, tapis entre eux, cherchant la moindre faiblesse. Ses mains commencèrent à s'illuminer de violet. Keiko et Michë prirent une position défensive, Ryuu s'envola pour rester hors de porter et tenter de se débarasser de la glu qui le rongeait. Les rayures émirent de la fumée qui s'accumulait sur les omoplates de Warui, prenant la vague forme d'ailes. Sans doute pour tenter de prendre le Dragon en chasse. La Farïd prenait position pour s'élever dans les airs quand elle entendit le feulement de Niiz. Elle s'immobilisa et tourna lentement la tête vers sa cousine, la fixant de ses yeux vides. Elle se tourna face à Niiz, oubliant la présence des trois autres. Warui se redressa à moitié, le bout de la queue s'agitant sans cesse d'appréhension de l'excitement du moment, et feula en retour, de ce son émis par beaucoup plus qu'une personne pour son intensité. Elle resta immobile, une vraie statue. Elle déploya ses ailes d'une envergure de quatre mètres ensembles, s'accroupi sur le pont et se propulsa avec ses jambe pour s'élever en un bond et sauter sur Niiz, prête à la trancher en deux avec ses griffes. Juste avec avant d'attérrir sur la Farïd Noire, Ryuu la faucha et l'entraina par dessus bord, la jetant dans l'eau. Il revint sur le pont et Keiko traça pour lui enlever la glue et soigner ses plaies. Michë alla chercher Niiz pour qu'elle se fasse traiter. C'était trop calme.

"Foutu signe de soin..., grommelait l'Humaine pendant qu'elle enveloppait les blessures de Ryuu d'une lueur blanche. C'est pas assez rapide. Elle a sûrement le temps de reprendre ses sens et de nous tomber dessus!"

Les jumeaux jetant des coups d'oeil aux alentours, guettant le moindre signe. Une fois Ryuu relativement remis, elle s'occupa de Niiz, ça allait prendre un long moment, le soin n'étant pas sa spécialité. Réparer les côtes et les tissus ansi que l'oreille interne...

"Eh merde... on a pas de calmants! À moins de crever c'est la seule façon de lui rendre ses sens! Le Sceau fera rien!"

Depuis que Warui avait accepté son côté, une part indissociale de son âme, le Sceau était resté mais n'avait plus la même emprise.

"Et le Grelot Zen de Mardror non plus..."
"Au Trait? Aucun Signe? Aucun sort?" demanda Ryuu plus qu'un peu sur les nerfs.
"Peut-être une source de magie semblable à la sienne... un membre de la famille... Reina est encore une gamine... et les autres son partis.. Dresla ne peut pas venir l'arrêter..."

Moment de tranquilité interrompu par le bouillonnement de l'eau devenue étrangement noire aux reflets violets autour du bateau. Warui émergea de l'Océan, rugissant une nouvelle fois, enragée. Elle prit de l'altitude avant de piquer vers le bateau, prête à les couler s'il le fallait.

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Message  Niiz le Dim 5 Déc - 21:38

Niiz sentit son regard plus qu'elle ne le vit. Si vide... Il lui donnait toujours la même impression : celle de tomber sans que l'on s'y soit préparé. Ce vide qui l'attirait inexorablement vers le bas. Un sentiment de menace s'échappait pourtant de son attitude. La petite Rose des Vents n'eut pas le temps de l'interpréter que déjà Warui se jetait sur elle.

Elle n'aurait pas le temps d'éviter. Elle avait prise par surprise et le coup serait trop brusque pour être paré. Un miracle eut pourtant lieu : Ryuu, brûlé par l'acide, avait dévié l'assaut. La Bête, sauvage, s'était retrouvée au fond de l'eau. Malgré ses ailes déployées, elle n'avait pu réfréner sa chute. Pis : celles-ci ne firent que l’embarrasser dans sa chute.

À nouveau le silence pesant de l'œil du cyclone.

Keiko ne lui laissa aucun répit : aussitôt assurée que le calme serait suffisant pour ne pas se mettre inutilement en danger, elle commença de tracer aussi bien pour Niiz que pour Ryuu, vite débarrassé de la pellicule d'acide dont l'avait recouvert le capitaine. Par expérience, elle savait que les chairs guérissaient plus vite que les os, aussi n'était-elle pas surprise de recouvrir l'ouïe plus vite que ne disparaissait ses douleurs costales – presque soulignées par leur soudure laborieuse.

