The Fox and the Hound

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Lun 3 Sep - 4:13

(Eh Mél =3)

Le temps avait été bien calme. Les vagues étaient tout du long, le ciel d'un bleu clair et les nuages flottaient paresseusement tout comme le vaisseau de bois noir qui se contentait de suivre le vent, les hélices arrêtées. L'équipage surveillait les alentours en baillant et en vaquant à leurs occupation. Le bateau se remettait lentement d'une longue pause qui avait laissé les Fabulois se demander où se trouvait le bateau noir tant redouté ces derniers mois. À peu près six, pour être plus exacte. Le même équipage, plus une nouvelle membre qui s'agitait partout, excitée. C'était son premier voyage à Fabulya et elle trépignait d'impatience. Elle se fit arrêtée par la médecin du bateau tandis que le matelot chantonnait en regardant la mer. Leur vigie était aux aguets et le capitaine?

Le capitaine était son poste, dirigeant son vaisseau vers le Continent des Technologies. Ils étaient un peu rouillés mais se remettraient vite en forme. La terre se fit voir et ils camouflèrent le bateau pour qu'il ressemble à n'importe quel autre. Avant de descendre, eux aussi mirent leur déguisements. Et ils allèrent à Elaskia, capitale de Nelta. Là où le danger était le plus grand mais aussi où ils s'amuseraient le plus. Le capitaine fit signe au atres de se séparer mais ordonna à la plus jeune de l'accompagner. Les autres savaient se débrouiller. Quand leur nouvelle addition lui demanda pourquoi, le capitaine lui répondit que les risques désastres seraient moins grands et que de toutes façons, ils étaient des adultes.

Ce qui entra dans la taverne, non pas une taverne très crasse, une taverne quand même respectable, là où les pris étaient pas trop mal, fut deux femmes. La plus jeune était habillée style aventurière. Avec des bottes, des pantalons, une chemise, une veste, une épée à la hanche et autres petits ajouts pour le goût. Plusieurs hommes se demandèrent son âge. Ses cheveux noirs tombaient en cascades dans son dos et ses yeux étaient d'un bleu de glace. La femme l'accompagnant s'attirait aussi une belle part des regards pendant qu'elles allaient s'asseoir au fond, près d'une fenêtre. La femme semblait être âgée début trentaine. Portant elle aussi des bottes et des pantalons, une large ceinture à boucle d'argent, ainsi qu'un gilet court laissant voir son ventre, elle portait des lunettes de travaill sur sa tête, Ses cheveux étaient également noirs, jusqu'en bas des épaules. Teint de peau bronzée. L'autre était plus pâle. Ce qui intriguait les clients, c'était le 'manteau' de la femme. Ample, long, il cachait ses mains lorsque ses bras tombeaint le long de son corps. Fait d'un tissu léger, il était complètement noir à l'exception d'un motif au dos semblable à un renard aux longues pattes très stylisé. La femme commanda à boire et quand le serveur demanda l'âge de la plus jeune, il eut droit à un regard glacé de la part de l'adulte. Les clients finirent par ne leur jeter que de coups d'oeil.

"Alors, c'est ça Nelta?" dit la plus jeune.

L'autre prit une gorgée de son verre et attendit quelques secondes avant de l'avaler.

"Et le... voyage... c'était comment?"
"J'ai passé... des mois dans le sable... à avoir faim et soif... seule... Reina"

La femme reprit une autre gorgée.

"La bière... n'a jamais été bonne!" dit-elle en souriant.

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Dante Boïss le Jeu 6 Sep - 20:28

Je crois qu'on est cinq, aujourd'hui, à attendre en uniforme que ce soit notre tour pour la ronde. Cinq, dont trois gamins qu'on nous a collé dans les pattes. Ils sont tous à bavasser en continu, comme de nouvelles recrues tirées de leur campagne. Ils parlent et parlent et parlent, tout innocemment, sans vraiment faire attention à ce qu'il y a autour d'eux—c'est dans ces moments-là que j'en viens à me demander s'ils savent que Dante Boïss est le Bourreau… ou même: que le Bourreau n'est pas une créature imaginaire (comme le sont les dahus, les dodos, les élémontes ou les bons psychologues—tirés de leur campagne, vous dis-je). Je tortille une capsule qui traînait là jusqu'à la faire ressembler à quelque chose (ici, une tortue—sûrement à cause du temps qui ne veut pas accélérer); puis, quand l'air ambiant si saturé de discussions revient cogner contre mon crâne, je recommence l'opération (et essaie de faire de la tortue une capsule—sûrement que si la boisson faisait encore son effet, je me pinterais la gueule).

Ce n'est pas qu'en temps normal, entendre les jeunes s'extasier sur tout ce qu'ils ont appris aujourd'hui m'insupporte—c'est même presque devenu un passe-temps notable chez-moi de les encourager à parler d'informations encore officieuses quand mon collègue nous exhorte à nous taire—mais les sujets d'actualités ne sont pas pour me réjouir. Comme jamais elles n'auraient pu l'être étant donné les circonstances.

En particulier quand ils me sont rapportés d'une petite voix perçante.

    ‘… Et vous savez, je pense qu'on va vraiment devoir en mobiliser deux-trois à cause de ce qui se trame à Sihyara! J'espère pas en—’
    Et tu sais?’ C'est la première fois que je daigne parler depuis que j'ai trouvé ma vieille capsule qui gisait dans un coin. ‘On y était, nous aussi, à la réunion.
Le pisse-vinaigre a parlé, la joie est retombée, un silence de mort s'est installé—mais à notre table uniquement: tout autours volettent encore paroles variées entre fumées diverses et remugles de fonds de bouteilles. Après un silence, le collègue rompt lui aussi avec la tradition (pour lui: celle de Langue-de-bois & Bouche-cousue) pour me demander ce que je fiche à toujours trimbaler ma hache un peu partout (sous-entendre: comme un mouflet son doudou). Je hausse les épaules; ce n'est pas comme si quelqu'un allait prendre le risque de me la voler, même si les rumeurs rapporteraient que cette bagatelle soit la seule source de ma force, que tous doivent connaître la matière en laquelle on l'a taillée et que, finalement, pour un magique, ça doit constituer un acte d'un symbolisme extraordinairement puissant. Non, je ne m'inquiète pas: je suis bien placé pour savoir que la première proposition est fausse, que cette arme est absolument invendable et que nul magique n'aurait ce culot. Point barre.

Par ailleurs, et il semblerait que mon acolyte n'y ait jamais trop prêté attention, plus on en parle et plus on a de chance pour qu'on la remarque. Et par extension, qu'on se mette à susurrer dans sa barbe que, le Bourreau, on se l'imaginait plus grand (oui, je vous ai entendu, vous, au fond). Quid des gamins? Et bien, ils sont un peu lents: ils réagissent seulement.
Toutefois, grâce à cette intervention, je peux assurer que ce jour-là pas une créature magique ne se cache au bar: les conversations reprennent vite leur cours (à peine si j'ai eu le droit à ce qu'on me remarque—je suis en service et l'uniforme casse un peu le mythe du coupe-gorge rebelle) et personne n'essaye de m'ignorer négligemment en approchant à petits pas de la sortie tout en ayant l'air le moins suspect du monde… ou inversement.

Non, ce qui fait faire un vrai virage à ce dont parlent les piliers de bar (plus ou moins respectables—la faute à moi-même, je pourris la moyenne), ce sont des femmes. Ça tombe mal: je suis dos à l'entrée, et donc bien peu au fait des dernières nouvelles. Ce que je pense comprendre, c'est que ces nouvelles sont venues par deux; que la plus jeune des deux doit être bien mignonne; et que son aînesse doit s'effaroucher, à sa place, des questions indiscrètes. Et vertement, semble-t-il.
Même si c'est en silence.
Devant-moi, le ragoteur observe sans un mot. Encore un peu, et je pourrais voir le reflet des deux minettes installées au bar dans ses yeux grand ouverts. C'est un spectacle qui me redonnerait presque le sourire.

    Elle t'arracherait la tête avant que t'y arrives.
Tête qu'il rentre entre ses épaules comme s'il voulait protéger son cou d'une éventuelle attaque; ce qui donne aussi raison à ce que je viens de dire, bien qu'à un point que je ne suis pas sûr de pouvoir évaluer. Il prête plus à penser qu'il craint un dompteur de dragons, œil crevé, taillé en V et les bras comme des troncs d'oliviers millénaires qu'une femme semble-t-il assez jeune et assez belle pour s'attirer une certaine sympathie. Mais alors que ma curiosité a été assez piquée pour que j'y cède et jette un œil par-dessus mon épaule, je tique sur le manteau. Ma chaise frotte sur le plancher déjà bien usé; je me suis levé. Un peu trop brusquement peut-être. Assez du moins pour que j'entende derrière-moi un timide:

    ‘C'est à cause du renard?’
Auquel acquiescera le garde de longue date.
Arrivé à la hauteur des deux dames, je pose une main au bar, près de l'intéressée. J'entends des cuillers trembloter dans des tasses, un peu plus loin, en réponse à ce geste.

    Dites-voir, c'est par provocation ou juste par imbécillité?
avatar
Dante Boïss
Bourreau

Messages : 44
Date d'inscription : 15/05/2012
Age : 23
Rang : Croqueur de brebis

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Ven 7 Sep - 0:56

Reina voulait poser un tas de questions mais Warui les déviait toutes. Reina sirotait lentement son verre, tentant de trouver la question inévitable. Elle en trouva une qui n'avait pas trait à l'absence de sa grand-mère.

"Pourquoi un renard sur le kimono?"

Warui jeta un coup d'oeil derrière son épaule.

"Le renard, Reina, à Sybala, est sacré. Regarde qui je suis. Je me disais que c'était pas une mauvaise idée... de plus c'est eux qui me l'ont offert.... j'allais pas refuser!"

La femme eut un grand sourire et vida son verre d'une traite. Alors qu'elle s'apprêta à en demander un autre, elle vit un homme les rejoindre du coin de l'oeil. Elle avait levé le bras à moitié et le rebaissa. Lui venait de poser la main sur le bois. Reina se colla contre Warui qui fixait l'homme en uniforme. Un garde, pensèrent-elle. N'ayant pas encore de vraie expérience de combat, la plus jeune des deux princesses étaient un peu nerveuse. Elle savait sa grand-mère capable de mettre à terre bien de hommes sans même se fatiguer. Warui avait un sourcil levé et l'autre froncé, intriguée.

Provocation? Quelle provocation? Elle parlait à volume moyen, même moins fort que d'autres, elle n'avait pas fait de dégats, elle ne cherchait pas la baggare, elle voulait prend un verre avec son arrière petit-fille. La pirate demanda un autre verre et le but, ignorant l'homme. Une fois le verre à moitié, elle le fixa dans les yeux et dit calmement:

"Un problème M'sieur l'agent?"

Elle avait pensé à camoufler son oeil gauche qui était revenu à son ancien état, c'est-à-dire violet puisque c'était la couleur de Seras. D'ailleurs, celle-ci roupillait dans un coin de leur esprit. Le voyage avait été... épuisant. Warui attendait une réponse avec un visage innocent.

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Dante Boïss le Ven 7 Sep - 17:11

Elle surjoue—ça crève les yeux, même aveugle on le verrait. “M'sieur l'agent”… c'est ce “M'sieur l'agent”. C'est une mauvaise blague, c'est ça? Bon, tant pis, accordons-lui la carte de l'abrutissement complet, même si on voit bien que c'est assez compliqué pour elle de faire tenir ses traits dans cette expression d'innocente incompréhension qu'elle doit trouver fort inhabituelle. Quant à ceux qui ne comprendraient pas ma réaction, imaginez qu'une civilisation génocidaire lambda s'attribuait un symbole qui ressemblerait à… je ne sais pas, moi, une petite hélice noire à quatre pales sur fond blanc et rouge, ou quelque chose du même acabit. Imaginez ensuite qu'ils nous envoient régulièrement une bande de voleurs carnassiers avec une lettre de marque toute fraîche signée dans les poches. Comment réagiriez-vous dans ce cas si un inconnu se baladait dans votre rue avec un brassard rouge et blanc brodé d'une petite hélice noire? Vous trouveriez ça de mauvais goût (et je dis ça sachant que je n'en ai déjà aucun). Ici, c'est un cas similaire: un renard bleu, j'aurais peut-être juste froncé les sourcils et commandé un verre; roux, à peine si je l'aurais remarqué puis commandé un verre; noir, ça a du mal de passer. Je remarque que la petite s'est tassée contre la plus âgée. Elle me jette des regards effrayés avec les grands yeux du faon qui croise le chemin d'un chasseur. Pour avoir cette réaction, je ne pense pas qu'elle ait eu tellement d'occasions de jouer aux aventurières comme nous le suggérerait sa tenue; elle a perdu tous ses moyens et ne se repose plus que sur sa camarade.

Vous souvenez-vous de ce que j'ai pensé d'abord, quand mes collègues ont discrètement fait remarquer qui j'étais? Je m'en souviens, moi, et ce petit air suspect que cette jeune fille expose me donnerait presque envie de revenir sur ce que j'ai dit: des magiques, il y en a peut-être à ce bar, finalement. Malgré tout, je lâche la garde de mon arme, machinalement saisie d'une main quand je me suis approché d'elles—je dois me calmer. La gamine est à côté. C'est d'ailleurs à elle que je pose ma question, de l'air détaché de celui qui parle boulot. Déjà parce que je la considère comme le maillon faible des deux, mais surtout que j'ai envie qu'on me prenne un minimum au sérieux (ce qui est difficile quand on n'arrive pas à regarder l’aînesse dans les yeux plus de deux minutes avant que les nôtres ne glissent malencontreusement sur le reste de sa personne que dissimulait habilement son manteau, de dos).

    D'où vous nous venez, comme ça?
La question bateau, et pourtant si pratique. Si elle hésite et que son amie l'interrompt pour répondre elle-même, il y aura à se méfier. Mais si elle répond trop vite, ce sera vaudra aussi d'indice vis-à-vis d'une possible mascarade. Je ne fais pas l'immigration, néanmoins, ces quelques ficelles peuvent parfois s'avérer utiles. Ensuite, je fais mine de détourner ma propre attention:

    Un renard noir, ça ne vous fait pas tilt, vous? Je trouve ça un peu risqué, comme choix vestimentaire, par ici.
“Ici”, c'est “dans ce pays, sur ce continent”. Je regarde la dame dans les yeux, légèrement penché sur elle et mimant moi aussi l'étonnement.
avatar
Dante Boïss
Bourreau

Messages : 44
Date d'inscription : 15/05/2012
Age : 23
Rang : Croqueur de brebis

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Sam 8 Sep - 0:17

Warui n'était pas la meilleure menteuse ni la meilleure comédienne. Et l'homme en fasse d'elle ne la croyait pas. Il était soupçconneux. Probablement habitué à ce genre de remarque ou de personne. Elle ne voyait pas le pourquoi d'un tel ton à propos d'un dessin de renard. Même à Fabulya il y avait eu des renards. Cependant, il était vrai que les renards étaient largement associés aux Farÿd et les Farÿd à la magie ainsi qu'à Dresla. Warui savait pourquoi le continent de Fabulya était anti-magie. Elle ne le savait que trop bien. Cet homme, ce soldat, à côté d'elle, vu le ton de sa voix et la façon dont il avait abordé le sujet, n'était pas un partisan de la magie. reina craignait une bagarre, craignait que quelque chose de grave arriverait. Elle avait entendu parler des chaïnes anti-magie et redoutait que même Warui serait impuissante si enchaînée.

Warui persait de son air innocent pour en prendre un autre plus sérieux. Reina était encore jeune. Elle n'avait que seize ans. Elle n'était même pas encore adulte selon Nascarian mais la petite avait insisté et ses neveux avaient accepté de la lui reconfier. La gamine de trois ans qui dormait avec elle dans son lit le soir avait peur de l'homme au cheveux bruns armé d'une hache faite en elles ne savaient quoi. Warui avait Kuroi de cachée dans l'ombre, son ombre. Si l'homme essayait un geste brusque... mais à la place, il regarda Reina, qui ne put s'empêcher de le fixer, et lui posa une question. Reina déglutit et regarda Warui qui avait toujours le yeux posés sur le garde avant d'essayer de répondre:

"On... on vient de..."

Elle ne connaissait aucun village de Nelta et Omlid, Amsya était hors de question. Et ce type devait connaître le pays comme sa poche. Reina se disait qu'elle avait tout gâché. Warui voyait très bien le pourquoi d'une telle question. Entre autres que parce que le continent de Fabulya avait appris ces dernières décennies à se méfier des renards noirs, le symbole de Black Blade et, s'ils le savaient encore, de Warui Slythina, Déesse Sybalienne connue pour être un monstre parfois. Si des échos de la guerre contre Daribad étaient arrivés jusqu'ici. Warui détacha son regard de l'homme et soupirant légèrement, regardant Reina par-dessus son épaule.

"Partons Reina. Visiblement, ils n'aiment pas les visiteurs pourtant prêts à payer pour leurs consommations"
"Euh..... ok Maman..."

La pirate se leva de sa chaise, Reina faisant de même. La Déesse et l'homme était côte à côte.

(*Reina* Contacte Keiko et rejoins-la)

La jeune princesse se dirigea vers la porte et avant que leur interlocuteur ne puisse faire quoique ce soit, Warui était collée à lui, affichant maintenant un sourire amusé.

"Cima da pëno..." susurra-t-elle en sybanës à l'oreille de Dante.
Allons au point...

Il pouvait aussi remarquer que ses canines étaient un peu plus pointues que la norme et qu'elle avait le fameux oeil rouge...

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Dante Boïss le Dim 16 Sep - 15:31

Jamais je n'aurais osé croire que des questions de routine puisse à ce point fonctionner: tout suit mes prévisions—c'en est presque inquiétant. J'en ai même du mal à ne pas montrer ma surprise quand j'entends la petite bégayer et la plus vieille l'interrompre. J'avais dans l'idée qu'une enfant aussi bien équipée pour chercher l'aventure avec sa mère aurait été tout aussi bien renseignée sur les pays qu'elle s'en allait parcourir.
… et bien, à l'évidence, j'avais tort.
Même l'excuse à laquelle nous avons droit est passablement ridicule tant elle sent les petits plats réchauffés de l'avant-veille. C'est pourtant un sourire que leurs simagrées viennent de me faire faire: je n'ai pas besoin d'un coup d'œil vers mes collègues pour deviner que tout débordement serait excusé—le cas échéant, et il vaudrait mieux qu'il n'échoie pas. Eux comme elles se sont levés. Je dois utiliser toute ma hauteur pour continuer de la toiser. Ses mouvements sont lents, sous contrôle; elle a l'habitude de ce genre de scène. Ce n'est pas le cas de la plus jeune qui s'évade presque—presque parce que l'un des jeunes qui nous accompagne s'est interposé entre elle et la sortie. Peut-être parce qu'elle est (comme notre petite aventurière) une fille, elle se permet l'erreur d'attraper la fuyarde à l'épaule. Je n'ai pas encore réagi qu'on s'étale mollement contre moi: c'est l'aînée des deux, bien décidée à faire littéralement barrage de son corps pour m'empêcher d'approcher sa petite. Elle est assez près pour que j'ai son haleine dans les cheveux; assez près pour que j'entende sa langue siffler à chacun de ses mots. Ce son est à m'en vriller les tympans, mais je n'écoute plus vraiment; tout comme elle est assez proche pour que je puisse lui compter les cils et que mon attention fuit son visage.

Elle n'est plus qu'un corps avec ses points vitaux.