Cependant que l'humaine grommelait et délibérait avec l'hybride, Nolshira s'était laissée absorber dans la contemplation des grelots à ses poignets, fascinée par cette idée qui venait tout juste d'éclore dans un coin de sa tête. Cela avait ses chances de marcher...
    Keiko, sais-tu comment fonctionnait ce Grelot Zen ?’ demanda-t-elle soudain, détachant d'un geste tranquille le grelot à son oreille. ‘Saurais-tu faire des signes dont l'effet s'en rapprocherait ?
Elle lui tendit sa petite clochette argentée qui carillonna un instant, claire comme le ciel.
    Tous les miens sont connectés. Même si le sort ne dure que le temps de ton tracé, je pourrais l'utiliser avec les autres. Pour la calmer. Un peu au moins.
Le regard qu'elle leur lançait à tous deux signifiait que cette solution avait ses chances et ses défauts, mais qu'il s'agissait là d'une solution tout de même. Un possible.

Les vibrations recommencèrent. Sans lui donner le choix, Niiz fourra sa boucle d'oreille dans la main de Keiko.
    Fais-le.’ lui dit-elle simplement avant de retourner se jeter depuis le bastingage.
L'air siffla à ses oreilles. Elle le laissa s'engouffrer dans ses ailes avant de les battre en direction de la Bête. Elle fila droit vers elle avant d'interrompre sa trajectoire d'un tonneau pour s'éloigner à nouveau. Allez... viens là...

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Message  Warui & cie le Lun 20 Déc - 18:42

Keiko fixa Niiz quelques secondes. Le Grelot Zen de Mardror... son fonctionnement? Le Guérisseur était aussi Traceur... mais...

"Il aurait pu tout aussi bien le trouver... il n'a jamais dit les Traits à personne... pas même à Katania je pense... peut-être dans un livre... mais ou est à deux semaines voir un mois du palais! C'est imposs...."
"Téléportes-toi!"

Michë venait de couper sa soeur en plein élan. Téléporter? Oui.... avec un bon Trait et fouiller les livres de Mardror... du moins ce qu'il en restait. Ils pourraient divertir Warui durant ce temps. Niiz proposa même ses grelots.

"Et si on en enchante un de façon permannent, les autres produiront le sort quand même... ça peut marcher!"
"On a tout à perdre sinon"

Ryuu se secouait pour enlever le plus d'acide et déjà la douleur était plus passable. Niiz s'éloigna pour retourner au bastinage. Keiko traça pour disparaître dans un éclair rougeâtre tout en leur souhaitant bonne chance. Michë prépara les sorts qu'il connaissait. Mentaliste-Réciteur, lui aussi savait se débrouiller et il rivalisait de force avec sa mère.

Warui tentait de sécher ses ailes trempées, alourdies, pour atteindre le bateau le plus vite possible et porter un coup éclair. Niiz piqua vers elle et se détourna quand la Déesse tenta de la mordre à la queue. Elle rugit de frustration. Ses rayures recommencèrent à émettre de la fumée noire, annonçant que se transformation allait se poursuivre. Elle vola vers Niiz qui l'entraina où ça lui plaisait. Ryuu et Michë surveillaient, se sentaient inutiles même, les pauvres. Keiko atterrit dans la bibliothèque et se mit aussitôt à fouiller pour les écrits de Mardror, dans l'aile médicinale.

"Traité des Traits dans la médecine... Les Traits dans l'hypnose... Potions tout genres... Objets magiques et traitement.... Acupunct..... Objets magiques et traitement!"

Le livre de Mardror sur ses objets magiques! Keiko le feuilleta jusqu'au chapître sur le Grelot Zen.

"Employé pour calmer le stress et l'anxiété, les Traits utilisé sont complexes de sorte que l'ensorceleur doit connaître la branche physique et psychiatre des soins de la médecine...."

Que du blabla.... les Traits... les Traits.... vers la fin de l'article... des Traits inconnus. Mieux que rien. Keiko leva l'index et le majeur et commença à tracer sur l'air, espérant atteindre les grelots de Niiz avant qu'il ne soit trop tard.