Si j'avais voulu éviter les coups, j'aurais pu laisser mon honneur de côté et implorer, m'effondrer, supplier: faire de moi du bétail tout juste bon à achever. Je n'ai pas cette prétention, pas plus que celle d'affronter de front ce que je ne connais pas. Mon seul regret, pensè-je quand je lui envoie ma paume au menton pour lui renverser la tête (puis une de mes bottes au genou), ce sera d'avoir préféré aux belles techniques de corps à corps omlidois celles de prudes effarouchées qu'on enseigne aux petits Koorijin. J'ai dû préféré rester sur mes gardes et n'essayer de la déséquilibrer que pour conserver une certaine distance de sécurité entre elle et moi; trop de ces pourritures magiques à la suite ont dû s'amuser à venir me souffler dans les oreilles pour que je réagisse de manière plus combative.

Quand tout ça aurait pu être évité si l'autre mijaurée avait bien voulu me sortir un nom de ville au hasard—je suis si mauvais géographe que j'aurais même laissé passer Trifouillis-lès-Oies.
avatar
Dante Boïss
Bourreau

Messages : 44
Date d'inscription : 15/05/2012
Age : 23
Rang : Croqueur de brebis

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Mar 18 Sep - 2:44

Reina tentait de ne pas regarder en arrière et de marcher assez vite pour échapper aux gardes. L'une du groupe de soldats l'attrapa par l'épaule. Reina déglutit nerveusement, sentant ses dents se réaiguiser sous la nervosité. Keiko lui avait appris à se déguiser et à maintenir son camouflage avec un minimum de concentration, tant qu'elle était calme. La magicienne avait oublié de lui apprendre comment le garder en cas de danger. Reina ne se débattit pas, ne regarda pas la garde et se contenta s'appeler Keiko et Michë par télépathie rudimentaire. La soldate ne semblait pas si vieille que ça même. La petite princesse attendait patiemment que les secours arrivent mais tourna vivement le tête pour voir par-dessus son épaule quand elle entendit le son d'un coup.

Warui regardait Dante. Ils se fixèrent un moment puis le soldat lui envoya sa paume sur son menton, faisant lever la tête de la pirate vers l'arrière. Elle sentit le coup à son genou mais ne bougea aucunement. Reina avait des yeux inquiets. Warui n'avait pas bougé d'un pouce. En fait, la Déesse souriait et riait. Faiblement puis de plus en plus fort. Elle leva la jambe pour donner un puissant de coup de pied à Dante pour qu'il fasse un vol plané à l'autre bout de la pièce. Warui replaça ses cheveux et fit craquer son coup pour ensuite rouler ses épaules. Elle se tourna nonchalament vers le troupeau de gardes et regarda celle qui tenait Reina. Ils se pensaient confiants? Ils se pensaient meilleurs? Warui ne put retenir un sourire démoniaque.

"Provocation? Non..... plutôt une excursion..."

Elle regarda la taverne et compta sur ses doigts sans se préoccuper du reste.

"Ça va encore ajouter quelques milliers de royaux tout ça..." dit-elle à elle-même.

Elle haussa des épaules en soupirant. On la regardait. On se demandait pourquoi elle était si sûre d'elle. Vu la puissance avec laquelle elle avait projeté l'homme, elle était plus que forte. Après six mois de calme. Certains se demandaient... si leur croque-mitaine était revenue... La Faucheuse des Cieux? Mais cette femme-là était humaine! Leurs soupçons se virent confirmer à leur plus grande peur. Warui avait envie de jouer. Avec un joli mouvement de son kimono, elle reprit sa forme Farïd, souriant de tous ses crocs. Un loup dans la bergerie.... cela n'avait jamais été si vrai avant....

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Dante Boïss le Sam 22 Sep - 9:58

Quand on a l'habitude que quelque chose fonctionne, on ne le remarque même plus. Mais vous est-il déjà arrivé de vous retrouver face à ces moments de flottement où vous vous êtes égarés dans l'échec? Qu'il manque une marche à votre palier, et vous vous retrouvez le pied dans le vide; que vous piliez sur du verglas, et vous continuez d'avancer; que votre frappe soit évitée, et vous brassez de l'air; et bien on ne répond pas toujours intelligemment aux événements incongrus. En fait, l'action continue de s'étendre pendant qu'on essaye de comprendre ce qui nous entoure, hagards. On est vides de tout sentiments: nous n'avons ni peur, ni colère. L'incompréhension peut même éviter celui qui expérimente ce court moment de vide pur. À cet instant, on est mentalement deux: celui qui tente encore de faire les branchements, et l'autre. Celui-ci rigole dans son coin, un peu trop lointain pour qu'on puisse saisir ce qu'il dit, mais en substance, c'est à peu près ça: “Tu t'es planté en beauté”, “Ah, raté”, “Tu n'as pas l'impression que quelque chose cloche, là?” ou bien, comme j'en ai tout juste fais l'expérience: “Prépare-toi à la baffe”. Ce qu'il y a d'énervant, avec ce double mental, c'est qu'il se moque ouvertement de qui en fait la rencontre, et commente tout ce qu'il se passe. Mais je n'entends toujours rien de ce qu'il me baragouine quand je me relève d'entre les tables; le son du sang qui me bas les tempes remplace vite sa petite voix désagréable plus je reprends conscience de ce qu'il se passe; le goût du sang, aussi, que j'ai dans la bouche; ou du bleu que je vais avoir à la mâchoire après qu'elle a si joliment tapé un coin de bois. Et d'après les craquements et picotements qui remontent dans l'un de mes bras, c'en sera de même pour le coude. Au moins je ne suis pas mort. Juste sonné.

Je me relève (en plusieurs étapes, dont la première est de retrouver le sol). Calmement, d'abord, puis mes rires font échos aux siens. Je ne l'ai pas quitté des yeux depuis que j'ai été à nouveau capable de l'avoir dans mon champ visuel.

D'un coup, je redeviens aussi silencieux qu'impassible. Je crache le sang qui encombre ma bouche, efface ce qu'il en reste d'un revers de manche. Son goût n'a pas sur moi le même effet sur moi que les dernières fois où j'y ai goûté malgré moi. C'est le mien, mais il m'affecte autant que celui d'un animal. Je veux le déguster tout à mon aise; je veux arracher les chairs; je veux le faire couler sur les peaux; je veux en respirer la fragrance; je veux
(mais je ne peux pas.)
J'ai saisi mon arme. Je ne soutiens plus son regard. Je sens cette peur qui étrangle les troupes; je sens que cette créature n'est pas humaine avant qu'elle ne se décide à le montrer, tout autant que j'hume ce sang; et je sais quand je la jauge que ce sera peine perdue. Je reste calme. Sans la regarder, je vois la fillette de notre groupe: elle a profité de l'étonnement de notre douce petite ignarde pour l'attraper à pleins bras et plaquer la lame froide de son couteau sur sa gorge.

    Sois mignonne, si tu ne veux pas qu'on rende tes effets personnels à tes parents.
Je ne crois pas qu'elle m'ait écouté; quelque part, je m'en fous comme de ma première chemise: j'ai jeté une chaise en direction de la farïd. Hache en main, je charge.
avatar
Dante Boïss
Bourreau

Messages : 44
Date d'inscription : 15/05/2012
Age : 23
Rang : Croqueur de brebis

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Lun 24 Sep - 0:17

Reina se figea quand elle sentit un contact froid sur sa gorge. Froid et mince. Une lame. La soldate lui mettait une lame sur la gorge. À elle, une princesse nascarienne!? Reina fixa les yeux de la jeune humaine, cette fios il n'était pas question de regard effrayé. Reina la regardait durement, fixement, comme un chat fixe sa proie et suit ses moindres mouvements. Si elle voulait se montrer digne d'être l'arrière petite-fille de la Déesse Warui, elle devait ravaler sa peur et prendre son courage à deux mains. L'homme qui lui avait fait peur était en train de se remettre du coup que la Farïd Bleue lui avait donné. Reina montra les dents à la jeune, feulant presque malgré son apparence humaine.

"Mignonne, siffla Reina en plissant les yeux, ils disent toujours ça!"

La Farïd Noire laissa son instinct magique prendre le dessus. Tout comme Warui, elle avait de la facilité avec les ombres et les ténèbres même si moins développée. Elle disparut dans son ombre, échappant à l'emprise de la gamine humaine. Reina sortit d'une ombre au plafond pour lui tomber dessus et la plaquer au sol en lui tenant les bras à son tour. Keiko avait été son instructrice, elle ne lui faillirait pas!

De son côté, Warui riait toujours, même quand le brun se dépêtra des débris et ria avec elle. Elle avait vu la garde menacer Reina. Elle aurait agir à la seconde même, trancher l'Humaine en deux avec un coup d'épée, l'attraper dans un bulle de ténèbres, la prendre prisonnière dans une dimention quelconque, etc. Mais Reina avait insité et Reina allait devoir se débrouiller. Et elle se débrouillait bien, prenant le dessus. Warui cessa de se concentrer sur la petite juste au bon moment pour voir la chaise qui volait dans sa direction, droit vers sa tête. Rapide, d'une vitesse inhumaine, avec des réflexes à faire pleurer des vétérans de guerre, Warui attrapa la chaise avec classe. Et le 'beau' brun venait droit vers elle, sa hache prête à gouter au sang divin. Black Blade était de très bonne humeur. Elle campa fermement ses pieds sur le sol et prit une posture de contre-attaque. Qu'il vienne, il rendait le jeu encore meilleur!

"Ça fait longtemps que j'ai pas été aussi bien reçue!"

Quand Dante fut assez proche pour la frapper, la pirate se pencha pour esquiver l'attaque et lui donner un coup dans les côtes avec son arme improvisée. Certes elle aimait bien se battre avec Kuroi. Mais se battre avec une chaise! C'était encore plus drôle!