Les deux Déesse continuaient leur ballet volant, Warui maintenant recouverte à nouveau de son acide noir et possédant cinq queues, elle avait désormais un museau. Dans deux queues il y avait des chances qu'elle atteigne Niiz et la blesse pour plus que quelques côtes.


"Graaaooooooooooooooooooo!"

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Message  Niiz le Lun 20 Déc - 22:30

La force du vol de Warui dévia le sien. Imprudente, elle n'avait pas su le prévenir, aussi eut-elle tous les maux de le guérir. L'oiselle noire peina à cesser de tanguer, ce qu'elle ne put s'empêcher de faire de longs mètres durant. Elle empêchait ce terrible constat de se frayer un chemin en elle ; le constat qu'elle ne contrôlait plus rien. Il la terrifiait au plus profond de sa conscience, elle qui n'avait eut de cesse de braver les cieux. Il éveillait et extirpait des tréfonds de son être cette crainte ancienne, ce vertige atroce. Et au-dessous d'elle il y avait cette Mer dont les lames lui paraissait comme autant de bras voraces désireux de la saisir.

Elle tirait sur ses muscles avec toute la force du désespoir, essayait avec acharnement de s'arracher du lien qui l'attirait inexorablement vers les flots. Elle ne se laisserait pas engloutir. Pas encore.

La Boussole n'en finissait plus de battre cet air emporté dans une danse rebelle. Quand Warui obliqua vers elle, elle n'eut d'autre choix que de se laisser tomber et de perdre ce précieux allié qu'aurait représenté le vent ascendant qu'elle se força de quitter. Elle n'avait maintenant plus le choix. Sa précieuse aide s'était retournée contre elle et comme l'armure endommagée du chevalier, elle n'aurait été pour elle qu'entrave fatale. Elle chut. Sentit l'air s'alourdir, strate après strate. Elle se retourna, de ce geste fluide qui caractérisait son vol.
Enfin ! Elle y parvenait ! Ce qui l'avait fait elle, son plus grand bonheur lui était revenu ! Elle qui avait été infirme perdue entre ciel et mer, à nouveau elle se sentait vivre comme elle le devait. Elle était ce qu'elle devait être là où elle devait être : un oiseau parmi les nuages. Étrange rouge-gorge qui fuyait un aigle affamé.

Niiz goûta à cet instant de vide pendant lequel elle se savait hors d'atteinte bien que jamais la Bête Noire ne fût si proche d'elle qu'en ces moments d'improbable sûreté. Alors, son élan emportait le prédateur loin de sa proie qui se jouait de lui avec un délice frôlant la folie. Ces instants étaient de ceux qui emportaient la petite déesse dans une douce spirale de vertiges dilués dans le néant psychique. Mortel si toute notion du temps réel partait se fondre en lui. Métronome vivant, il fallait comme elle conserver la sensation de son propre corps, de son rythme vital pour savoir quel était la dernière seconde. Celle où il lui faudrait ouvrir les yeux.
Et elle arriva.
L'ailée corrigea son vol. Analysa son entour. Elle savait que son principal point fort consistait en sa taille qui lui permettait une amplitude plus courte de mouvement. Ses élans étaient aussi plus brefs, moins sauvages que ceux de Warui.

Warui... quelque chose différait de la mi-kitsune que la petiote s'était travaillée à éviter. Mais le temps lui manquait pour approfondir ses observations : elle ne put que profiter d'un nouvel instant de vide, ainsi que d'un œil de cyclone, pour voir quel mauvais augure lui signifiait son capitaine. Un nuage de fumerolles qui n'annonçait pas le mieux pour notre Boussole. C'était la vraie kitsune qui arrivait. L'atmosphère lourd s'électrifiait, présageant la venue de l'Orage. Niiz dut vriller par deux fois pour creuser un écart prudent entre elles et ne risquer aucune projection d'acide.
Une chaleur hésitante à ses poignets l'amena à s'empresser.
Il était temps ! Mais les grelots perdaient cette force étrange et rassérénante par dangereuses intermittences. Vas-y Keiko... Tu peux y arriver... La kitsune commençait de se former sous son cocon d'acide noir. Sa douleur costale revenue fit venir la sueur au front de la noiraude. Ça vaut mieux pour moi !

Elle entama une descente en piquée. Presque sereine.

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