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Dante Boïss le Ven 28 Sep - 23:28

Un coup est porté à mes côtes; il a chassé ce qu'il restait d'air dans mes poumons et dévié ma trajectoire; de dépit, je n'ai pu que la frapper à la jugulaire avec le manche de mon arme—juste avant de sentir l'angle du bar cogner dans un coin de mon dos. La douleur se répand depuis ce point en lignes électriques du bassin jusqu'à la nuque; elle me fait aussi reprendre un peu de la respiration que je viens de perdre, déglutir tout à la fois un peu du sang qui dégoûte encore de ma mâchoire malmenée. J'ai une quinte de toux. Une main à terre, j'envisage de l'attaquer aux jambes—un coup de hache auraient sûrement raison d'elles. J'étends déjà mon bras

—une pétarade interrompt mon geste. C'était une arme à feu. Tout le monde s'est tu et cherche du regard d'où le bruit est parti: “Desya” (je crois), mon collègue, a sorti son arme. Je constate ensuite que la jeune à qui j'avais donné quelques conseils ne les a pas suivi: ma mignonne est aux pattes de l'enfant animale. C'est sur elle que le canon est braqué. Je vois une douille au sol; la balle s'est fiché dans une poutre au plafond. C'est moins subtil que de taper sur un verre avec sa cuiller, mais il a réussi à concentrer toute notre attention sur lui.

    ‘Warui, mon doigt est sur la détente. Un seul geste brusque et la balle part sur elle.’
Il regarde ensuite dans les yeux la camarade de la déesse.

    ‘Mademoiselle, veuillez relâcher Catherine que vous immobilisez. Vous pouvez la garder en otage et sortir avec elle—Catherine, ce n'est pas contre toi—mais ne lui faites pas de mal, et je ne vous blesserai pas en retour. Soyez assurée que je regrette cette situation.’
Je serais bien resté fasciné par son petit manège, mais je ne suis pas assez abruti encore pour laisser s'échapper l'occasion que j'ai de faire tomber la pirate: j'étends ma jambe pour la frapper au tibia.
avatar
Dante Boïss
Bourreau

Messages : 44
Date d'inscription : 15/05/2012
Age : 23
Rang : Croqueur de brebis

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Sam 29 Sep - 15:29

Warui reçut le coup contondant à son cou et serra les dents sous le choc, mettant sa main libre sur sa peau par reflexe. Il jouait sale lui aussi. Elle l'aurait suivi volontiers pour lui tomber dessus avec son bout de bois mais un bruit d'explosion miniature retint toute son attention. C'était le vieux soldat. Il avait une arme à feu à la main. Pour Warui qui avait vécu à une 'époque' où les seules armes a distance efficaces étaient les arcs et de prototypes d'arbalète. Elle se rappelait quand Niiz s'était mise à l'étude des armes, ses canons de plus en plus petit et pouvant tirer de plus en plus de coup. Warui en avait déjà essayé une. Les soldats l'avaient mise à l'épreuve de tester les armes quand elles étaient encore lourdes. La Déesse n'avait pas été enchantée et était restée au classique du combat rapproché, que se soit avec des armes ou ses poings.

Elle savait qu'un coup bien visé pouvait tuer en moins d'une seconde, percer un crâne facilement. Et si le vieillard était aussi habile que son calme, Reina serait gravement blessée, pire, tuée. Et bien que Keiko savait guérir les blessures graves, elle ne pouvait pas ressuciter les morts. Les morts... elle avait eu assez de morts... bien qu'elle regarda le vieux avec toute la hargne dont elle était capable, elle ne bougea point. Et Reina regardait le pistolet. Elle savait ce que c'était. Et savait Fabulya assez maniaque pour que le joujou fonctionne parfaitement. Lâcher la petite? La fille assez pressée qu'elle avait osé s'en prendre à une amie de Black Blade sans penser que celle-ci aurait des moyens de défenses? Elle voyait sans grand-mère immobile. Pourquoi? Warui était capable de lui tomber dessus, lui enlever son arme, en un clin d'oeil! Elle pouvait user de sa magie et personne ne pourrait rien faire! Mais elle elle était visée. Et Warui avait déjà perdu trois personnes en conséquence de batailles avec des contrées ennemies. Et le vieux soldat semblait savoir à qui il avait affaire. Combien de Farÿd avait de tels yeux je vous demande?

Reina ne savait pas si elle relâchait la soldate ou si elle gardait sa position. Warui ne portait plus attention au reste de la taverne. Et Dante en avait profité. La pirate sentit un coup dans ses jambes, laissant échapper un léger cri de surprise quand elle perdit l'équilibre et tomba sur le dos, voyant Dante sens dessus-dessous. Elle grinça des dents, le regardant dans les yeux.

"S'pèce de p'tit nain enculé" cracha-t-elle distinctement.

Reina, de son côté, lâcha la 'mignonne' Catherine et recula de quelques pas. Aussitôt qu'elle fut près de la porte, on entendit une lame siffler près des oreilles du vieux soldat qui vint se ficher dans le mur. Le moment d'après, un jeune homme aux cheveux blonds entra dans la taverne, regarda la pièce et dit:

"C'est encore ouvert?"

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Dante Boïss le Mar 2 Oct - 21:09

Ce qui me fascine en particulier dans le petit tour de prestidigitation de mon collègue (avouez-le: me donner l'avantage en si peu de temps, c'est une petite merveille de passe-passe), c'est que tout ce qu'il dit… c'est du flan. Il ne peut et ne veut pas tirer (il l'a laissé entendre lui-même, mais c'est comme Chandi: on ne peut pas l'empêcher de suer l'honnêteté par toutes les pores): déjà il ne peut légalement rien faire; ensuite, la petite Catherine s'est mise dans une bien sale position et sert pratiquement de bouclier humain à la farïd noire; bien que je n'ai aucun doute quant aux capacités de tir de notre vaillant diplomate, la dernière chose qu'il voudrait, ce serait blesser sa petiote—ce qui est dommage, c'est que c'était aussi la première chose qui pouvait arriver. C'est là que ça devient intéressant, parce qu'il ne nous montre rien de tout ça. Au contraire: il est si sérieux qu'il nous ferait prendre des vessies pour des lanternes. Mieux: en ne dévoilant qu'un nom sur deux, ça a suffit à faire passer son sérieux pour de l'assurance.

En fait, il est foutrement paumé.
Surtout que Catherine, bien qu'elle a l'avantage de savoir se taire, laisse quand même déborder de grosses larmes d'angoisse. On l'entendrait presque déglutir. Je ne crois pas qu'il se soit dit autre chose; mon attention est concentrée sur tout autre chose, et cette chose me crache des mots bien fleuris alors qu'elle heurte le sol. L'insulte a fusé presque tout de suite; un môme dans le fond de la salle a étouffé un rire plus nerveux que véritablement amusé.

    Des mots si sales, ma belle—
Ma réponse, et avant même qu'elle n'ait pu reposer toute entière sur le tapis élimé du bar, s'est résumée à un pied envoyé dans l'estomac. Je le garde appuyé sur son ventre, pour la maintenir le dos sur le sol pendant que je joue du fil de ma hache sur sa gorge et tout autour de sa mâchoire.

    —on les dit au moins en face.
Je prends un meilleur appui sur elle; donne un peu d'élan à ma hache—c'est une déesse: pour la contrôler, tout pourra m'être excusé… le balancier n'a plus qu'à s'abattre.


Tenant la noiraude toujours en joue, Modest eu toutes les peines du monde de retenir son soulagement de la voir s'éloigner de la jeune recrue. Une fois libérée, Catherine ne se gêna pas, elle, de courir étreindre la personne la plus proche d'elle—en l'occurrence, le barman. Peut-être parce que cette scène l'avait distrait ou que Dante recommençait à montrer un certain goût pour le faste, il ne comprit pas directement ce qui suivit le calme recul de l'enfant-farïd: la clochette au dessus de la porte avait tinté; cependant qu'un homme était entré, un sifflement lui avait vrillé les typans; derrière-lui, enfin, les deux autres soldats avaient chargé leurs arbalètes.
avatar
Dante Boïss
Bourreau

Messages : 44
Date d'inscription : 15/05/2012
Age : 23
Rang : Croqueur de brebis

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Mer 3 Oct - 20:40

Warui se préparait à se relever au moment où Dante se fit plaisir de lui répliquer en se levant lui-même... pour lui donner un violet coup de pied, de botte!, au ventre, près des côtes, qui fit perdre le souffle à la Farïd Bleue qui se retint de crier de douleur, les joues gonflées sous le son réprimé. Elle eut une grande expiration, tentant de reprendre un rythme normal et voyant le hache de cristal très proche de son visage, elle resta immobile, suivant la lame des yeux. Cristal? QUI se promenait avec une arme en cristal?! Elle doutait de la masculinité du soldat qui la gardait son son contrôle en lui appuyant sur le ventre pour l'empêcher de bouger. Pendant le tranchant de l'arme glissait sur elle, Warui reprenait un souffle normal, elle eut même un soupir. Il appuya plus fort, ses bras se placèrent, elle serra les dents, l'arme s'approchant dangereusement de son cou en vitesse. Warui eut tout juste le temps de bouger sa tête vers le côté. Un filet gicla et éclaboussa le plancher, une énorme coupure lui transperçait le cou, elle ne bougeait plus pendant quelques secondes, voir une minute, laissant sans doute Dante se réjouir jusqu'à ce que le corps disparaisse dans son ombre, dans le plancher. Il ne restait plus que la grande tache de sang.
__________________
Reina recula jusqu'au torse musclé de Michë qui ne semblait pas inquiet le moins du monde que des arbalètes soient pointées vers lui. Il était présentement en forme humaine. Reina abandonna son déguisement pour retrouver son apparence habituelle, montrant légèrement les crocs. Michë leva les mains en l'air en s'adressant aux gardes.

"Woh... woh.... j'ai rien fait. J'ai juste poser une question. La personne qui a lancé le couteau..."

Sortant de son coin, agile comme un singe, Keiko entra dans la taverne en sautant sur les épaules d'un des jeunes gardes avec ses mains et fit une pirouette pour l'entrainer avec elle et l'envoyer roule plus loin pendant qu'elle reprennait l'équilibre, les cheveux encore bien coiffés.

"... était moi, charmants messieurs"

Ils n'étaient pas laids. Mais ils étaient antimagie. Et Keiko Miyena n'osait même imaginer être en couple avec l'un d'eux! Michë mit Reina derrière lui, marmonnant des mots inconpréhensibles. Une mine couche de lumière dorée l'entoura. Avec ça, il n'aurait pas peur de recevoir des coups. Qu'ils essaient de briser sa barrière!

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Dante Boïss le Ven 12 Oct - 21:05

Niiz
    ‘Hein que le port est pas loin, Tatie Zémi!’
    Oui, Nube.’ réponds-je en souriant à sa frimousse de nihæl. ‘Nous n'aurons plus qu'à tourner la rue pour apercevoir les premiers mâts.
    ‘Chic!’
    ‘Chic! Chic!’ reprend Flor qui trottine à quelques pas derrière nous.
Je n'ai pas pu résister à leurs petites mines pleines d'espoirs quand ils m'ont sauté au cou pour me demander s'ils pourraient voir aujourd'hui le bateau par lequel je suis venue leur rendre visite et s'il avait été mis hors-service au beau milieu de l'océan pour que j'ai tant tardé à les revoir. Si moins de jours m'avaient tenue éloignée d'eux, peut-être aurais-je trouvé la force de résister à leur insistance; pas aujourd'hui: tout l'équipage semble avoir ses priorités en dehors du Galion, et je ne me sens pas le cœur à refuser cette petite balade aux grands yeux brillants qu'ils ont eu quand ils me l'ont demandée.

Nous passons près d'un troquet d'où s'échappe une atmosphère fort agitée et qui ne manque pas de faire sourire le petit be'arla gris, et bien que je manque de mains pour leur censurer à tous les deux ce qu'ils pourraient y entendre, je ne m'inquiète pas outre mesure.
—du moins, était-ce le cas jusqu'à ce que jaillisse du bistro, en panique, une jeune femme au costume soldatesque…


À peine si elle esquisse un mouvement pour éviter la hache qui vient lui fendre le cou; l'estafilade souligne la courbe de sa gorge tendre et pince le fil blanc de l'arme entre deux lèvres sanglantes. Vivement, je les prive de cette prise; un flot de sang rougit les lattes de bois sec—elles s'en abreuvent à grandes goulées. Warui ne se fait pas honneur: elle se débat avec moins de saveur que le magique le plus misérable. Quelle déception. Je ne vois donc pas pourquoi je me priverais de lui percer sa caboche, fissa; si cela devait l'abrutir, on n'y verrait pas de différence (ni d'inconvénient).

Tu es contente, j'espère: tu viens sûrement de me retirer mon seul petit plaisir, aujourd'hui… j'en ai même perdu le sourire, mon tapin. Un bon coup d'estoc, et j'aurai au moins eu le petit bonheur simple d'écraser la vermine. Sauf que voilà: je ne sens pas l'os se fendre et puis céder, pas plus que je n'entend son craquement familier. C'est un bruit creux, plus bas, plus étouffé.

C'est le plancher.

Le quart d'un instant, j'ai cru que j'avais glissé; c'était bien possible: je ne la sentais plus sous mon pied. Mais à mieux y regarder, elle s'était envolée.

    Enfoirée crasse…
J'ai peut-être pensé un peu fort; qu'importe, quand je lève le nez j'ai l'impression que plusieurs chapitres se sont passés en mon absence et tout le monde semble bien trop occupé pour s'intéresser à ce petit écart de sentimentalisme verbal. En fait, on s'en fout comme de sa première cuite. Quand bien même je devais en découdre à l'instant avec l'une des criminelles les plus recherchées qui soient (magique de surcroît), tout le monde s'en était désintéressé—mais totalement. C'est l'effet que fait à tout un bar un petit vieux tellement concentré sur un hybride qu'il me laisserait me faire descendre (c'est tout à son honneur). Tout le monde se jauge, tout le monde se provoque, une saltimbanque s'invite, mais moi je n'ai même pas été convié. Les trois vermines n'en sont pas à leur dernière vacherie, et quand le blond exhibe un champ brillant tout autour de lui et de la mioche qui s'est collée contre les gros muscles de monsieur (mais en montrant les crocs, du genre “Non, non, j'ai pas peur! Je me barre, mais j'ai pas peur, c'est moi qui fait peur! Grrrr! Par contre, j'attaquerai pas, je suis bien en sécurité ici contre le torse nu de mon collègue, mais bien sûr ça n'a rien à voir, hi hi!”), je me suis attendu à ce que le Maréchal et son dernier homme apte au combat (son voisin aplati par le seul poids de l'acrobate qui a dû lui trouver une petite tête d'agrès—déformation professionnelle, excusez-la) se troublent un peu; mais quand le héros de l'histoire se montre si sûr de lui qu'on peut bien se demander ce qu'il nous ourdit, ce fourbe, le faire-valoir reste tout sourire à son côté, sans trop rien comprendre. Allons bon. Je me penche distraitement par-dessus le bar.

    Cathie, Cathie. (ses petits yeux pleins de grosses larmes me dévisagent) Un peu d'aide nous ferait plaisir, tu sais.
Elle a l'air de savoir—en tout cas, détachée du barman, elle observe les bons éléments dans la pièce.

    ‘À… à combien de temps?’
    Si tu sais courir, pas long.
Mais il faudrait encore occuper la brune (ne pas négliger le fait qu'elle pourrait être magique—voire, Keiko comme le suggéreraient les affiches derrière la soldate). Je doute qu'un trait d'arbalète suffise pour le blond; je ne m'y attarde pas. Et pendant que le gamin aux prises avec la brune; que l'autre arbalétrier l'a prise pour cible; que je lui envoie moi-même un couteau trouvé sur le comptoir; pendant ce temps, donc, la Catherine s'est élancée et profite de la mêlée pour aller chercher la sortie. Une seconde détonation, et le chahut entamé par les clients dérangés cesse à nouveau alors qu'elle y reste sourde. Elle n'a pas l'air de comprendre que c'est ce qui lui a permis de passer la porte. Tout ce qui reste du champ doré, ce sont ses fumées pâles qui se mélangent à celles du pistolet. En plus de quelques mots:

    ‘La prochaine fois, je viserai la tête. Rendez-vous, Michë Miyena.’
avatar
Dante Boïss
Bourreau

Messages : 44
Date d'inscription : 15/05/2012
Age : 23
Rang : Croqueur de brebis

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Sam 13 Oct - 20:45

Keiko adorait courir et sauter partout dans tous les sens. Profiter d'un gamin pour lui servir de tremplin était toujours amusant. L'Humaine s'écarta du jeûnot pour revenir à la charge et l'égratigner un peu, jouant avec lui, avant de le faire sortir du bar en lui faisant traverser la fenêtre. Elle était sur le point de le rejoindre quand elle entendit le coup. Tout le monde entendit le coup. Les trois Nascariens virent la soldate sortir, se doutant qu'elle allait chercher des renforts. Au même moment où l'explosion retentissait. Michë aurait bien voulu la suivre mais une douleur aïgue le prit soudainement au ventre. Une douleur brûlante qui traversait son abdomen.Il avait pourtant... Reina, derrière lui, recula d'un pas en voyant un trou dans le dos de Michë. Un trou qui saignait. La Farïd noire virevolta sur elle-même pour courir à la suite de la fille. Elle aperçut Niiz avec deux gamins du coin de l'oeil.

"Niiiiz! Attrapes-la!"

Si les soldats avaient des balles anti-magie, ils étaient mal barrés! Même la protection de Michë n'avait pas tenue!

Le dit Michë serrait les dents, fixant le vieux soldats dans les yeux. Il avait évité les organes vitaux mais l'Hybride le croyait quand il disait vouloir viser la tête en prochain. Il abandonna sa forme humaine, ils l'avaient découvert après tout, pour redevenir l'Hybride qu'il était, relevant les mains en l'air.

"C'était quoi l'indice? Les cheveux blonds et les yeux bleus?" dit-il avec une pointe d'aigreur dans sa voix.

Les Koorijins avaient pour standards de beauté, à l'époque de leur père, les Humains aux cheveux blonds et au yeux bleus à la peau pâle. Pour eux, c'était la perfection. Un Humain exhibant ces traits était toujours relié à Koori. Et les jumeaux n'avaient caché avoir pour père le Traceur Hideki Miyena dont ils étaient fiers. Michë ne cacha pas sa plaie. Keiko n'alla pas dehors. Mais des filets d'ombres commencèrent à s'étirer et à s'enrouler autour des jambes des soldats, Modest et Dante compris, pour les empêcher de bouger. De l'ombre sortit un forme indistincte, un ovale à la base plus large. Sur l'ovale deux fentes violettes s'ouvrirent. La chose sembla se propulser sur Modest pour le faire tomber sur le sol. La fumée se dissipa un peu, laissant voir une créature semi tangible à mi-chemin entre un renard et un Farïd aux membres longs et fins, qui prenait l'homme à la gorge en l'étranglant, le regardant de ses yeux violets luisants.

"Personne... ne tire... sur mon fils...." dit la Faucheuse des Cieux avec une voix sifflante.

Une protubérance noire se forma sur son épaule droite, celle-ci devenant une tête de renard ténébreuse aux allures squelettiques ayant un large sourire mince de maniaque joyeux qui ricanait.

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Dante Boïss le Jeu 25 Oct - 21:31

Pour être honnête, je suis surpris de voir que le coup a porté dans l'estomac du blondin; je m'attendais plutôt à ce que Desya nous privilégie l'épaule pour être sûr que la balle n'aille pas se perdre de ci, de là. Comme quoi, quand on s'appelle Miyena, on ne doit pas s'attendre à ce que qu'on vous serve de la dentelle. La brunette (par déduction: Keiko) n'a plus bougé après avoir envoyé un de mes jeunes collègues à travers la vitre. Pendant que le blond demande ce qui a bien pu nous mettre la puce à l'oreille (en dehors, sûrement, de leur petite réunion de famille, calfeutrés tous ensembles et bien au chaud sous les affiches à leur effigie), l'attention de tout le monde est bien loin de ce qui commence à se répandre par terre; à s'enrouler aux pieds de chaises puis à s'en détacher, comme si ça tâtonnait pour trouver des jambes auxquelles se frotter. Et s'accrocher.

    C'est quoi cette merde?
Je n'ai pas fini ma phrase que l'une de ces ombres grasses a jaillit du plancher, toutes griffes dehors pour se jeter sur le maréchal.


Je ne peux pas bouger. J'entends mon nom qui fuse, je vois le danger, mais je ne peux pas bouger: j'ai toujours mes bras tendus devant les deux petits pour les écarter du passage de l'humaine qui fuit si vite qu'elle peut, désarmée et me portant à peine attention. Mes yeux se posent ensuite sur Reina, puis le troquet. Derrière-moi, j'entends les petits qui babillent et s'exclament joyeusement devant les roulades successives d'un homme qui vient de traverser la fenêtre, faisant voler le verre en éclats. Qu'il se relève aussitôt ne m'impressionne qu'à demi; son arbalète chargée et toujours en mains semble prête à tirer dans la foule qu'on lui a—semble-t-il—forcé à quitter. Sans prendre cette fois-ci le temps de la réflexion, j’accoure en silence jusqu'à lui; et cependant que je le mets hors d'état de nuire d'un bel horion à l'arrière du crâne—


Une flèche est décochée à travers la salle; elle s'enfonce dans la couche épaisse et noire de brumes qui fait la figure de la bête qui étrangle mon collègue à même le sol. Je peux encore le voir qui se débat vainement malgré les langues sombres de fumée qui goûtent avidement aux rainures des planches; il lui a collé la bouche de son arme sous le menton. Le bruit qui s'en échappa quand il appuie sur la gâchette me laisse croire qu'elle s'est enrayée. Ma pensée se vérifie quand je le vois tenter de lui ficher un dernier coup de crosse avant de jeter le pistolet assez loin pour espérer le tenir hors de sa portée.

Moi pendant ce temps? Je n'ai pas eu à me poser deux fois la question: je suis allé finir ce que j'avais commencé. Arrivé dans son dos, j'allais pouvoir achever ce coup horizontal dont elle m'avait privé.


Alors que mon opposant s'affaisse, il me découvre une vue imprenable sur la salle. Et au centre de celle-ci, je la vois,
    WARUI!
Et la voir en pareille posture me glace l'air d'entre ces côtes que j'époumone. Je ne sais que trop bien que celui sur qui elle se penche a nulle prise sur cette forme. Michë et Keiko sont eux aussi présents: lui se tient un flanc empourpré de sang, elle se tient immobile. Mais si j'ai crié pour appeler le capitaine, ma voix ne tremble ni craint; ce que j'aboie, c'est presque une remontrance.
    WARUI! L'on risque la vie, ici! Ne finis pas comme à bord; qu'on se bouge! Je te bringuebale si Michë s'est vidé de son sang parce que tu t'attardes à leur enfoncer le larynx aux anciens!
Je n'aimerais pas que mon petit frère emporte ça pour dernière image; l'on doit à tout prix s'occuper de cette plaie. Je ne veux pas perdre mon petit frère… Je sens Reina et les petits derrière-moi; si l'équipage devait m'écouter, je ne saurais le suivre: je dois tenir mes nyhæl en lieu sûr.
avatar
Dante Boïss
Bourreau

Messages : 44
Date d'inscription : 15/05/2012
Age : 23
Rang : Croqueur de brebis

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Ven 26 Oct - 15:46

Warui resserrait son étreinte avec pour intention de tuer le soldat, l'entendre suffoquer à mort et profiter de chaque souffle. La deuxième tête se retourna quand un sifflement se fit entendre et se prit le projectile dans l'oeil. La chose émit un grondement bas plus ennuyé qu'irrité ou de douleur. La bonne tête ne bougea même pas, fixant sa proie dans les yeux. Elle voulait le punir pour avoir osé blesser son fils! L'extrémité du pistolet se retrouva sur sa gorge. Elle ne broncha point. L'arme ne tira aucune balle. Bloquée. Dommage... La Farïd ne se donna pas la peine d'éviter le coup de crosse. Modest lança le pistolet. Warui suivit le l'arme des yeux, sans bouger. La chose ne l'intéressait pas. Dante lui avait tranché la gorge et pourtant elle était en pleine forme. Le seconde tête siffla à la vue dudit Dante qui s'approchait, hache prête et en mouvement.

Le suite se passa vite mais pu être vue clairement: La deuxième tête se sépara du corps original juste assez pour avoir son propre torse serpentin. Une patte se forma, longue et aux doigts et griffes larges. La patte et la hache entrèrent en contact, la chose repoussant Dante en l'envoyant virevolter, plus loin cette fois parce que Warui était irrité par sa tentative, au travers du mur de la taverne, défonçant le mur, et ce presque sans efforts de sa part. Elle avait joué la première fois et elle se retenait encore sinon il aurait traversé plus d'un mur. Elle allait mordre Modest au coup quand un cri l’interrompit. Son nom plutôt. Hurlé. Warui se redressa pour voir d'où ça venait et elle vit Niiz avec Reina et deux boules de poils non identifiées. Warui répondit à sa nièce par un sifflement agacé. Elle lâcha le vieil homme et se redressa, le renard de fumée se rétractant, la pirate elle-même redevant tangible, reprenant sa forme normale. Elle fixa Modest quelques secondes avant de rejoindre Niiz sans se presser. Keiko se mit aux côtés de Michë qui suivait sa mère. Reine eut un soupir de soulagement.

Warui s'arrêta à côté de Niiz, silencieuse. Puis, d'un coup, de la fumée noire les entoura tous. Avant qu'ils ne soient recouverts, la Déesse tourna le visage pour voir Dante. Elle ne lâcha pas des yeux jusqu'à ce qu'ils furent recouverts et ils réapparurent sur le pont du bateau volant. Keiko s'attarda à la blessure de Michë tandis que celui-ci répétait que ne c'était pas si grave que ça.

"J'ai pas fait assez attention, c'est tout", se justifia-t-il.
"C'était une balle anti-magie, Mich! De nous, seule Maman peut y résister!", lui répliqua sa soeur.
"Vraiment?" demande Reina.
"Vaincre le Renard Noir àcoups de balles et chaines anti-magie? Autant restreindre un dragon avec un filet pour papillon", répondit Keiko avec un sourire en coin.

Reine se détourna des soins médicaux pour regarder ce qui accompagnait Niiz. Elle regarda sa cousine et les deux Be'arlan à tour de rôle. La princesse était d'une des générations vouant aversion aux habitants du désert et bien qu'il s'agissait d'enfants, elle ne pouvait oublier le fait que c'était des soldats Be'arlan qui avaient tué son grand-père et son arrière grand-père. Le jumeaux aussi regardèrent Flor et Nube en silence.

Entre-temps, Warui s'était éloignée pour aller à la sphère. Elle aurait bien demandé à Michë de diriger le bateau mais... Elle fit apparaître un grand fauteuil et s'y enfonça à son aise, replaçant ses cheveux et soupirant avant d'allumer la bille violette pour animer le galion noir.

"Comment j'ai pu oublier leurs foutues balles?" marmonna-t-elle en serrant les dents.

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Dante Boïss le Mer 31 Oct - 21:01

Le lambris n'a pas tellement apprécié mon atterrissage: je retire une écharde coincée dans le revers de mon col (assez amidonné par les bons soins de Lietta qu'il a mieux vécu cette journée que le mur derrière-moi). Je n'ai pas beaucoup apprécié non plus, me dis-je pendant que je fais craquer mes cervicales; aujourd'hui, j'aurai plus volé que n'importe quel oiseau migrateur. J'ai su que le sort en était jeté dès que son espèce de réplique m'a dévisagé du regard—peu après, et c'était moi qui me faisais jeter. Plus loin devant moi, Desya tousse à en cracher ses tripes. Je remarque que notre déesse a débarrassé les planches; je ne tiens pas encore droit sur mes jambes que je la vois qui me fixe encore, dehors. Moi. Pas Desya ou le barman (j'ai vérifié), mais moi. Ah, bon, et bien d'accord. Je dois prendre ça comme une menace? Las, je crache le sang qui revient saler ma bouche. Entre le lambris brisé, les quelques tables renversées et le planché aussi bien taché qu'écorché—mea culpa—je ne pense pas qu'un petit glaviot sanglant aille se faire remarquer tant que ça. Quand je relève la tête, l'équipage s'est envolé.

C'est avec un soulagement non-dissimulé que je la vois qui nous rejoint. Je rapproche les petits de nous, une petite tête blottie contre chacun de mes flancs; Nube ronchonne un peu d'être ainsi entravé, mais se laisse faire—sa sœur ne demande qu'à suivre le mouvement. Ils sont si calmes, dans mes bras, que j'en suis à me demander s'ils comprennent vraiment l'ampleur de ce qu'il se passe maintenant, s'ils savent qu'ils ne pourrons plus revenir ici.
Que ce matin était la dernière fois qu'ils diraient jamais plus “au revoir” à leurs amis.
À peine ai-je senti le sol se reformer sous mes pattes que les nyhæl s'arrachent de mes bras pour courir sur le pont. J'entends Flor s'exclamer chaque fois qu'elle se retourne pour regarder son frère. Ils jouent ainsi quelques secondes à peine avant qu'ils n'aillent se précipiter sur les bastingages, et tous deux pépient à qui mieux mieux, tous sourires, à se demander l'un l'autre s'ils voient tel ou tel bâtiment. À peine s'ils ont prêté attention à Reina qui les observe quand je m'en vais m'enquerrir de l'état de Michë…

    Keiko! Tu … tu crois pouvoir te débrouiller sur la plaie? Tu arriveras à la refermer sans danger, sans magie?
… sans même avoir rapproché les regards inquisiteurs de l'équipage avec la présence de deux petits be'arlan qui courent sur le pont et s'écrient joyeusement de voir la girouette d'une tour. Ils se mettent maintenant à rechercher un caillou ou n'importe quel objet de petit gabarit qu'ils pourraient trouver pour essayer de frapper la petite figure de fonte grise; Nube a commencé à s'approcher de notre gouvernail, frappé d'une soudaine curiosité—Flor, de son côté, a renoncé aux recherches et s'est légèrement penchée pour essayer de cracher sur sa cible. Il ne lui faudrait pas longtemps pour abandonner cette entreprise-ci aussi.
avatar
Dante Boïss
Bourreau

Messages : 44
Date d'inscription : 15/05/2012
Age : 23
Rang : Croqueur de brebis

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Jeu 1 Nov - 4:04

Les mains de Keiko commençaient déjà à s'illuminer d'une douce lueur bleutée au-dessus de la plaie. Michë grinça des dents, la chair ayant du mal à se réparer.

"J'ai pas le choix... désolée frérot mais tu vas garder une marque ou deux", s'excusa-t-elle à l'Hybride.
"J'vois pas de quoi tu t'plains, répondit Michë qui tentait de sourire mais se retrouvait à faire une grimace, les filles trouvent ça sexy des cicatrices sur les guerriers"

Keiko ne put s'empêcher de soupirer à la réplique, pourtant typique, de son jumeau. Reina regardait toujours les deux enfants s'exciter sur le pont. Ils semblaient assez jeunes à en juger par leur comportement présent. La Farïd ne pouvait le croire. Deux Be'arlan sur le pont du bateau de Warui Black Blade! Quelque chose n'était pas normal. Les enfants s'étant séparés, elle suivit Flor des yeux. Nuba était allé vers le gouvernail, ce qui l'emmenait dans le coin où Warui était assise.

Celle-ci enleva sa main de sur sa tête pour regarder le garçon pendant quelques secondes. Be'arle... Be'arle? Comment un be'arle s'était-il retrouvé sur SON bateau?! Mais... c'était l'aura de Niiz sur lui... La Déesse se leva de son siège et alla devant la porte de sa cabine, tournant la tête vers Niiz.

"Toi et les enfants, avec moi", lui dit-elle.

De cette façon, Reina ne partirait pas en panique et les jumeaux cesseraient de s'inquiéter. Warui entra et alla s'asseoir, faisant apparaître trois chaise en face de son bureau, même si c'était une table. Une fois les trois invités dans la pièce, elle sortit une petite bouteille blanche remplie d'un liquide transparent qu'elle versa dans un verre. Elle s'accouda sur la planche de bois, les oreilles baissées vers l'arrière.

"Je sais que mes yeux me jouent parfois mais ça c'est quand j'ai bu... et je n'ai pas encore assez bu. Première question: Qui sont-ils? Deuxième: Pourquoi sont-ils avec toi?"

Il n'y avait aucune aggressivité dans la voix de Warui. Ce qui n'est pourtant la chose à laquelle on pourrait s'attendre d'une personne ayant des proches aux mains de Be'arlan et qui leur vouait haine. Elle était un peu agacée, oui. Mais c'était surtout le fait de ne pas avoir pu s'amuser avec le vieux soldat qui avait un peu assombrit son humeur.

De plus, ils n'étaient que des enfants! Warui savait très bien qu'on ne pouvait tenir un gamin responsable des actes de ses pairs ou sa famille. Deux gamins... avec Nolshira...

"Ils ne pourront plus revenir à Fabulya, tu le comprends?"

Elle ne doutait pas une seconde ce dont le pays était capable, même envers des enfants innocents qui s'étaient trouvés au mauvais endroit au mauvais moment... Si la situation n'aurait pas été si grave, c'était grave pour les enfants!, Warui aurait éclaté de rire à la pensée que l'ennemie numéro 1 de Fabulya soit plus humaine que ces pays se proclamant supérieurs. Et pourtant, Nascarian, pays si stricte avec la race de sa population, semblait si vaillant et preux, près à défendre ses alliés. Warui prit une gorgée pour éclipser ses pensées. Pour le moment, les enfants...

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Niiz le Jeu 8 Nov - 23:03

Je grimace à entendre le diagnostique que nous dresse Keiko; au moins la balle a-t-elle traversé de par en par sans entamer les forces de mon frère. S'il était advenu qu'elle soit restée, je n'ose imaginer ce qui aurait pu arriver. Finalement prise d'un haut-le-cœur, je me détourne des soins et éloigne Flor du garde-fou avant qu'elle ne s'amuse à l'approcher plus dangereusement. Ce n'est qu'alors que je sens les yeux de Reina sur nous; ce n'est qu'alors que je commence à comprendre: les deux enfants qui sont à bord sont parfaitement inconnus de l'équipage—ce qui reste hermétique à toute ma compréhension, cependant, c'est cette hostilité qui pressurise le pont. Dans l'embarras, je cherche celui des deux nyhæl qui me manque. Et me fige de le voir près de Warui. Il est inutile de s'illusionner—elle a vu Nube, et l'a directement relié à moi si j'en crois le regard qu'elle a pour l'enfant et les mots qui sont pour moi.

Je ramène docilement Flor contre moi et l'emmène à la cabine où nous sommes conviés. Son jumeau, nous voyant obéir sans débat, ne met pas longtemps avant de trottiner sur nos talons. Quand elle se fait relativement sage, presque intimidée, lui laisse aller sa curiosité et ne se gène pas pour approcher les différents bibelots. Il témoigne même un étonnement enflammé dès qu'apparaissent les chaises devant le capitaine; chaises qui ont maintenant capté toute son attention. Il en est à ce point fasciné qu'il pense plus à les observer qu'à s'y asseoir, ce que sa sœur et moi-même avons fait. Ce qui ne l'empêche pas d'être le plus réactif de nous trois pour répondre.

    Je m'appelle Nube! Elle, c'est ma sœur, et elle s'appelle Flor.
La voix douce et calme de Flor s'élève; alors qu'elle est haut-perchée, la tonalité qu'elle adopte la métamorphose et évite de nous brusquer.

    ‘Zemi, elle voulait nous emmener à la boulangerie. On allait voir les bateaux, et on allait manger des pâtisseries devant. Moi j'avais déjà choisi: je voulais un pain au chocolat. Et puis on a entendu du bruit.’ ajoute-t-elle avec un semblant de grognement las, sous-entendant peut-être que ce projet ne serait pas pour aujourd'hui.
Connaissant les réactions de Warui, je me dis que le vrai sujet de son irritation n'est pas parmi nous: dès lors, je me sens plus gaillarde, bien assez pour faire face:

    Si je le sais? Pourquoi crois-tu qu'ils sont ici?—Si je l'avais ignoré, je ne les aurais pas emmené.
Je regarde un instant encore mes deux nyhæl dont les pattes se balancent sous leur chaise.

    Si tu veux savoir, ce sont là deux petits que j'attrape un peu trop souvent à jouer de vilains tours aux passants.
    Ça fait rire et ça fais des sous, aussi.’ se moque tout bas le cendreux avant que je n'aille lui ébouriffer ses cheveux. Il ronchonne son agacement sans trop insister, ce qui a le don de me faire ricaner.

_______________
Jouer les filles de l'air
—malgranda floko—
avatar
Niiz
Rose des Vents

Messages : 596
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 23
Rang : Boussole à pattes

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Ven 9 Nov - 17:32

Les trois autres membres de l'équipage restèrent sur le premier pont, s'occupant du blond qui tentait de faire baisser la tension. Reina jetait sans cesse de coups d'oeil vers la porte de la cabine de Warui, s'attendant à ce que les planches de bois explosent à tout moment. Keiko se concentrait sur le plaies pour les désinfecter et les nettoyer. Une chance que la balle avait traversé sinon elle aurait prendre les pinces et endormir le matelot pour lui enlever.

Dans la cabine, Warui laissait les enfants regarder partout. Nube était passionné par les bibelots trainant un peu partout sur les étagères, le sol et contre le murs. Les chaises emblaient également le passionner. La capitaine eut un sourire maternel quand Nube les présenta et que Flor leur raconta leurs plans pour la journée. Ils étaient tout simplement adorables! Leurs légers grognement la firent rire doucement.

Niiz se rendait donc compte pleinement de la situation. Okay, c'était déjà un bon départ. Quand à son lien avec les enfants, seulement deux gamins qu'elle attrapait trop souvent? La Farïd bleue repensait à toutes les fois où ils venaient à Fabulya et très souvent Niiz allait de son côté. Warui se disait que sa nièce avait des choses à voir et à faire, là elle pensait mieux comprendre.

"Deux petits 'volo bërso' auxquels on ajoute une ingiénieure nascarienne de grand talent nous donne une longue, très longue histoire dit Warui avec un sourire en coin. Cependant, prenons les mêmes enfants et ajoutons un renard noir dans le tas et l'histoire continue et se complique"

La princesse s'adossa sur son fauteuil, pensante, regardant les portraits.

"Je serai honnête, Nolshira(Warui appelant Niiz par son prénom complet lorsqu'elle était sérieuse et grave), je ne sais pas. Des citoyens neltains les ont vus avec toi. Et par association, s'ils sont avec toi, ils sont avec moi"

Son visage redevint très sérieux, son regard s'attardant sur une photo où étaient Zach, Alena, Reina dans les bras de sa mère et Warui aux côtés du père de la Farïd noire.

"J'ai confié Reina à Salim et Narë pour ne pas...m'imprimer sur elle. Même s'ils avaient déjà Amos, ils ont accepté avec joie de s'occuper d'elle. On ne peut pas les ramener, on ne peut pas les garder sur le bateau c'est trop dangereux pour leurs vies, ils sont trop jeunes. Mais je connais personne à Nascarian qui accepterait d'être le parent adoptif deux Be'arlan, aussi jeune soient-ils..." soupira la Déesse d'un ton de voix accablé.

S'ils n'étaient pas si jeunes... Elle pensait, elle cherchait, elle fouillait, mais rien.

"La nuit porte conseil qu'on dit... on saura peut-être demain matin... allons essayer de manger. Keiko devrait bientôt préparer le repas. Avec de la chance, je pourrai la convaincre de faire du pain au chocolat"

Cette dernière phrase adressée spécialement à Flor. Warui se leva et s'étira un peu, puis alla souffler à l'oreille de Niiz:

"Je me doutait pas que tu étais devenue Ma'Niiz"

La Déesse lui fit un calin puis leur fit signe de sortir. Sur le pont, Michë était adossé au grand mât, sifflotant, un pansemant autour de la taille.

"Yo! Keiko et Reina sont à la cuisine!"

Il emmena la troupe avec lui.

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Niiz le Dim 2 Déc - 21:26

La question certes très épineuse nous laisse coites: aucune solution, si elle existe, ne veut nous apparaître—et bien que je ne sais ce qu'entend Warui par ce que des be'arlan jamais ne partageraient l'égide d'un de nos farÿd, j'essaie d'explorer d'autres solutions ce pendant. Vient un moment où je ne peux plus retenir cette question qui me brûle les lèvres:

Je ne comprends pas… pourquoi personne n'en voudrait?’ lui murmuré-je sans que puissent m'entendre les petits qui sont tout à comploter sur je-ne-sais-quel sujet. Je me doute qu'il ne s'agit pas de quelque dont je puisse débattre devant eux sans les plonger dans l'embarras, mais me voici assez confuse pour oser quand même le demander. Nous sortons de la cabine; les petits discutent activement de ce qu'ils pourront bien manger, et pendant que leurs paris se perdent dans une dispute au propos duquel, du sucre et du miel, pourrait bien être le meilleur aliment, la dernière remarque de Warui—comment dire?—a vidé ma tête de toute pensée. Je ne regarde plus que mes deux petits qui s'éloignent, sans vraiment les voir d'abord. Puis malgré moi, j'essaie de regarder ce en quoi ils lui ressemblent. C'est surtout sur Nube que je m'arrête.

Ce n'est pas de l'inquiétude, que je ressens…

C'est de la terreur.

Mais elle est encore basse, sourde. Latente. Elle aurait pu n'être rien de plus qu'une pointe d'angoisse, mais toute une armée de questions s'est levée pour m'enjoindre de réfléchir à tout ce que j'avais espéré clore dans mes placards: ce sont ses enfants que je garde comme les miens. —Et si Nube venait à…?—Ciel, une mère peut-elle oser seulement y songer?—C'est faux. C'est faux, je ne suis pas

‘Ma'Niiz? Mais qu'est-ce que tu racontes, Madame? C'est Zémy, elle.’

Flor a dit ça tout naturellement, ses grands yeux d'enfant braqués sur nous.


_______________
Jouer les filles de l'air
—malgranda floko—
avatar
Niiz
Rose des Vents

Messages : 596
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 23
Rang : Boussole à pattes

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Lun 3 Déc - 19:02

Michë guidait tout le monde dans le bateau pour les amener à la salle à manger. À la parole de Warui, Niiz semblait troublée et la petit Flor se retourner vers elles pour ajouter son avis. Zémy. La capitaine retint un léger sanglot à la mention du surnom. Elle fit signe aux gamins de suivre son fils, ils pouvaient lui grimper dessus et le bombarder de question s'ils voulaient. Warui retint Niiz une fois de plus. Grave. Elle prit une inspiration.

"L'animosité entre nous et les Daribadois est toujours vive. À Nascarian, il n'y a que des Farÿd. Avec Koori, c'est le pays le plus raciste. C'est une haine ancrée dans nos ancêtres qu'on a gardé sans chercher à la guérir et des deux côtés... je ne sais même plus pourquoi ça a commencé, franchement. Je vais essayer de voir de mon côté. Peut-être arriverais-je à convaincre mon arsenal de domestiques de s'occuper d'eux, certains sont parents et ont leur familles au Manoir"

Warui redeonna un calin à Nolshira, cette fois avec tout l'amour qu'une personne pouvait en avoir envers une autre.

"Ptet un jour tu voudras me raconter toute l'histoire mais fais-le quand tu seras prête"

Elle se détacha de sa nièce et pousuivit son chemin.

"Aller. Manger va tous nous faire du bien"

Dans la cuisine illuminée de bleu, Keiko traçait pour faire bouger les ustensiles et préparer le tout pour maintenant 7 personnes. L'odeur de viande sur le feu et de légumes vapeur emplissait tout l'espace et Reina bavait sur la table. À la vue des enfants, elle regarda Michë qui lui semblait adorer les deux Be'arlan.

"À trois on crie: On a faim!" dit-il joyeusement.

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Niiz le Sam 8 Déc - 22:54

Ce n'est pas juste.’ puis-je seulement dire.

J'ignore son sanglot, les lèvres pincées et les sourcils froncés. Plus loin, on pourrait voir Flor qui prend au mot les si gentilles propositions qui lui ont été faites: la voilà donc qui bavarde, sautille autours de Michë et se pend à son bras. Je peux l'entendre d'ici:

‘Et t'es un farïd? Zémy, c'est un farïd. Mais c'est tous les garçons qui sont grands et qu'ont pas de poils? Parce que l'autre farïd bleue, elle est pas plus grande que toi. Pourquoi le bateau il vole? Ça va dans l'eau, un bateau. Ceux du port, en tout cas. Et on va où? Et on mange quoi, dis? Moi j'aime bien l'ananas, mais y en a pas beaucoup sur le marché. Y en a là où on va?’

Ce n'est pas juste.’ répété-je à Warui. Mes oreilles se sont retirées vers l'arrière, j'ai le museau bas et les yeux fixés sur le sol. Je soupire, quelque peu lointaine, puis ronchonne une forme d'acquiescement fataliste.

Certes. Quoi qu'il en soit… merci.

Je me laisse étreindre et laisse ma phrase en suspend, jusqu'à ce qu'elle se détache de moi. Ainsi, j'achève:

Je te serais très reconnaissante pour eux. Mais cette situation ne durera pas. Néanmoins…’ à nouveau je la regarde, sourie et achève: ‘… mon estomac essaie effectivement de me parler, et sa petite voix a le don de m'énerver. Je saurai gré à quelque plâtrée d'étouffer ses remontrances incessantes.

Il ne nous faut pas longtemps avant d'atteindre les cuisines où s'affaire Keiko. Bien qu'il se soit assis, Michë a toujours Flor après lui—et ce, même si elle l'a enfin lâché. J'arrive en pleine conversation, et ne comprend donc rien à ce que la petite lui raconte, mais quand tous s'exclament (et moi avec) d'un grand “On a faim!”, la petite a un temps de retard quand elle lance en canon un bref “Faim!”. À côté d'elle, Nube s'autorise un rire qui lui vaut un coup de coude dans les côtes—ce qui a tout juste le mérite de le tempérer, mais pas de le taire.


_______________
Jouer les filles de l'air
—malgranda floko—
avatar
Niiz
Rose des Vents

Messages : 596
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 23
Rang : Boussole à pattes

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Warui & cie le Lun 10 Déc - 21:44

"Non.... c'est pas juste..." aquiesça Warui.

Malgré toutes ses taches, toutes ses tares, toutes ces choses qui la définissait comme étant Warui, elle avait hérité d'Arielle cet amour des enfants, cette détermination à vouloir les sauver. Elle se savait capable des choses affreuses et ignobles mais elle n'avait jamais levé la main sur un enfant ou une mère. La situation au manoir ne durerait peut-être pas mais pour le moment c'était la meilleure option devant eux. Ses domestiques devraient faire avec. Si Seras jr, qui semblait avoir hérité de sa mère un don pour se faufiler (Oui Warui savait se faufiler) revenait au Manoir pour voir les gamins, nul doute que la princesse insisterait pour jouer avec eux et se ferait complice du secret.

(C'est bien la fille de sa mère)
(T'es encore en vie, toi?)

Seras eut un rire.

(J'ai tout entendu)
"(Je sais...)" dit Warui à voix basse et télépathiquement.

Niiz annonça sa faim, ce qui sembla réveiller Seras encore plus.

"Ça tombe bien, moi aussi! Ça fait six mois que je veux manger la cuisine de Keiko!"

L'assassine se dirigea vers la salle à manger avec enthousiasme, accompagnée de Niiz.


Tout le long du trajet, Michë avait été harcelé de questions par Flor qui semblait en avoir des tonnes en attente. L'Hybride répondait patiemment à chacune:

"Moi? Je suis à moitié Farïd. Ma maman est une Farïd et mon père c'est un humain. C'est pour ça que j'ai moins de poils. Niiz m'appelle un farïdanthrope mais je suis juste une sorte d'hybride. je suis grands parce que mes parents étaient grands eux aussi, (Warui eut un léger tic à cette mention à laquelle Seras riait intérieurement, la Déesse mesurant normalement près de 2 mètres) et le bateau vole parce qu'on le fait bouger avec de la magie. Y'a des bouts de métal à la pointes de mats qui bougent très vite et ça le soulèvent. Y'en a en arrière pour le pousser et il va aussi sur l'eau, il fait deux choses à la fois. On va manger du bœuf rôti avec des légumes au four et en ce moment on se dirige vers Nascarian, vers la maison du capitaine, (Michë pointa sa mère) c'est une grande maison avec plein de chambre et un gros jardin, un peu à coté de la Métropole et si tu veux des ananas, je peux aller en chercher au marché pour toi"

Dans la salle à manger, après à crié 'On a faim!' Keiko arriva avec les plats, lévités par magie. Tout le monde commença à manger avec appétit sauf Seras, retenue par Warui qui n'avait aucunement faim en ayant sous les yeux les bandages de son fils, se disant que c'était sa faute s'il était blessé. Keiko remarqua le stoïcisme de sa mère.

"Tu manges pas?"

Seras regarda l'Humaine.

"Elle n'a pas vraiment faim en ce moment"
"Et j'ai pris la peine de cuire la viande comme elle l'aime"¸ rechigna Keiko avec un air moqueur.
(*Seras* Pense que je vais en veille pour un moment...)

La Farïd bleue sentit la présence de la Déesse se desserrer sur ses membres jusqu'à ce qu'elle soit libre de ses mouvements. Profitant du répit, elle se mit à engloutir son assiette comme une ogresse.

"Une fois revenue au pays je prend un grand bain d'eau chaudes aux sources!" déclara Reina.

_______________
Une femme peut être plus dangereuse qu'un homme mais une mère peut être plus dangereuse qu'un démon
(Ava par Xena =3)
avatar
Warui & cie
Déesse du Combat/Renard Noir

Messages : 534
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 27
Rang : Mascotte OFFICIELLE de Févlia

RPG
Relations:

Voir le profil de l'utilisateur http://www.arieda.deviantart.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Fox and the Hound

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum